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keep going (balsh)

i'm the queen, can't taste it
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Mar 7 Fév - 20:18
un coup de poing qui part et tu sens déjà la fin. ça monte, dans ton esprit. les cris autour de toi qui t'énervent déjà. ça hurle victoire, pendant que toi, tu pourrais pleurer ta défaite. sérieusement ? il a perdu le petit ? des mois que tu paries toujours sur lui, des mois qu'il gagne toujours. c'est quoi ce bordel ? tu ne comprends pas, tu te dis même pendant un instant qu'il a fait exprès. t'as misé gros, et ­tu viens de tout perdre. le soucis, c'est que tu détestes perdre, tu détestes par dessus tout perdre de l'argent. rage qui grimpe, tu pousses les gens, et tu files dehors. clope entre les lèvres, les gens partent pendant que toi, tu attends une personne bien précise. une personne qui ne devrait pas tarder à venir. tu le sais, ça va arriver et tu vas lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais du perdre, qu’il n’aurait jamais du faire une telle chose. quelques secondes. quelques minutes, son petit minois qui apparaît. du sang encore séché sur le visage. t’as bien fait de ne pas te nettoyer. tu lances alors. haussement de sourcils. tu t’approches de lui, sans crainte, ni peur. tu sais pourtant de quoi il est capable.. mais toi, tu ne te bas pas à armes égales nash. jamais. tu préfères nettement avoir l’avantage plutôt que de te faire écraser sous une pluie de coups. tu sais qu’il est fort, normalement, mais aujourd’hui, il a perdu, ce soir, il t’a fait perdre et tu le considères comme seul responsable.alors, ça t’as fait mal de perdre, parce qu’à moi, ça ma fait bien plus mal encore. ton poing qui se serre, tu n’attends pas la réponse. rien. tu balances ton poing dans sa mâchoire. t’espères qu’il tombera k.o et d’un côté, tu espères qu’il se relèvera pour que tu laisses toute ta rage s’écouler. souffre douleur tout désigné, il n’en a possiblement pas conscience mais il t’aide, dans un sens, il t’aide. grâce à lui, tu n’iras pas faire n’importe quoi après en avoir fini avec lui. son corps qui tombe au sol. son sac qu’il lâche et ta clope à moitié entamée que tu lâches sur lui. on est fatigué ? tu lances, sournoisement.
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i'm the king, can't taste it
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Jeu 9 Fév - 15:05
le retour de billie qui te secoue, la dispute avec ton frère encore ancrée en toi et anja, perdue dans tout ce beau bordel. eze qui te soupçonne, effie qui s'éloigne et la perspective de te retrouver tout seul, une fois encore. ton coeur qui le digère mal, ton estomac aussi. l'esprit ailleurs, t'es pas dans ton état normal sur le ring. tu prends les coups, mais tu sens pas la douleur. ton état physique ne dépend plus de ton moral, désormais. pantin désarticulé, tu perds, allongé sur le sol. visage tuméfié, lèvres gonflées. dans les loges, tu fais peine à voir. on te présente des excuses que tu refuses d'entendre. tu te nettoies la moindre, mais tu gardes pour toi tes rituels de défaites. laisser le sang sécher sur ton visage, pour te souvenir des coups que t'as pris et de la douleur qui s'en suivra. quand tu quittes le navire, il est tard. t'es dans les derniers à partir, comme toujours. sac sur l'épaule, tu tombes sur nash. un parieur. tu le connais pas, mais tu sais qu'il se fait une fortune sur ton dos depuis des mois. ce sont pas tes affaires, finalement. t'es qu'un numéro dans la loterie des combats. il a choisi de miser sur toi, ça avait toujours porté ses fruits. mais personne n'est à l'abri d'une erreur, non ? t’as bien fait de ne pas te nettoyer. tu le regardes, sans comprendre ce qu'il te veut. il s'approche, clope au bec. tu donnerais tout pour être chez toi. ça pue les ennuis tout ça. son regard est dur, son expression sévère. toi, t'es voûté. fatigué, épuisé, à bout de souffle. tu clignes des paupières, faut que tu rentres. mais t'as bien compris qu'il comptait pas en rester là. alors, ça t’as fait mal de perdre, parce qu’à moi, ça ma fait bien plus mal encore. t'as pas le temps de répondre que tu t'en moques de son fric que son poing rencontre ta mâchoire. violente réaction, ton sac tombe à terre tout aussi lourdement que le reste de ton corps. bitume froid, presque mouillé. tu suffoques, t'as de la peine à te relever, mais tu le fais. t'es pas un lâche, et quand sa clope s'écrase sur tes fringues, tu sens la colère qui grimpe. on est fatigué ? tu te redresses sur tes jambes, tu le fixes, tu le pousses une première fois. dégage mec. tu le menaces une première fois. cocotte minute prête à exploser, mais pas ce soir. t'as pas le courage de te battre, pas après ta cuisante défaite. tu veux juste lui faire peur, juste qu'il s'en aille.

