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pieces of you, part ii (jind)

i'm the king, can't taste it
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Jeu 9 Fév - 11:27
le temps n'a pas d'impact sur toi, ni sur ta bonne humeur. depuis quelques jours, tout se met doucement en place autour de toi. de nouvelles perspectives s'ouvrent, c'est comme si brusquement, tout prenait un sens bien défini. pour toi, homme de foi, qui a toujours pensé et défendu l'idée qui dit que tout est écrit d'avance et que tout arrive pour une bonne raison, te voilà réconforté dans tes propres idéaux. famille qui s'agrandit, nouvelles rencontres et rencontres du passé qui se lient et se délient. t'as l'impression que, tout autour de toi, les pions se posent délicatement pour t'entraîner dans une toute nouvelle partie. le passé qui se mêle au présent, t'offrant la perspective d'un avenir radieux, tu souris. tu souris bêtement face à une porte, l'espoir dans la main et l'amour dans l'autre. tu sais pas ce que tout ça signifie ni quels sont les plans qu'Il te réserve, mais t'as envie de croire que rien n'est dû au hasard. avoir retrouvé ton fils, ton frère et maintenant hind. c'est forcément que quelque chose de neuf t'attend derrière le bois chaud de cette porte. d'une main confiante, tu frappes. tu sais que tout se joue aujourd'hui. comme si tu passais l'examen le plus important de ta vie. entretien d'embauche pour une place vacante qui ne le restera pas longtemps. sur le seuil de cet appartement, tu laisses derrière toi toute une vie pour en accueillir une nouvelle. encre que tu t'apprêtes à déposer sur les pages d'un nouveau chapitre, le tien. tout sourire, une enveloppe surgie du passé dans la main, cornée, jaunie. preuve que tout a existé, tes mots, les votre. destins croisés, vies entremêlées. et toi, ici, à attendre qu'elle ouvre.

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Jeu 9 Fév - 12:04
l'esprit en vrac, le coeur qui s'agite la nuit, depuis cette fameuse visite chez le médecin. les paupières qui ne se ferment que lorsqu'elles sont trop lourdes pour faire autrement. et lorsque c'est le cas, tes rêves se peuplent de bruits de prison et de visages heureux, de lettres infinies et de souvenirs amoureux. tu as trop peu dormi pour pleinement profiter de ce jour de repos que tu t'octroies, à peine. oui à peine, car attablée à son bureau, le nez plongé dans un épais dossier, le repos viendra quand tu auras le temps. trop d'éléments qui se bousculent comme le puzzle incomplet de ton existence, et bientôt, une nouvelle pièce qui viendra frapper à ta porte. tu entends le bruit de loin, lève un oeil curieux ; tu n'attends personne, et tu n'es pas le genre à être visitée par hasard, ton adresse étant bien gardée. un peu agacée d'être ainsi coupée dans ton élan, tu files à travers ton bel appartement vers la lourde porte qui le garde. un oeil au dehors et... un violent choc dans la poitrine, du côté gauche. tu te plaques contre la porte, l'oeil paniqué. tu es simplement vêtue, à peine maquillée, protégée par tes lunettes qui te donnent un air d'étudiante. ton regard accroche un miroir, tu essayes de recoiffer quelques uns de tes cheveux. tu paniques, pleine de gestes imprécis et immatures. tu ne peux pas prendre le risque qu'il reparte, pas après le miracle de vos retrouvailles. les mains qui tremblent, tu ouvres lentement la porte, et tombe sur son sourire, ses yeux qui brillent, la beauté des traits de son visage. tu pourrais en tomber à la renverse là, sur ton paillasson.

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Mar 14 Fév - 13:16
tu sais pas trop comment ça va se passer. après tout, vous n'en étiez restés qu'à quelques lettres échangées, ça et là. mais entre vous, il y avait déjà quelque chose. une connexion.. tu l'expliques pas, tu attendais juste avec impatience de ses nouvelles. tu ne savais ni à quoi elle ressemblait ni ce qu'elle faisait de son quotidien. aujourd'hui, t'as plus d'informations mais le lien est intact, il n'a pas bougé. t'es derrière cette porte, mais tu sens sa présence en toi, comme après la lecture de sa première lettre. curieux destin, ou hasard fortuit.. tu seras jamais vraiment sûr de ce qui vous est arrivé ce jour-là mais ça vous est tombé dessus, par hasard. t'as aimé ça, t'as jamais réussi à l'oublier. tu souris, sans comprendre vraiment pourquoi. et puis, la porte s'ouvre. c'est comme si la lumière apparaissait soudainement dans un tunnel trop sombre. tes yeux dans les siens, automatiquement et son sourire. ton coeur manque un battement, tu l'observes, sans savoir quoi dire. et puis, tu lèves la lettre devant toi, tu la lui tends. sans un mot, en silence. y a rien à dire, de toute façon.. t'as l'impression que tout coule entre vous comme une évidence. sourire en coin, regard enjôleur, tu lui sors tous tes charmes avant de finalement chercher à briser le silence entre vous je- je crois que ça t'appartient. t'aurais voulu dire "ça nous appartient" mais t'as pas osé. tu sais qu'elle comprendra, finalement. vous vous êtes toujours compris. à demi mots. tes yeux qui ne la quittent pas un instant, t'es figé, face à elle. l'avenir est une chose abstraite lorsqu'on y fait face et pourtant.. est-ce elle ? t'es plus très sûr à présent, tout se mélange. sentiments controversés qui menacent de te faire exploser.

