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comeback (pavel)

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Mar 9 Mai - 8:03
le soleil brille aujourd’hui. traînée de lumière et météo qui n’en fait qu’à sa tête, c’est à se demander quand est-ce qu’elle aura décidé de se stabiliser pour enfin annoncer un véritable été. en tout cas, aujourd’hui il fait plus que beau et ce n’est pas pour te déplaire bien au contraire. lunettes de soleil sur le nez, tu dévales les rues de brooklyn. t’as envie de faire de shopping aujourd’hui mais tu t’es vite rappelée que pour dépenser de l’argent il fait déjà en avoir. tu en as, mais certainement pas pour le claquer dans des fringues. respiration posée, tu déambules sans faire attention aux personnes que tu croises, pour une fois. tu souris, t’arrives pas à ne pas sourire. t’es heureuse mais tu ne sais même pas pourquoi. ça te change, toi qui commençait à tomber du côté obscur de la force. au final, c’est avec un sourire sur les lèvres que tu décides d’entrer dans la boutique d’un ancien patron. un coin sandwicherie, un coin barbier, quelque chose d’atypique où tu t’es épanouie. un de tes premiers jobs, un que tu as laissé rapidement aussi puisque tu commençais en tant que commis de cuisine quelques mois plus tard. tu entres en gardant la même tête même si tu sais d’avance que pavel – le fameux patron – ne te sortira pas un mot. il l’a toujours eu de travers que tu oses partir, il n’a jamais apprécié. dès lors que tu entres sur son territoire, tu peux être sûre qu’il restera cloîtré dans son bureau. tu y vas quand même, au moins pour saluer tes anciens collègues. seulement cette fois quand tu entres, tu remarques bien vite qu’il y a un soucis. il y a énormément de monde qui patiente devant la vitrine et apparemment une seule personne derrière. la galère se lit sur son visage quand tu lui offres un simple signe de la main. tu fais une petite moue. si ça ne tenait qu’à toi, tu irais l’aider, mais tu sais que le big boss ne serait pas content. alors tu laisses un peu faire quoi tu vois l’employé viré vers le bureau pour certainement aller chercher de l’aide. au passage tu l’intercepte en lui soufflant que tu peux aider, qu’il peut proposer ton aide. tu tentes, le tout pour le tout. oui tu es partie, mais pas parce que tu en avais marre d’ici, plutôt parce qu’on t’offrait de plus belles possibilités. commis de cuisine avec l’espoir d’en apprendre plus, avec l’espoir de grimper l’échelle sociale. tu gardes cet espoir en tête ; l’idée de réussir, tu sais que ton grand frère serait fier de toi, et tu aimerais le rendre fier.
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Mar 9 Mai - 18:41

