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espoir adapté.

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i'm the queen, can't taste it
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Mar 7 Mar - 18:31
t'as rien fait hier soir. t'as décidé de rester tranquillement chez toi, pour une fois. pas de grosse déprime. pas de destruction. t'as besoin de reprendre les choses en main. t'as pris tous les dossiers de tes clients les uns après les autres pour rattraper ces semaines de dérive. des heures dans les papiers à te rendre compte que tu as fait n'importe quoi. matinée passée au téléphone. t'avais besoin de faire le point et présenter tes excuses pour ton absence de ces derniers temps. une promesse de te ressaisir pour garder ton emploi. t'es toujours des leurs du coup. t'aurais jamais pu perdre ton travail en même temps. t'en as besoin, autant que de gill. tu soupires. tu montes dans ta voiture, t'as pris ton après-midi, la dernière de la semaine. après, tu reprends le travail sur des chapeaux de roue. tu roules prudemment jusque chez ta mère. ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu si souvent dans cette maison. ta mère elle a toujours compris. vie paisible que tu vivais avec gill, chez vous, dans votre propre maison. ce n'est plus le cas... tu regardes la maison de loin, depuis ta place. tu te sens coupable de n'avoir pas été là dès le début. cet homme est devenu comme ton père si rapidement. tu descends. la voiture de ta mère n'est pas là. un mal pour un bien sûrement. t'as besoin de te préparer avant pour la soutenir, toi qui avait tant besoin de soutien jusque là. ta clef de la maison que tu as gardé jusque là. tu te rends compte que ce n'est pas fermé lorsque tu arrives sur le pas de la porte. t'entres. tu la remarques de suite. t'imagines que c'est autant chez elle que chez toi. ta mère, son père, leur maison. tu tentes un sourire. hey, ça va ? tu demandes, sans réellement réfléchir. t'as complètement arrêté de réfléchir depuis que tu as perdu ton bébé noël. c'est sûrement pour cette raison que t'es maintenant plus misérable que tu ne l'as jamais été.

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it's been a hell of a ride
driving the edge of a knife,
let me love you.
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Mer 8 Mar - 19:02
A la hâte et avec empressement, elle avait rassemblé ses affaires pour les jeter dans son sac qu'elle lançait sur son dos. Celle qui pouvait s'étendre sur des notes ou des débats des heures durant ne s'attardait plus. A présent, elle fuyait les salles de classes, elle fuyait ses camarades et les murs défraichis mais de caractères de la faculté qu'elle avait eu l'habitude auparavant, de tant aimer.  

Aujourd'hui elle fuyait, plus vite que le temps elle l'espérait pour rattraper la moindre minute, pour ne pas perdre la moindre seconde.  

Sur les routes elle roulait à vive allure, allait beaucoup trop vite et se garait négligemment devant les imposantes grilles de leur maison de l'ouest du quartier. De sa place, elle observait l'entrée avec espoir mais soupirait lasse quand elle ne trouvait pas la voiture de son père ni celle de sa belle-mère. Sa course n'aura servi à rien. Le temps qu'elle ne passerait pas avec son père serait définitivement perdu. Alors plus besoin de courir. Dayana s'extirpait de la carcasse en ferrailles pour atteindre la maison. Dans l'entrée elle abandonnait sac et chaussures pour s'affaler, livre à la main dans le canapé du salon.  

Un cliquetis, le son familier de la porte d'entrée entraîna sur ses lèvres, un sourire qui s'estompa à mesure qu'elle distinguait la silhouette. Noël, ce frère qui n'en avait jamais été un et qui décidait de se pointer quand bon lui semble à la maison familiale faisait une apparition, lui demandant avec la plus grande et banale politesse si ça allait.  

Le temps d'une seconde, Daya se demandait si sa question attendait une réponse sincère et s'il était en capacité d'encaisser son amertume. Elle fronçait les sourcils, le dévisageait puis détournait le regard. "Super et toi ?" Si le ton de sa voix était resté sobre, tout dans son attitude empestait la mauvaise foi. Ça n'allait pas super, ça n'allait pas bien, ça n'allait pas. Et Daya se fichait de savoir comment lui, il allait. Il n'était pas là, il n'avait pas été là. Son ressenti pour lui dépassait à présent, même la simple ignorance qu'ils avaient eu l'habitude d'entretenir. "Qu'est-ce que tu fais là ?" A présent, Daya ressentait une rancune envers Noël, une rancune dont elle ne connaissait les origines.  
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