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Mer 22 Fév - 2:04
tu te sens face à lui comme en présence d'un être irréel, qui ne serait que le fruit de ta fructueuse, mais discrète, imagination. il se tient devant toi dans toute la prestance des nuits passées à l'imaginer, puis à en avoir honte. bien que tu vis seule dans cet appartement trop grand, les lettres qu'il a écrite de sa main sont bien cachées, dans une boite sous ton lit. c'est peut-être ça, qui t'a en définitive le plus plu... vos échanges, c'était en quelque sorte rattraper des premiers émois d'adolescente, ceux que tu n'as jamais connus, trop occupée que tu étais à réviser et échapper au terrible joug de parents trop croyants et surtout, trop étouffants. il est une bouffée d'air dans un monde terriblement tracé et qui manque d'oxygène, d'aventure, de nuits sans lendemain. quelques secondes s'échappent du temps pour venir se placer entre vous, comme un cadeau qui vous laisserait l'occasion de vous observer, plus en détail. les paumes de tes mains deviennent moites si bien que tu abandonnes l'idée de la lui serrer, une nouvelle fois. rien que l'idée de ce contact pourrait te faire perdre raison. il sourit tout à coup, tu l'observes sans être capable de la moindre réaction, si ce n'est ce regard béat, immensément heureux, mais très pudique. je- je crois que ça t'appartient. il te tend la lettre. tu regardes, d'abord sans comprendre, puis la récupère doucement. il est si beau que tu oses à peine continuer à poser les yeux sur lui, comme si il n'était qu'une gorgone pouvant te changer en pierre. tu veux.. tu dis, la main sur la porte, au bout d'un trop long moment. tu veux entrer, peut-être ? tu lui lances un regard dans lequel on peut lire toute la panique. mais aussi toute la curiosité, celle d'enfin mettre la main sur l'homme que tu attendais.

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Ven 24 Fév - 14:11
derrière les barreaux, elle était ton seul accès à l'imaginaire, à la liberté, en somme. bouffée d'oxygène non contestable d'un homme qui était enfermé. l'espoir, elle l'apportait dans chacun de ses mots. et t'as toujours été touché par la justesse avec laquelle elle les choisissait tous. des lettres qui t'avaient réconfortés, en un sens. mais également piqué à vif, dans ta curiosité. pareille femme te semblait tout bonnement irréelle. si complémentaires, si semblables.. elle te parlait de l'enfermement, de ce que tu ressentais et qu'elle avait ressenti toute sa vie. tu lui parlais de ce carcan dans lequel tu t'étais réfugié pour faire bonne figure mais de l'excitation que tu éprouvais à braver les lois. vous aviez les mêmes désirs.. profonds. le même désir ; la liberté. vous l'aviez cherché toute votre vie, le trouvant parfois dans un petit rien.. mais le redécouvrant dans vos écrits. ses lettres, bourrés de silence, parfois, tu lisais entre les lignes ce qu'elle n'osait t'avouer. et aujourd'hui, matérialisée devant toi, elle te fait perdre tous tes moyens. tu la regardes, dans toute sa splendeur, comme on observe un mirage en plein désert. pareille créature n'existait que dans tes fantasmes, et pourtant. la justesse de ses traits, la douceur de ses formes. tu lui tends la lettre, mal à l'aise. miracle en plein centre ville, t'y crois à peine. elle la prend, elle reste muette un instant. pas la peine de parler, tu crois. tout est là, sur une mince feuille de papier. tu veux.. tu veux entrer peut-être ? et t'hésites, un instant. à l'état de fantasme, elle te rendait meilleur, jad. t'as peur de la réalité, de ce qui se cache derrière les mots. t'as peur que ta spontanéité l'effraie, la révulse. et si votre miracle devait en rester un, somme toute ? je- je ne te dérange pas, j'espère ? mais tu prends ta décision, trop vite. t'as envie de découvrir la vérité derrière le mirage. t'as envie de t'en approcher, un peu plus, quitte à le voir disparaître alors que tu tendras le doigt pour le toucher.

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Lun 13 Mar - 0:05
il y a dans vos silence toute la langoureuse mélodie de l'inconnu, mais aussi de l'espoir. à travers ses lettres tu as souvent eu l'impression de lire au delà des mots, presque en lui. d'y voir une mélancolie profonde, un amour de la vie, une crainte -partagée- du temps qui inexorablement, passe. le temps qui file entre vos doigts comme les mots s'alignent le long de lignes claires, sur un papier bientôt froissé, lu et abîmé par les mains d'un gardien trop obséquieux. vos silences sont des partitions sur lesquelles ont lit toute votre âme. main sur la porte, encore campée dans une position trop méfiante, trop pleine de recul. mais tes lèvres qui finissent par vivre, par reprendre leur souffle, celui qui t'était coupé depuis que tes yeux s'étaient égaré de leur chemin, pour suivre le sien. tu lui proposes d'entrer, autant par défi que par simple politesse, celle que tu maîtrises si bien. un instant plus tard, le plus long de ta vie, c'est d'un pas qu'il avance à l'intérieur de chez toi. aussitôt la porte fermée, c'est ton coeur qui reprend sa frénétique course, son chant militaire, trop plein de lourds tambours. je- je ne te dérange pas, j'espère ? ses yeux qui tombent sur toi, te faisant tout de suite te sentir unique, tombée du ciel. tu hoches la tête, timidement, de droite à gauche. non. instant hors du temps autant qu'il est difficile à vivre. tu le laisses se faire à ton environnement, tout en douceur, les mots qui se font rares. tu étais venu me dire quelque chose ? et toujours chez toi quelque chose de brut, de sérieux. quelque chose qui se protège encore d'un danger imaginaire. c'est un peu brutal, comme question, mais tu ne le réalises que trop tard.