SIN CONTRATO

« Chico a quoi ? » - répète-t-il, des fois qu’il ait mal entendu le charabia hésitant craché par son employé mais, ses tympans sont en très bon état, hélas, il aurait largement préféré que ses organes montrent quelques preuves de senescence, lui donnant l’occasion de feinter. Il ferme les paupières, observe deux cycles respiratoires avant de les ouvrir à nouveau pour les poser sur l’espèce de balais à brosse qui le fixe des iris, l’air d’attendre que le messie lève le cul de sa chaise pour sauver du croyant en perdition. « Et sa femme n’peut pas ravaler le bébé par la chatte juste le temps que la salle désemplisse ?  Histoire que Chico rapplique en quatrième, j’ai un business à faire tenir moi» - lance Pavel, lèvres vrillées d’une moue perplexe, il se pose sérieusement la question suivante : vais-je survivre à cette journée qui prend des allures de fiasco latino ? Où que puisse se trouver cet enfileur d’enchiladas professionnel, il a grand intérêt à ce que le nino tout juste né n’ait pas l’intention de revoir son père avant d’avoir atteint l’âge de dix ans. Pavel a bien l’intention de le séquestrer et de le faire bosser H-24 jusqu’à ce qu’il regrette de lui avoir fait faux-bond en ce jour de rush. « Sinon, tu n’as pas une autre mauvaise nouvelle à balancer, vu que ça a l’air d’être le moment » - vu, surtout, qu’il est d’humeur à encaisser les beignes décrochées par la providence ; ces derniers jours, il est bien loin de remercier le soleil de se lever chaque jour , les oiseaux de chanter ou l’argent de choisir son compte en banque pour se taper une sieste. Paupières plissées, le regard se fait kalachnikov chargée prête à caillasser le barbier qui anticipe déjà le prochain geste de son patron. Pas difficile, Pavel tient  une réplique de la statue de la liberté servant vraisemblablement de presse-papier d’une main tandis que dans l’autre, le stylo agrippé fermement peu à tout moment se transformer en fléchette. Quoiqu’il dise, l’un de ces deux objets peut finir planté sur un point de son anatomie. Le brave prend une profonde inspiration. « C’est vraiment jour d’affluence, Pavel. Chaud, derrière le comptoir, c’est la crise. On aurait bien besoin d’une paire de mains supplémentaire » - l’alaskien baisse aussitôt le regard sur ses mains, elles sont occupées – désolé, s’apprête-t-il à répondre. Mais, l’autre semble avoir du débit à ajouter. « Sara est en salle, elle pourrait nous donner un coup de... » - tout ce qu'elle peut donner, c'est un coup de poignard dans le dos. Trop tard, Pavel est déjà à mi chemin, il délaisse avec plaisir son antre pour se rendre sur les lieux du carnage, préférant charbonner plutôt qu’accéder aux désirs de se racheter de l’ingratitude incarnée. Plutôt finir déchiré par des crampes qu’accepter l’aide de cette traitresse. Où en seraient César et Jésus si Brutus et Judas avait été répudiés dès le début ? Il se précipite, Pavel, passe devant la jeune femme en ne lui offrant rien de mieux qu’un grognement. Un grognement venant du plus profond de son anatomie. Seulement, au bout de quinze minutes, malgré toute la bonne volonté à contrer le calumet de la paix, Harjo doit bien reconnaître que le travail à accomplir est colossal.

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Mer 10 Mai - 9:43
c’est le bordel, c’est le cas de le dire. tu vois bien qu’il y a du monde dans tous les sens. tu les entends même. ils râlent, ils s’impatientent. service bien trop long. t’aimerais aider, t’es là, autant que tu serves à quelque chose. pourtant, tu sens bien que ça ne se fera pas. tu tentes, tu proposes et tu attends. tu vois finalement pavel sortir de sa grotte, faucon qui a décidé de mettre la main à la patte. t’es surprise de le voir passer derrière le comptoir. t’as eu le droit à un petit grognement et tu trouves ça déjà pas mal du tout. ça aurait pu être pire, que tu te dis, intérieurement. tu t’installes sur une des chaises et tu observes le spectacle. le raz-de-marée qui ne s’estompe pas, bien au contraire. l’influence qui est toujours présente. ils s’en sortent pas, il s’en sort pas, et tu sais qu’il ne viendra pas te demander ton aide. il ne te déteste pas, mais tu n’en restes pas moins une paria. enfin.. t’espères qu’il ne te déteste pas. t’as jugé opportun de quitter les lieux en obtenant un poste, un autre poste dans un restaurant plus classique. tu sais qu’il t’en veut, pourtant toi, tu n’as rien contre lui. il t’a appris bien des choses mais surtout il t’a accepté alors que tu n’avais aucune expérience. tu restes sur le cul, tu ne dis rien, tu observes avec un petit sourire au coin des lèvres. ton côté peste évidemment. tu vois qu’ils sont sous l’eau mais il ne viendra pas. cette fierté à deux balles. tu finis quand même par t’approcher au bout d’un certain temps, tu passes sur le côté, tu fais mine d’observer la vitrine à moitié vide. tu fixes pavel, simplement, tu le fixes attendant qu’il te dise quelque chose, mais c’est le néant. le vide intergalactique. il ne te dit rien, il te regarde à peine. t’aimerais en rire même si quelque part ça te fait plus ma qu’autre chose. t’aimes pas abandonner les gens, t’as pas envie de faire comme ta mère, t’as pas envie d’avoir les mêmes gènes, pourtant, t’as l’impression de l’avoir fait quand tu le vois te regarder de la sorte. pavel tu.. tu veux pas un coup de main ? tu demandes, tu minaudes. tu lui donnerais volontiers, juste un coup de mai, gratuit, de la masse salariale qui ne lui apportera aucune charge. pourtant, il n’est pas prêt à accepter. peut-être que lorsque tous les clients auront décidé de déserter à cause de la lenteur, il se rendra compte qu’il a eu tort.