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Jeu 9 Fév - 20:31
au fond, est-ce qu'il ne t'aurait pas fait plus gagner d'argent que perdre ? possible, c'est même certain, mais tu ne te focalises pas dessus, non. tu t'es focalisé sur la somme importante que t'as perdu ce soir. tu lui en veux, terriblement, et tu ne sais pas comment te sortir cette haine si ce n'est pas les coups. homme déjà au sol, homme déjà tombé, t'en rajoutes une couche sans aucun état d'âme. tu t'en fiches bien qu'il ait mal, qu'il souffre, ou quoique ce soit. t'es juste là, à profiter de sa faiblesse. encore une fois, tu n'as aucune notion du bien et du mal. tu tangues même, du mauvais côté, et ça ne te fait rien. les représailles pourraient être terribles, mais tu t'en fiches. tu sais te protéger, puis, t'es un connard, c'est pas nouveau. dans ton monde, rien n'est blanc, ni même noir, tout est gris, comme ton âme. alors tu jettes ta clope encore allumée sur le déchet qu'il représente. pourtant il est là, pourtant il se relève. tu hausses un sourcil, t'as envie de sourire. c'est mal ? certainement. dégage mec. qu'il tranche, en se remettant sur ses jambes. tu souris, trop tard, tu souris, tu ris même en avançant. bah qu'est-ce qu'y a ? t'en as assez eu pour ce soir ? figure-toi que moi non. tu ponctues ta phrase avec un nouveau coup de poing que tu lui balances. peut-être va-t-il répliqué, peut-être va-t-il faire quelque chose. t'en sais rien encore et t'es pas du genre à réfléchir, t'es pas du genre à prévoir, tu agis simplement comme tu le ressens. t'as jamais énormément de tactique et c'est ce qui fait que t'es dangereux comme type. instable, personne ne peut vraiment savoir ce que tu vas faire. toi même, t'en sais rien. à terre, tu te permets de venir donner un coup de pied dans son tibia. tu joues avec le feu qu'il a allumé en toi, ce goût de la défaite.. t'arrives pas à la digérer nash, et il va souffrir de tes maux. pas les mêmes. porte-feuille troué comme un corps abîmé. en quelques sortes.