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Jeu 23 Mar - 8:40
instant irréel, mais pourtant bien là.. tu pourrais te pincer, pour y croire d'avantage, mais tu ne lui feras pas cet affront. trop conscient de la chance qui t'est donnée, jad. de lui faire face, enfin. après tout ce temps à avoir fantasmé sur ses mots, la voilà qui se matérialise face à toi. coup de pouce du destin, porté par le vent du changement, il parait. tu la regardes, tu restes un instant sur le pas de la porte et puis, tu franchis le seuil. t'es bien déterminé à goûter à l'occasion qui t'est offerte.. faire sa connaissance, discuter un peu. entendre sa voix plutôt que de lire ses mots. tu te retournes, toujours mal à l'aise. l'impression de dérangé qui ne te quitte pas. tombant comme un cheveux sur la soupe, tu ne te sens pas instinctivement à ta place. mais tout ce que vous avez déjà partagé.. suspension, dans le temps. les secondes qui s'arrêtent, net. tes yeux qui cherchent les siens, son visage qui se balance de gauche à droite. soulagement dans ta poitrine. non. qu'elle te dit. tu souris, doucement. tu sais pas par où commencer, quand elle interrompt à nouveau le cours de tes pensées. tu étais venu me dire quelque chose ? cette froideur qui se dégage de ses propos, ton estomac qui se serre. sensation de mal aise qui surgit à nouveau, tu recules même d'un demi-pas. tu ne la quittes cependant pas des yeux. tu sais pas quoi répondre, sur le coup. t'es surpris par le ton qu'elle emploie, mais tu ne te renfermes pas, tentant de garder en mémoire la femme qui a posé les mots qui te touchaient sur les dizaines de lettres froissées que tu as conservées. juste.. te voir, à vrai dire. tu lui réponds, hésitant. je ne pensais pas te retrouver.. en sortant de prison. sourire gêné. encore moins par hasard.

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Mar 11 Avr - 14:45
tout était prévu, depuis le début. née enfant pauvre, conçue de la poussière et des oiseaux, après deux frères trop impétueux pour ce monde. née comme une perle au milieu d'un océan de déchet, que l'on préserve de tous les malheurs mais qui ne fait que les découvrir par soi-même, dans des douleurs indescriptibles. enfant brillante au destin tout tracé, qui par la force de son caractère, sa ténacité et son intelligence, dépasse tous les pronostics et se place en haut du classement. la première, la plus jolie, et certainement pas la plus prétentieuse. une femme que l'on respecte, que l'on salue avec déférence dans les couloirs d'un tribunal. une femme à la politesse exemplaire, aux décisions justes, aux combats intenses. tout était prévu, écrit, calculé et minutieusement prévu. tout, sauf lui. sauf cette décision folle d'un matin grisâtre, celle de lui écrire et de tout lui confier, celle de lui ouvrir un coeur à l'apparence parfaite mais au fond triste. tout était prévu jusqu'à ce qu'il mette un pied dehors puis un pied dans ta vie, par l'intermédiaire d'une rencontre que seule une intervention divine a pu rendre possible. tout était prévu jusqu'à ce qu'il vienne sonner à ta porte et ne te laisser pour seul autre choix que de recevoir dans ta vie ses sourires pleins de charmes, ses regards qui en disent long. tout était prévu alors tu as peur, naturellement, peur que tout retombe et de réaliser que finalement ta vie n'a aucune couleur, aucune s'il ne peut pas en faire partie. peur de dire quelque chose qui ferait que justement, tout était prévu et que tout t'ennuies. alors un ton trop dur qui sort de ta bouche, manière à la fois contrôlée et incontrôlée d'avouer ta panique. juste.. te voir, à vrai dire. dit-il après un long moment d'hésitation, provoquant dans ton ventre un violent sursaut qui n'était lui, tu en es sûre, pas écrit. je ne pensais pas te retrouver.. en sortant de prison.  encore moins par hasard. un sourire qu'il te tend et te fait sauter à pieds joints dans un monde imaginaire, un monde dans lequel tu serais assez courageuse pour tout tenter, le retenir, l'aimer et le lui faire comprendre. un monde dans lequel tu ne ferais pas qu'un sourire timide, un regard en coin, plein de pudeur. dans lequel tu ne dirais pas juste : je ne pensais pas non plus. mais plutôt... mais j'en suis vraiment heureuse. tu l'as dit, finalement. dans un sourire, quelques pas balbutiants. dans un regard long et intense. je peux... je peux t'offrir quelque chose à boire, peut-être ? toujours revenir à l'essentiel : tu évites encore le coeur du sujet.

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Lun 1 Mai - 10:17
t'es un homme de foi, jad. sans doute trop, parfois. t'as besoin de preuves pour croire, la plupart du temps, sauf lorsqu'il s'agit de signes évidents.. comme ici. c'est pas un hasard, tout ça, c'est loin d'en être un. bien au contraire. t'es persuadé que tout ça, ça a été orchestré bien avant ta sortie. tu l'as rencontrée par hasard, mais le hasard, t'y crois jamais. tout n'est qu'évidences et destin, finalement. t'es persuadé que vos retrouvailles étaient déjà écrites avant même qu'elles n'aient lieues. alors porté par ce seul sentiment, tu t'étais rendu jusque chez elle, t'avais frappé à sa porte et t'avais attendu. attendu de voir son regard se poser dans le tien, s'allumer d'une légère étincelle de surprise. de celle qui vous fait prendre conscience de votre chance, parfois. de celle qui vous réchauffe, également. t'avais balbutié, un peu. t'es timide, dans le fond. mal à l'aise, parce qu'encore trop sceptique pour y croire complètement et pourtant. tu te perds dans ses yeux, tu y lis tout ce que tu croyais lire dans ses mots. sauf qu'elle est froide, la jeune femme. presque glacée.. tu recules d'un pas, presque. tu la regardes, sans comprendre. tu gênes, tu sais, tu le sens. elle rougit, toi aussi. deux pantins désarticulés, incapables de danser sur le rythme. contraints de suivre ce que dictent leurs sentiments respectifs. elle sourit, finalement, semble même se détendre un peu quand elle reprend je ne pensais pas non plus. mais j'en suis vraiment heureuse. alors tu souris, à ton tour. plus détendu. t'es content, également. c'est réciproque, c'est troublant. t'aimerais entrer mais t'aurais l'impression de forcer la porte, tu restes sur la palier, tu la fixes comme tu peux, sans jamais dévier le regard. je peux... je peux t'offrir quelque chose à boire, peut-être ? cette timidité qui vous caractérise mais qui n'existait pas dans vos courriers. t'as l'impression que c'est neuf, comme si tout était trop beau pour être vrai. tu l'aimais, à travers ses mots. tu pensais pas la voir en vrai, si singulière et particulièrement charmante. tu souris, un peu plus oui.. oui, avec plaisir. que tu réponds, en attendant le signe qu'elle voudra bien te lancer pour te faire comprendre que tu es le bienvenue chez elle. tu veux en savoir plus, en apprendre plus. tu ne la connais que par ses convictions et ses idées, tu ressentais sa solitude que tu semblais également partagé. tant de points communs qui pourtant te semblent si.. bénins aujourd'hui. tout recommencer, finalement.