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Jeu 11 Mai - 13:43

SIN CONTRATO

Harjo doit bien reconnaître que le travail à accomplir est colossal.
Où est donc ce maudit calumet qu’il en tire quelques tafs ? Il cherche du regard, dodelinant de la tête comme celui qui soumis à l’angelot et au diablotin, ne sait plus à qui donner son attention. Balais à brosse manie avec brio la tondeuse dans un coin, puis, dans l’autre, il y a Ingratitude qui le fixe , expectative, moue vrillant ses lèvres pleines pour lui vendre sa conviction épurée de toute mauvaise intention. Le comble, ce serait qu’elle transforme la risette sur son visage en rictus d’amertume dont Pavel estime avoir le monopole. Cela fait des années qu’il n’a pas caressé du plateau sale et des remarques impertinentes du client-roi. Ses plats sont aussi goûteux qu’à la portée de n’importe quelle classe, riche, moyenne, pauvrette. Ses coupes, en revanche, une autre paire de manches. « Est-ce que vous voyez écrit quelque part « Servi en moins de cinq minutes » ? » aboie-t-il, l’oeil exvulsé, à deux phalanges de se lancer dans une diatribe sèche, le client observe quelques secondes, lève les bourgeons , tourne la tête çà , là, puis là avant de se rendre compte que, si ces quelques paroles signent le début d’un argumentaire, le péquenaud qui lui fait face risque d’en être le grand vainqueur. « Alors, prenez vot’ mal en patience, cordialement » - précise Pavel, cordialement vient appuyer l’insulte  qui devrait normalement suivre : gros tas de cholestérol.  Il inspire, s’il n’a fait aucune étude, ayant à peine décroché son diplôme de secondaire, il sait quels peuvent être les problèmes rencontrés en cas d’exode de clientèle : perte d’influx de capitaux, perte  du statut social, perte de motivation, retour aux conversations intempestives avec son conseiller financier (qui ne manquera pas de lui donner des nouvelles concernant son dernier infarctus du myocarde en date, détails gore d’une intervention de pose de Stent en prime). La perspective effraye Harjo qui s’empresse de verrouiller son regard à celui de Meza qui prend le contact oculaire comme une invitation à proposer à nouveau son aide. Cette fois ci, il adopte l’adage qui stipule qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, refusant de confirmer ce que le monde sait déjà : Pavel Harjo = imbécile. « Un coup de main ou un coup de poing dans la fiole comme celui que t’as kiffé me mettre en décidant de partir à l’anglaise la dernière fois ? » - s’il faut qu’il lèche du cul pendant les deux prochaines heures, il le fera, dans les plus belles largueurs, démontrant une certaine expertise. Putain, il se passe une main sur le visage, aucune chance que sa tronche ait l’air plus amène.  Comme il n’est pas connu comme l’être humain le plus cohérent, il retire le tablier enfilé à la va vite pour le lui balancer sans délicatesse. « Mets-toi au boulot, je ne croirais ta démarche sincère que si tu finis sur les rotules , les mains en sang » - il va se poster derrière le comptoir, juste pour observer cendrillon se racheter.

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Ven 12 Mai - 8:24
tu te dis, naïvement, qu’il finira par accepter, par t’accepter de nouveau. après tout, tu n’as pas fait quelque chose de si horrible.. si ? tu te dis qu’il finira par accepter ton aide, il n’a pas vraiment le choix. non, il n’a pas le choix, il est dans la merde, il y a du monde mais surtout du monde qui se plaint du service. le ton commence à monter et tu connais suffisamment le pavel pour savoir que la diplomatie n’est pas son truc. Un coup de main ou un coup de poing dans la fiole comme celui que t’as kiffé me mettre en décidant de partir à l’anglaise la dernière fois ? qu’il te lance, énervé et rancunier au possible. tu lèves les yeux au ciel, simplement, tu ne peux faire autrement. petite gamine qui ne comprend pas ou qui n’a pas envie de comprendre. sûrement un peu des deux. t’es juste partie pour ton avenir, pour un truc meilleur. t’es partie pour arrêter de préparer des sandwichs et commencer à couper des pommes de terre mais avec la possibilité de grimper. c’est tout ce que tu voulais, grandir, rendre ton frère fier de toi. sauf que ton ancien patron, le fameux pavel n’a pas vu la même chose que toi. tu serres les deux, pour ne pas répondre. t’es une grande gueule souvent, mais tu sais que là, vaut mieux pas tenter. Mets-toi au boulot, je ne croirais ta démarche sincère que si tu finis sur les rotules, les mains en sang qu’il te lance alors qu’un tablier atterrit dans ta face. tu te débats à moitié avec, tu grognes un peu mais tu finis par l’enfiler. ok, tu vas voir. tu balances quand vous échangez vos places. tu sais que t’as gagné en efficacité là-bas, tu sais que tu vas pouvoir gérer. t’as confiance. alors tu te mets au boulot. sourire éclatant que tu affiches pour calmer les ardeurs des clients mécontents et tu t’actives. ça part rapidement, tu prépares encore et encore. sans t’arrêter, jamais. le monde commence à se disperser au bout d’une bonne demi-heure où la fatigue débarque. pour un jour de repos, au final, t’es pas tant au repos que ça. mais t’es contente, t’es fière, il t’a pas envoyé balader comme d’habitude cet imbécile. tu continues ton boulot, tu sers les derniers clients. t’as pas les mots en sang, t’es pas sur les rotules mais t’as géré. tu sais qu’il dira le contraire. imbus de sa personne, fier mais surtout agaçant, il ne te laissera rien passer. tu discutes un peu avec ton ancien collègue, ravi que tu aies remis le tablier, même si ce ne fut que pour quelques heures.
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Sam 13 Mai - 20:15

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Le défi est séduisant, il active les fibres d’orgueil et de fierté qui s’affichent aussitôt dans la férocité du regard, l’assurance des actes. Des gestes automatiques, appris par l’expérience ; tout ce que ses mois passés en sa compagnie ont eu de plus beau à offrir à celle qui, désormais, met ses compétences au service d’un chef. Ce n’est pas tant qu’elle soit partie, qui lui a brisé le cœur – et si cette image le scandalise au point de lui donner envie de gerber ses tripes, il doit lui reconnaître l’impact sur les sens qu’elle évoque lorsqu’il l’utilise. Briser le cœur de quelqu’un n’implique pas forcément les délires d’amour mais davantage l’implication de cette confiance que certains dénigrent au point de pisser dessus, allégrement. Sara Meza, il l’avait délicatement déposé sur un piédestal, de tous ses employés, elle était celle qui avait le droit de tout faire mais, paradoxalement, la seule qui n’avait au fond, pas le droit à l’erreur. La traitrise résulte forcément de son degré d’implication et la déception qui en découle, elle, de tous les espoirs qu’il avait pu mettre dans cette petite gamine qui présentait tant de qualités, tant de potentiel. Si certains clients fréquentent l’AFP, c’est pour les recettes desquelles son imagination féconde n’est pas vraiment étrangère. Il se demande si son nouveau patron mesure la chance qu’il a de l’avoir sous le coude ou si elle épluche toujours les patates – ouais, il refuse que l’on parle d’elle mais il ne s’empêche jamais de se tenir au courant de ce qui lui arrive. Il faut bien qu’il entretienne la rancune. « T’es encore plus rapide qu’au moment de ton départ » - évidemment. S’il ne tenait qu’à son trait vindicatif, il répéterait « depuis ton départ » comme une ponctuation sine qua none. Mais, il sait que Sara a bien compris qu’il l’a mauvaise. D’ailleurs, elle pourrait toujours essayer de lui présenter des excuses convenables. Jusqu’à présent, elle n’a pas été bien inventive, il lui trouve une détermination à retrouver ses petits papiers plutôt faiblarde. N’a-t-il pas été là quand personne ne voulait engager l’inexpérimentée qu’elle était ? « Toi, tu vas bosser » - siffle-t-il, à l’attention du grand bavard tandis qu’il s’accoude au comptoir, propriétaire terrien qui règne sur les parcelles qu’il réclame comme siennes. Il est à deux doigts d’être déclaré esclavagiste par ses employés qui lui dessinent toujours des cornes et une queue fourchée. « T’es à deux tentatives de réussir à obtenir un semblant de pardon de ma part » - déclare-t-il, se redressant avec superbe, plastronnant, sa dégaine de lascar de seconde zone ne lui enlève pas le charme prolétaire mis en valeur par les marcels ridicules qu’il ne quitte jamais. « Chez moi, à Valdez quand on se retrouve dans le genre de position dans laquelle t’es, on organise une partie de pêche à l’espadon » - suivie d’une éviscération de poiscaille dans les règles, hémoglobine puant l’embrun, dans une ambiance solennelle surfaite imbibée de gnole faite maison. « Alors, à moins que tu aies l’intention de m’offrir une belle pièce de poisson ou de me la cuisiner, ce soir-même, j’ai pas le temps de supporter tes yeux de merlan frit ». Il vient de lui adresser la parole, usitant de plusieurs mots, en faisant des phrases : autre chose ?