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Mer 31 Mai - 16:59
cela fait trop longtemps que tu attends l'évidente révélation qui donnera à ta vie tout le goût qui lui fait encore défaut. malgré que tu aies tout, parfois hind, tu te réveilles avec l'esprit lourd, chargé des démons de ton passé qui ne fond que ressurgir dans les plus mauvais moments. tu sais qu'il manque à tes côtés l'âme tourmentée qui pourrait te comprendre, soulager un peu de tes angoisses et te laisser écouter les siennes. tu sais que peu importe à quel point tu peux être brillante, personne ne peut vivre seul et qu'un jour, cette solitude te rattrapera pour te mettre au sol, une bonne fois pour toutes. tu te souviens dans les moindres détails de la première lettre de jad que tu as tenue entre tes mains. c'était une lettre pleine de déférence, particulièrement longue, une lettre dans laquelle il s'était présenté mettant immédiatement son coeur à nu. comme si celui-ci, plutôt que d'être jalousement conservé dans sa poitrine, appartenait un peu à tout le monde, comme si dans un geste d'amour universel, il avait décidé de le partager inconditionnellement. c'est la toute première chose qui t'avait plu chez lui, et peut-être la plus importante. entre vous, les mots sont encore balbutiants, les regards portés à la va-vite, dans un soin et une timidité touchante. tu tentes de lui adresser les sourires que ton coeur, emporté, électrisé, te force à sortir. un sourire nait sur ses lèvres aussi et vous restez là encore quelques secondes, à dévorer l'instant du regard, quand ce n'est pas les traits de l'un et de l'autre, qui font ce que vous êtes mais dont vous n'aviez tout deux aucune idée. tu lui proposes de boire quelque chose dans le seul but de t'occuper les mains et reprendre ta respiration. son regard ne te quittant pas, affolant tes sens, il accepte. tu t'élançais déjà vers ta cuisine mais tu réalises qu'il ne bouge pas, droit et souriant sur le pas de la porte. le voir de plus loin te fait rougir à nouveau, réalisant qu'il est plus beau qu'il ne doit lui-même s'en douter. tu... tu viens ? tu dis, très maladroitement. c'est plus qu'une invitation pour toi, c'est presque déjà comme une évidence. il est la seule personne que tu voudrais avoir chez toi aujourd'hui, tu te dois de lui faire comprendre.

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Jeu 22 Juin - 15:06
croire à l'évidence ne te ressemble pas et pourtant.. y a tous ces mots qui raisonnent en toi, jad. comme si tu la connaissais depuis toujours alors que tu la rencontres pour la première fois. même si.. même si finalement, vous avez échangé bien plus que de simples lettres. c'était un peu de ta vie que tu y mettais, jad. un peu de la sienne que tu y retrouvais. et te voilà, face à elle. face à cette évidence foudroyante qui ne cesse de faire battre ton coeur sous ta poitrine. tu respires difficilement, parce que l'envie d'entrer est insupportable mais que la bienséance te paralysie. tu ne sais pas à quoi te raccrocher, jad. t'as jamais été l'homme que d'un dieu, d'une église. jamais d'une femme.. ou peut-être d'iva, sans doute, sans pour autant que ça ne soit éternel. tu ne crois pas au coup de foudre, moins encore au grand amour quand il ne s'agit pas de religion et pourtant, quelque chose te transporte, ici. elle se tourne, elle file, tu l'observes. quand elle comprend que tu n'es pas entrée, elle se retourne à nouveau. de loin, elle t'apparaît comme un mirage. tu voudrais te pincer mais t'as peur de paraître ridicule. tu retiens ton souffle, la suppliant de t'inviter à entrer. elle rougit, tu le remarques sous sa peau foncée. elle est belle, divine apparition sortie tout droit des songes que ses mots te laissaient envisager. tu.. tu viens ? tout deux gênés, tout deux mal à l'aise. tu hoches la tête oui.. oui. et tu entres. tu fermes même la porte derrière toi. tes yeux qui vagabondent sur les murs, à la recherche d'indices te prouvant que tu ne rêves pas cette scène surnaturelle. quand enfin tu arrives dans la cuisine, tu souris, malgré toi. t'as l'impression qu'ici tout respire son parfum. c'est.. c'est très beau chez toi. tu confesses, sans rien dire de plus. tu marches sur des oeufs, jad. parce que le mirage disparaît quand on s'en approche trop vite. t'as peur de l'illusion que tout ça provoque pour toi, t'as peur que le rideau ne retombe trop vite et que la lumière s'éteigne.. il fait si bon, ici.

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Mer 9 Aoû - 11:19
tu ne reçois personne. cette belle maison de style empire est à la fois solitaire et silencieuse, studieuse et effrayante. souvent, tu croises des ombres contre les murs qui te rappellent que tu es ici sans défense, comme un animal dans une cage dorée. du sol au plafond, tout reflète la maison dans laquelle personne ne vit jamais : tu passes la majorité de ton temps au travail, dans un bureau maculé de dossiers du sol au plafond. lorsque tu rentres, tu évites généralement les pièces où tu devrais, en toute logique et à ton âge, pouvoir retrouver un compagnon, et ta chambre te semble ton seul refuge. tu écarquilles parfois les yeux lorsqu'ils croisent les lignes abruptes de son visage, tentant secondes après secondes de montrer à ton esprit que tout ceci est bien réel. carthésienne, tu n'as d'autre choix que d'y croire à présent : il est là, et là, c'est chez toi. d'un geste élégant de la main bien que maladroit, tu l'as invité à entrer et il a refermé la porte derrière lui avec une grande douceur. comme pour être là sans être là, comme pour ne pas prendre trop de place malgré la carrure qui est la sienne. vous marchez sans hâte jusqu'à ta cuisine immaculée que tu n'utilises que bien trop peu, ou alors simplement pour tes parents lorsqu'ils viennent en visite, leur photo trônant sur un mur ne l'annonçant que trop. tes murs sont tous décorés d'un petit bout de ta sage vie : des photos de ta famille, des photos de tes collègues, quelques peintures contemporaines et tes diplômes, bien entendu, cette preuve de ce que tu fais dans la vie et dont jad est loin de se douter. c'est.. c'est très beau chez toi. dit-il à demi-mots. tu lèves les yeux alors que tu ouvrais ton frigo, laisses tes lèvres glisser dans un sourire charmant, presque tendre. oh.. merci beaucoup. c'est vrai que j'ai de la chance de vivre ici. tu le sais mieux que personne, finalement, toi qui vient des plus belles décharges du nord du Bronx. je peux te proposer du jus de fruit, de la limonade... ou.. du vin.. tu dis en inspectant, les yeux concentrés et la bouche plissée, les recoins de ton frigo. cela donne à ton visage un reflet d'une concentration enfantine d'écolière, le même que tu portes lorsque tu travailles.

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Mar 15 Aoû - 14:51
t'as l'impression d'entrer dans un sanctuaire, jad. le sien, et même si tu y as été invité, tu fais attention à ne rien touché. tout a une place bien précise, des tableaux aux photos sur les murs, jusqu'à l'évocation de quelques diplômes ça et là. ça t'impressionne, d'autant plus qu'à trente ans, toi, tu partages ton appartement avec une colocataire bruyante et un peu trop ouverte au monde. alors te retrouver ici, après tout ce que t'avais pu imaginer en lisant ses lettres, celles qui parlaient d'enfer, de voyages et de misères, c'était comme t'infiltrer directement dans le sang qui parcourait ses veines. tu voulais pas te montrer imposant, prendre trop de place. tu marches donc derrière elle doucement, sans faire de bruit. tu te permets un compliment alors qu'elle te tourne le dos. ce qui te choque le plus ? le blanc immaculé des murs. pas une tâches, pas un défauts. à croire qu'elle vit plus souvent à l'extérieur qu'à l'intérieur. elle se retourne, retrousse ses lèvres dans un sourire qui te fait manquer un battement avant de dire oh.. merci beaucoup. c'est vrai que j'ai de la chance de vivre ici. tu hoches la tête. tu t'en doutes bien.. c'est pas ici que tu vas voir débouler le sosie de laurel, sans fringues, un mec pendu à son bras ou à ses lèvres. non, ici, c'est une autre vie, une autre ambiance. zen, presque trop pour toi, jad. je peux te proposer du jus de fruit, de la limonade... ou.. du vin.. l'expression sur son visage t'arrache un sourire, léger. tu réponds une limonade, c'est parfait. pour ne pas paraître trop sage en choisissant le jus de fruit et surtout pas trop entreprenant avec du vin. tu.. tu vis seule ? t'espérais avoir déjà la réponse à ta question, mais à tout hasard, tu tentes le diable. si jamais ce n'était pas le cas, ça te tuerait, jad.

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Mer 16 Aoû - 1:05
quand tu n'as pas les yeux rivés vers lui, on dirait presque qu'il a disparu, qu'il s'est fondu quelque part dans le paysage, les murs, les meubles. on dirait même, si tu clignes des yeux un peu vite, que tout ceci n'était un doux rêve, malheureusement trop court, dont tu pourrais te réveiller à tout instant au fond de ton lit. tu voudrais te pincer, juste pour t'en assurer, mais tu aurais peur de ce qu'il pourrait penser. quel sentiment étrange et perturbant que celui d'avoir à se questionner sur les réactions d'un être bien vivant en face de soi, alors que ce même être a couché sur le papier la plupart de ses état d'âme. c'est comme être devant sa matérialité physique, mais en chercher l'âme derrière les regards. oui, tu cherches en jad quelque chose qui te le rappellera, dans ses gestes ou dans sa voix chaude, quelque chose qui fera écho à toutes ces belles mélodies chuchotées au creux de ton oreille par des lignes rapidement esquissées. tu n'avais pas envie d'attirer l'attention sur ta condition sociale, financière et particulièrement professionnelle mais laisser cet homme à la porte de chez toi n'était même pas dans la liste des options. tu lui as déjà fait une place dans ton quotidien avant même qu'il ne te rencontre pour la première fois, tu le laisses simplement aujourd'hui s'approprier cette place. malgré cela, tu espère que ta décoration faste et tes meubles brillants ne poseront pas entre vous de barrière, car au fond ils ne représenteront jamais ce que tu es. alors que tu lui proposes à boire, lui, depuis le petit coin qu'il s'est construit, te renvoie un sourire hypnotique, envoûtant. tu restes un très court instant à l'observer, alors que dans ta poitrine le rythme ne diminue pas. une limonade, c'est parfait. l'information semble mettre du temps à arriver jusqu'à toi tant la pureté de ses traits te fascine, mais tu lui accordes, avant de t'occuper de vous servir des verres, un sourire brillant, sincère. tu allais sagement replacer la bouteille au frigo lorsqu'il t'interrompt. tu.. tu vis seule ? lentement, tu relèves de grands yeux vers lui. la réponse à cette question te paraissait, si... si voyante ! tu croyais qu'il suffisait de te jeter un oeil pour y voir une fille célibataire depuis bien trop longtemps. le cerveau en vrac, l'esprit embrouillé, tu réponds à côté. mes parents ont voulu m'offrir un chat une fois, mais honnêtement, je travaille trop pour m'en occuper. yeux dans les siens, tu vois son expression passer par la surprise, l'interrogation et sans doute une pointe d'amusement. tu réalises alors la bêtise de ce que tu viens de dire et, alors que les bulles de ta limonade ressemblent aux secousses de ton coeur, tes joues se colorent légèrement et tu rectifies. pardon, je suis idiote, parfois... je.. oui, évidemment, enfin je veux dire oui, je vis seule. un soupir plus tard, te voilà encore plus gênée.