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Mar 16 Mai - 8:00
T’es encore plus rapide qu’au moment de ton départ un reproche camouflé en compliment, mais tu ne le relèves pas, si ce n’est d’un sourire éclatant. tu tentes de ne pas lever les yeux au ciel et de continuer ton chemin. les choses qui s’accélèrent, inévitablement alors que tu cherches encore le moyen de te faire pardonner de ton départ précipité. pavel est une forte tête, du genre têtu qui peut faire peur. il a ses convictions, et le soucis, c’est que tu as également les tiennes. seulement t’as conscience que sans lui, personne ne t’aurais jamais pris. non, personne. tu serais certainement encore en train de chercher du boulot s’il te t’avait pas donné ta chance. alors oui, tu lui dois beaucoup, suffisamment pour revenir ici et plaider ta cause à maintes reprises, suffisamment pour relever les manches et le sortir de galère. chiffon entre les mains, tu souris, doucement, tu salues les derniers clients qui s’en vont. rythme moins abrupt, bien plus calme. T’es à deux tentatives de réussir à obtenir un semblant de pardon de ma part il finit par lancer. il est juste là, à tes côtés, légèrement accoudé. je reviendrai alors. tu lances doucement. tu ne veux pas le brusquer, ni rien de tout ça. tu veux juste te racheter pour qu’il cesse de te regarder de cette manière. Chez moi, à Valdez quand on se retrouve dans le genre de position dans laquelle t’es, on organise une partie de pêche à l’espadon. Alors, à moins que tu aies l’intention de m’offrir une belle pièce de poisson ou de me la cuisiner, ce soir-même, j’ai pas le temps de supporter tes yeux de merlan frit il balance, te coupant l’herbe sous les pieds. tu pinces un peu tes lèvres, t’imagines que c’est ta chance de te racheter non ? tu poses ainsi le bout de chiffon. très bien. ce soir, chez toi, t’auras du poisson. tu finis par souffler. chez toi, surtout pas, t’as pas envie que ton frère tombe sur pavel et qu’il pense des choses complètement fausses. les deux hommes pourraient s’entendre comme se détester, t’en doutes pas. deal ? tu rajoutes, léger haussement de sourcils et ta gueule d’ange que tu lui offres pour le convaincre.
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Mer 2 Aoû - 18:11