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Mar 5 Sep - 13:12
tu te rappelles de ses mots, de la profondeur de ses phrases et de la couleur qu'elle mettait à ses lettres par sa plume.. une image d'elle qui ne se reflète sans doute pas dans ce que tu vois, présentement, autour de toi. un appartement à la décoration neutre, presque stérile et terne. tu te sens presque étranger dans un endroit si peu cosy, comme si elle avait tenu à tenir une certaine distance entre elle et cet appartement qu'elle occupe. au fond, t'espères que l'harmonie que tu rencontrais dans ses écrits finira par surgir d'une phrase, d'un mot qu'elle pourrait te lancer, au-delà de cette timidité qui vous étreint pour l'instant. tu lui demandes une limonade, instant marqué d'un léger silence, d'une absence totale de réaction. vos regards qui se trouvent et ton coeur qui bat un peu plus fort sous ton poitrail. tu vois mal, jad, comment tu as pu attendre si longtemps avant de la voir, de la rencontrer. c'est comme si tu te tenais face à une figure légendaire à laquelle tu t'étais raccroché trop longtemps. elle avait été la lumière dans tes nuits, trop longtemps, trop souvent. et tout à coup, le blanc flamboyant des murs de son appartement te semblent bien trop lumineux pour que ça soit réel. alors tu poses une question, toute bête, toute simple. pas de photos, pas de preuves, mais l'absence d'une présence masculine ne signifie en aucun cas qu'il n'y ait personne pour partager son quotidien. elle reste muette un instant, puis te répond mes parents ont voulu m'offrir un chat une fois, mais honnêtement, je travaille trop pour m'en occuper. tu arques un sourcil, surpris, sans comprendre. le flux de tes pensées qui s'arrête un instant pour décrypter cette réponse. un chat, rien de plus.. pas d'hommes, donc ? et elle travaille trop, c'est une information qu'elle ne t'avait encore jamais vraiment donné explicitement dans ses courriers. elle rougit, se reprend pardon, je suis idiote, parfois... je.. oui, évidemment, enfin je veux dire oui, je vis seule. tu souris, pour la rassurer, mais également parce que tu es content de l'apprendre. c'est une nouvelle rafraichissante, tu prends le verre et le portes à tes lèvres pour combler l'absence des mots que tu ne trouves plus, coincés dans ton oesophage. quand tu poses la boisson, tu reprends ton sourire c'est dommage.. tu dis, avant de préciser pour le chat. sourire amusé sur tes lèvres, comme pour la taquiner. je vis en colocation. il s'avère plus difficile que je ne le pensais de trouver un appartement quand on sort de prison. tu n'hésites pas à préciser, elle connait ton histoire, tu n'as pas à la cacher, ni à la retenir.

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Jeu 7 Sep - 1:34
tu es prise au piège par la force indomptable de tes propres sentiments. pourtant, il n'y a pas grand chose dans ta vie que tu n'aies réussi à dompter auparavant. tu t'es extirpée, et nul ne sait comment, d'une origine misérable et d'un destin, écrit à ta naissance, réputé sans couleurs. tu as défié le regard des gens qui n'appartenaient pas à ton monde lorsque tu es venue frapper à la porte du leur. grandes écoles, bourse scolaire, excellente université, stages prestigieux, entrée par la grande porte, enfin. à trente ans à peine, tu as derrière toi plus d'accomplissements que l'on en accumule en trois ou quatre vies et pourtant. cette force là, que tu as depuis qu'il est entré chez toi au creux de ton ventre, tu ne la maîtrises pas. et c'est bien cela le plus effrayant, le plus excitant à la fois : tu adores ne pas le maîtriser mais tu es également terrorisée de ce que l'avenir pourrait écrire de vos deux noms. tu te sens en ta propre demeure comme avançant les yeux fermés, espérant mettre la main sur des trésors cachés mais également ne pas violemment te cogner. cette force qui grandit dans ta poitrine aussi te fait dire des choses que tu n'as pas le temps de retenir, et qui te mettent profondément mal à l'aise. pourtant, il sourit de ce regard doux qui ne le quitte pas. sans rien dire, il porte le verre à ses lèvres et tu le regardes faire, yeux sévèrement fixés sur le moindre de ses mouvements, tel ce chat que tu n'as jamais eu. tu vas sans doute lui paraître bizarre, après tout ça, mais comment contrôler encore cette irrémédiable force qui te chauffe le coeur ? c'est dommage.. le coeur qui se soulève, tes lèvres entrouvertes. pour le chat. et ce sourire qui te parvient et qui sublimerait tout. de la moindre particule de ton corps à la moindre parcelle de ton passé, un sourire de ce genre rendrait n'importe quoi meilleur. je vis en colocation. il s'avère plus difficile que je ne le pensais de trouver un appartement quand on sort de prison. t'avais pas réalisé, jusqu'ici. jusqu'à ce qu'il devienne autre chose qu'un rêve éveillé, autre chose que des lignes griffonnées avec lesquelles, dans tes rêves, tu construisais une histoire d'amour. t'avais pas réalisé à quel point la vie devait être dure pour lui alors qu'elle te souriait pleinement, à toi. un geste réflexe, presque incontrôlé, tu te rapproches de lui. un pas, peut-être, mais ta main est si proche désormais. le regard fixe, immense, que tu poses dans le sien. jad, et son nom sort comme s'il avait toujours été ton prénom préféré, entre tes lèvres. je peux t'aider, avec ça. enfin, théoriquement, je ne peux pas, je n'en ai... pas le droit, mais je veux t'aider. sincèrement. tu... tu travailles, en ce moment ? t'as du pouvoir, des relations. tu t'en es toujours foutue, au final, jusqu'à ce que... jusqu'à ce que tu rencontres quelqu'un qui compterait assez, peut-être.

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Mer 20 Sep - 9:17
tout s'inscrit dans une certaine continuité, finalement, entre vous. et ça t'échappe, jad. ça échappe complètement à ton contrôle. alors tu fais bonne figure, pour ne pas lui laisser croire que tu es dépassé par les évènements. mais en toi, tout vibre d'une intensité que tu n'avais encore jamais connue. d'un naturel exquis, comme si finalement, vous étiez faits pour vous retrouvez ici, à cet instant même. toi, face à elle. ton regard fuyant le sien pour tantôt s'y plonger. ce sourire figé sur tes lèvres et cette douceur dans ces gestes. la gêne mutuelle et l'espoir réciproque. et si tout était différent cette fois pour vous ? et si ça pouvait fonctionner, enfin ? et si vous pouviez être heureux, à votre tour ? t'as envie d'y croire quand tu portes le verre à tes lèvres. cet appartement que tu partagerais avec elle, les modifications que tu y apporterais et les photos de vos voyages sur le frigo. utopie certaine, sans doute, mais douce illusion qui te berce l'espace d'un court instant. parce que t'as jamais été doué pour la vie de couple mais qu'hind te ferait presque croire le contraire. et puis, ton regard qui s'éteint, quand tu parles de ta situation. comme si la réalité était trop aiguisée et douloureuse pour que tu puisses la supporter. ton visage qui s'affaisse légèrement et le sien qui se redresse. tu lui parles de colocation et de complication, elle s'alarme et se rapproche. proximité effrayante mais délicieuse, en même temps. tout et son contraire, le même air que vous respirez et cet écart qui semble encore vous séparer. jad.. ton prénom qu'elle prononce comme s'il s'agissait d'une évidence. comme si tu l'avais toujours entendu ainsi, tes joues qui rougissent légèrement, ton coeur qui s'emballe à nouveau. je peux t'aider, avec ça. enfin, théoriquement, je ne peux pas, je n'en ai... pas le droit, mais je veux t'aider. sincèrement. tu... tu travailles, en ce moment ? et l'espoir qui meurt entre ses lèvres. c'est sans doute gentil, mais ça ne te plait pas vraiment, jad. t'as pas envie d'être une cause perdue et encore moins un problème à résoudre. tu hoches la tête, sans la quitter du regard. je ne veux pas t'attirer de problèmes, et puis, c'est pas si horrible que ça en à l'air, la colocation. tu dis, sans sourire laurel est gentille. tu précises, pour la piquer, sans doute. lui montrer que tu peux t'en sortir tout seul, parce que t'es un homme et dans ta fierté de mâle, tu supportes mal l'idée qu'une femme vienne à ta rescousse. je dispense des cours de religion dans une des classes de primaire. tu finis par dire, pour en revenir à ton travail. c'est pas glorieux, mais c'est mieux que rien. et puis, ça te permet de garder contact avec l'eternel !

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Mer 11 Oct - 16:23
il fallait qu'il arrive un moment de tension, comme un éclair qui déchire l'air chaud et le beau nuage au dessus de vos têtes. quels que soient vos rêves, les espoirs que vous placez l'un envers l'autre, le fantasme de cet avenir dont vous n'osez parler... malgré cette belle imagination prolifique, vous restez des étrangers. des lettres ne combleront jamais des moments passés à deux ni des souvenirs construits ensemble. vos mots, vous les écriviez autant pour l'autre que pour vous-même, et jad a longtemps représenté un idéal plus qu'un objectif concret. dans la réalité des choses qui vous tombent dessus aujourd'hui, vos différences radicales de mode de vie sont à la fois flagrantes et douloureuses. loin de toi l'intention de t'afficher comme supérieure, avec une belle maison ou un travail prestigieux. c'est celle que tu es, pour les autres : pour lui, tu voudrais devenir quelqu'un de nouveau. tu voudrais laisser ses envies te modeler, laisser ses attentes venir se chercher une place dans ta vie, sinuer autour de toi, s'emparer de ton quotidien. tu voudrais qu'il s'y sente comme un roi entrant dans sa demeure plutôt que comme une pièce un peu cassée venant s'ajouter à un joli tableau. son regard se ferme et tu le sens s'éloigner de toi, par la pensée. tu te mords une lèvre, discrètement, prise de court par cette réponse pleine de pudeur. ses joues sont roses et tu as le sentiment de l'avoir dérangé, bousculé : tu recules, impuissante. je ne veux pas t'attirer de problèmes, et puis, c'est pas si horrible que ça en à l'air, la colocation. tu hoches la tête, soudainement toute petite face à l'intensité de son autorité naturelle. laurel est gentille. tu relèves immédiatement les yeux, visiblement alarmée. cette information, tu ne l'attendais pas, et c'est immédiat, brûlant : elle te serre le ventre, dans une sensation désagréable, te fait tourner le coeur. laurel... tu murmures, après lui, songeuse. tu n'oses plus croiser son regard, très visiblement frappée en plein coeur par la jalousie, mais tentant de garder une contenance. je dispense des cours de religion dans une des classes de primaire. tu hoches la tête, sans entendre ni écouter. tu es restée bloquée sur la première information, incapable de te défaire de tes doutes. d'accord, je vois... tu marmonnes. c'est bien, c'est très bien, tu commentes, laconique, ailleurs. tu voudrais passer outre, mais ça te bouffe déjà l'esprit.