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Des regards qui s’accrochent en se lançant dix milles questions desquelles ils se fichent de connaître les réponses. Suspicieux, ses yeux deviennent deux fentes. « Tu me cuisinerais de l’espadon ? » - cette réponse aussi, il s’en fout, il la connaît. Comme il connaît la jeune femme qui déploie tant d’assurance. Il se pince les lèvres et se balance quelques secondes, il se montre peu enclin à l’éventualité qui se présente, juste de quoi instaurer un suspens surfait. Le fait est qu’il soit déjà conquis ; naïvement, il s’imagine chéri. Chez lui, à Valdez, quand quelqu’un vous prépare une bonne pièce d’espadon, c’est pas vraiment anodin. Il n'y a que sa mère pour lui en faire, lorsqu'il se décide à prendre l'avion. Il n'y a que les femmes. Les régulières. Celles qui éprouvent un minimum syndical de sentiment. Comprenez bien que la boulangère n'irait pas lui préparer de l'espadon. Alors, pour la première fois depuis des semaines, il sent la craquelure prendre de la largueur et , doucement, sa fermeté mettre les voiles. Il déteste être aussi soft, malheureusement, de toutes les tares, c’est bien celle qui s’exprime avec constance. Pourtant, il s'évertue à ne pas laisser paraitre. « Très bien. Deal »  - il décide de quitter sa position pour rejoindre les barbiers qui tentent de réussir l'exploit de tailler et écouter la joute : « N'en profite pas pour y foutre du cyanure » - si elle lui fait sa fameuse sauce au safran , il risque de finir à genou, lui chantant la sérénade. Ce qui ne serait pas bon pour son entreprise, surtout s'il tient tant que ça à punir son ambition, son avidité. Putain, n'empêche, elle a quand même droit d'rêver, songe-t-il, droit de réussir, de s'élever, de montrer à tous ceux qui ne la pensent pas capable, qu'elle est surprenante. «Tu sais déjà où est le double des clés ? » - sous le paillasson, pas vraiment excellente comme planque mais, qui irait mettre à sac un appartement habité par un malfrat quasiment repenti ?«Maintenant dégage, les excuses  ne se cuisinent pas si facilement» (...) Il est passé à la supérette acheter du vin, comme il ne s'y connait pas en rouge, il s'est contenté d'investir dans le plus cher (et surtout, celui dont le nom sonnait le mieux). Pavel s'engage dans le couloir, aucun doute, elle est là; il n'a reçu aucun sms pour décommander. Il doit avouer que son ventre hurle, il a les crocs. « Bon signe, ça sent l'espadon »  

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Dernière édition par Pavel Harjo le Dim 6 Aoû - 16:34, édité 1 fois
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Dim 6 Aoû - 10:51
Tu me cuisinerais de l’espadon ? tu hoches la tête, de haut en bas, un peu trop rapidement peut-être parce qu'il semble encore douter. oui, tu vas le faire, rien que pour récupérer un peu d'estime qu'il avait pour toi il fut un temps. t'as conscience que sans lui, tu n'en serais pas là. il t'a aidé, il a été un véritable tremplin et ça tu ne l'oublieras jamais. Très bien. Deal. N'en profite pas pour y foutre du cyanure tu éclates de rire. c'est une idée, que tu n'exploiteras pas concernant pavel, en tout cas, mais tu reviens, sait-on jamais, si un jour t'as besoin de ce genre de pratique ! Tu sais déjà où est le double des clés ? encore un hochement de tête. yep, je sais ! tu le préviens, et sans plus tarder, il te congédie. Maintenant dégage, les excuses ne se cuisinent pas si facilement tu pouffes un peu de rire, mais tu l'écoutes et tu disparais. (...) tout est presque prêt, t'as eu le temps de faire les courses et de commencer à cuisiner dans la petite cuisine de pavel. enfin petite, elle est toujours plus grande que celle que vous partagez avec ton frère. tu fais les choses bien, tu sais que tu vas être jugée là dessus et t'as pas envie de mal faire. tu tiens réellement à ce qu'il te respecte de nouveau. Bon signe, ça sent l'espadon t'entends juste après que la porte ait claqué. tes cheveux attachés, tu détournes ton regard qui tombe direct vers pavel qui regarde. tu lèves tes mains déjà pour l'empêcher de voir. nooon, regarde pas, tu verras qu'une fois servi. tu t'avances vers lui, les mains en avant pour le pousser vers la sortie. aller, oust, sors de là. tu le vires de la cuisine avant de terminer les derniers préparatifs. c'est un bon quart d'heure plus tard que tu reviens avec deux assiettes que tu déposes sur la table. voilà c'est bon, tu veux venir me pardonner maintenant. tu dis, avec un grand sourire, parce que t'es déjà fière de toi, tu sais que tu la réussis. t'es montée sara, ça t'a servi de changer d'air, t'as appris, t'as pris en expérience et technique.

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