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Jeu 19 Oct - 13:12
elle n'est pas toi et ne le sera sans doute jamais. tu te dresses son portrait presque aussi vite que tu l'entends te parler. à vouloir t'aider, elle t'apparaît comme ces enfants de bonnes familles qui ont tout réussi dans leur vie. voulait-elle de ce métier ou l'a lui-t-on imposé ? est-elle seulement maîtresse de son propre quotidien ? la liberté est un luxe que tu connais depuis toujours. parce que t'as jamais été qu'un gamin des rues, élevé à renforts de pensions alimentaires sans pour autant avoir à te plaindre de l'enfance heureuse que tu as eue. des rires, des cris, des combats et même parfois du jeu. t'as aimé chaque instant de ta misérable vie qui te parait, ici, toute dénue de sens pourtant. elle a la classe et l'élégance des grandes maisons, talons aiguilles et tailleur channel. tout ce que tu ne connaissais et ne connais toujours pas. t'es du petit monde, de celui qui regarde les femmes comme elle d'en bas, sans oser espérer qu'on puisse un jour les remarquer. vos mots vous avaient liés, indéniablement, mais la réalité menace certainement de vous séparer. t'es blessé, quelque part, qu'elle puisse te proposer son aide si rapidement pour trouver un logement. t'as jamais été à l'aise avec l'empathie qui, à tes yeux, ne reste qu'une manière douce-amère d'exposer la pitié que l'on éprouve à l'égard de quelqu'un. tu te refermes, c'est normal. système de défense activée, tu n'es pas assez bien pour elle. comment as-tu pu l'envisager ne serait-ce qu'un instant ? t'as franchi la barrière du réel mais tu recules déjà de trois pas en arrière. la distance s'impose, d'elle-même. son regard s'éteint aussi, quelque part. et quand tu lui parles de ton job, elle ne répond que d'accord, je vois... c'est bien, c'est très bien. évasive, perdue dans ses pensées. tu passes une main derrière ton crâne, soudainement mal à l'aise. que faire ? partir ou rester ? je.. je ne veux pas te déranger, tu sais. tu lui dis, affreusement intimidé. de ton point de vue, elle paraît à présent si grande, presque inatteignable, intouchable. t'es le fou qui voulait gravir l'everest. si.. si tu as des trucs à faire. t'es déjà sur tes deux pieds, un seul mot de sa part et tu fais marche arrière, tu retournes d'où tu viens et t'y effaces.

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Ven 1 Déc - 12:20
tu as perdu comme toute conscience de l'instant. dans tes yeux le vide se fait, laisse doucement la place à un regard éteint, comme ton coeur qui vient de brusquement s'arrêter. tu te sentais comme une machine qui doucement ronronnait, commençait à trouver dans la situation son rythme de croisière, et que l'on aurait tout simplement décidé de stopper net. dans les yeux brumeux de cet homme impossible à déchiffrer, tu n'as pourtant lu aucun défi : alors pourquoi te sens-tu d'un coup comme si tu étais mise en compétition ? pourquoi c'est dans ton égo, lui qui est pourtant si discret, que vient à présent se loger dans une balle, brulante et douloureuse ? parce que tu l'aimais sans doute, bien trop fort et bien trop vite, de ces amours qui ressemble à la descente d'un ravin au volant d'une voiture de course. quelques pas en arrière, son corps même semble se détacher de toi et tu voudrais avoir le pouvoir d'effacer ces derniers mots échangés. avoir le pouvoir de ne pas imaginer sa colocataire comme son amante, son amante comme autre chose qu'une grande femme blonde et souriante. peut-être tout le contraire de toi. tu te fermes, comme une huître, ton visage tombe, tu regardes le sol à présent, dans ta propre maison tu ne sais plus où exister.. je ne veux pas te déranger, tu sais. qu'il souffle, et tu voudrais soupirer, rire, balayer d'une main ses doutes et plonger dans ses bras, armée d'un grand sourire "tu ne me dérangeras jamais!" voilà ce que tu voudrais dire qu'un air léger, et pourtant, ça te dérange, quelque part, qu'il puisse être... à d'autres. à d'autres femmes, en d'autres endroits. ça te dérange, oui, déjà. si.. si tu as des trucs à faire. tu lèves un oeil et reçoit le message d'un corps prêt à partir. à partir oui mais reviendra-t-il un jour ? tu es prise d'une panique incontrôlable et tu tends brusquement la main pour attraper la sienne, glacée, dans la tienne, brûlante et agitée. le contact te paraît explosif, douloureux... beau comme jamais. reste, tu murmures, fiévreuse, tu ne sais comment lui dire mieux. reste aujourd'hui, reste demain, reste pour la vie, tu penses à cet instant, alors que tes yeux remontent vers les siens et s'y accrochent avec intensité. je suis désolée, tu murmures, sans le lâcher du regard. je voulais juste... aider...

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Mar 19 Déc - 7:55
tout à coup, tu sens que l'atmosphère se tend et se refroidit. tu n'imaginais pas un instant que ça puisse te blesser à ce point mais tu sens ton corps tout entier qui se met à trembler. t'as l'impression d'être de trop, de ne plus être à ta place. elle te regarde, elle se referme et toi, tu ressens le besoin de fuir, de t'en aller. tu veux pas la déranger, tu veux pas non plus t'imposer. la situation est assez étrange pour que tu ne forces pas les choses. tu ne sais pas trop comment réagir autrement, comme coincé entre l'envie d'être ici et d'apprendre à la connaître autrement que par ses mots et celle de t'en aller, de laisser aux illusions cette relation qui n'existait sans doute que dans ton esprit et dans ton coeur. vous ne vous connaissiez pas suffisamment.. pas assez pour vous affronter, n'est-ce pas ? tu refuses pourtant de croire que ça puisse s'arrêter là. elle a su te toucher là où personne n'avait encore réussi à poser le doigt, comme si elle avait su trouver les mots justes pour comprendre ta peine et te l'exposer sur du papier. tu pensais que cette relation épistolaire pouvait évoluer dans le réel mais tout à coup, tu sens que tu t'es fourvoyé, comme si tu avais posé sur vous le poids de trop d'espoir. le soleil s'éteint, la lune se pointe et il fait froid. tu te lèves, prêt à partir. elle attrape pourtant ton poignet. un premier contact physique qui brûle ta peau, tu t'en délectes sans même vouloir te l'admettre. reste. un mot, une supplication presque. ce que tu attendais, ce que tu espérais. oui, tu vas rester, tu ne te feras pas prier. elle baisse les yeux, gênée. un geste trop rapide, sans doute. mais peu importe, c'était ce qu'il vous fallait, non ? je suis désolée, je voulais juste... aider... ses yeux dans les tiens et toute la sincérité que tu y lis. tu souris à peine, voilé par cet étrange sentiment qui se réveille en toi. me.. merci. tu dis en posant ta main sur la sienne, tes yeux qui se baisse sur sa peau d'ébène. je.. c'est ma faute. tu relèves le regard, perçant le sien pour y lire ce que tu ne saurais interpréter. c'est.. c'est bizarre, cette situation. tu expliques en souriant un peu plus. hier, vous vous écriviez, aujourd'hui, vous ne savez pas même comment vous parler. ça aurait dû être simple, pourtant, non ?

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