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Mar 14 Fév - 10:04
à bout de nerf, à bout de souffle. tu pourrais exploser, tu risques d'exploser.. tu rendras les coups, il paraît. mais dans ton état, t'es même pas certain de lui faire vraiment mal. tu le menaces, parce que tu sais pas quoi faire d'autre. t'as pas la force de le frapper, encore moins de te défendre. il dit bah qu'est-ce qu'y a ? t'en as assez eu pour ce soir ? figure-toi que moi non. et tu comprends tout simplement qu'il ne compte pas s'arrêter là. mauvaise pioche, baldur. tu en prends plein la tronche ce soir. coup de poing, suffisamment bien placé pour te faire vaciller encore. tes affaires au sol, toi aussi. le goût du goudron dans la bouche, la lèvre qui saigne. l'estomac en vrac, tu piges plus grand chose, mais tu te laisses faire. coup de pied dans le tibia, tu pousses un gémissement. faut que tu te défendes, baldur. tu peux pas laisser faire, pas si facilement. alors tu fais du mieux que tu peux, il te laisse une seconde de répit. celle de trop, t'es déjà debout. tu le fusilles, ton poing qui se serre et rencontre sa mâchoire. j'ai dit ; dégage ! que tu répètes en frappant une première fois, puis une seconde. col que tu attrapes avec tes deux mains et force que tu puises en toi pour le soulever contre le mur, derrière lui. l'étouffer, l'étrangler, peu importe le résultat. qu'il te fiche la paix, c'est tout. mais l'épuisement, bien trop présent.. tes muscles crispés qui tremblent. t'es un morceau de papier qui plie sous la pression du vent. tu vas t'écrouler, chateau de cartes.. il suffirait de pas grand chose. tes yeux dans les siens, hors de question que tu te rendes sans combattre.

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Mar 14 Fév - 14:05
gémissement qui s'échappe quand tu cognes contre son tibia. t'as la haine, contre lui, tu t'en prends à plus faible, cet homme qui s'est déjà fait frapper il y a encore quelques minutes. tu lui en remets une couche sans aucun état d'âme. t'es furieux et t'es simplement guidé par ta haine. tu recules, un instant et il en profite. il se relève, t'as pas le temps de le voir venir. tu serres ta mâchoire juste à temps pour recevoir le coup. tu prends le coup, tu serres tes dents, tu places ta main où tu ressens la douleur, tu t'y attendais pas. j'ai dit ; dégage ! et ça t'énerve un peu plus. entre ses mots et ses gestes, tu montes en puissance. second coup, col qu'il attrape et tu sens ton corps qui se coince contre le mur en face. choc assez violent; il a encore des forces .. il a encore des forces mais il ne les a même pas utilisé sur le ring. tu sens ses mains autour de ta gorge. il les presse, il les serre. air qui te vient à manquer pendant un instant, tu paniques nash. tu paniques et c'est jamais bon quand tu paniques. tes mains appuyées sur son torse pour le repousser.. il y en a une qui dérape, une qui vient se perdre à l'arrière de ton jean. c'est une arme que t'en ressors rapidement. chargée, cran de sûreté retiré, tu ne perds pas de temps. tu réfléchis pas. tu ne réfléchis plus. tu tires. arme pointée vers le bas. sa jambe certainement que tu atteints, ou peut-être son pied. t'en sais rien, tu t'en fiches. tout ce que tu ressens, c'est qu'il lâche ta gorge et c'est ça qui te fait du bien. ta main contre ta gorge, l'autre sur l'arme, tu continue de la pointer sur lui. t'aurais mieux fait de te battre comme ça sur le ring. tu balances, sarcastiquement, tu ranges ton arme et tu cherches où est-ce que tu l'as blessé.
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Mer 15 Fév - 8:56
les nerfs en compote, t'exploses. tu te relèves, mais l'effort est trop important. ton corps vacille, tu tiens à peine debout. tu frappes, comme tu peux. tu utilises ce qu'il te reste de rage mais ça te paraît loin d'être suffisant. tes mains autour de son cou, tu serres.. tes muscles se crispent et tremblent. tu peux paraître effrayant, mais t'es trop épuisé pour mener à bien cette guerre qu'il semble avoir déclenché. tu piges pas le pourquoi du comment, t'as juste pas les nerfs assez solide pour ça. il veut ta peau, tu te laisseras pas faire.. sauf que.. tu vois rien venir. dans ta colère, tu ignores tout des signes avant-coureur et avant même d'avoir pu l'empêcher de remuer d'avantage, le voilà qui sort une arme. t'as à peine le temps de la voir briller sous la lumière blafarde des lampadaire que le coup part. la douleur est cinglante, tu t'écroules. touché à la hanche, le sang qui glisse sur le bitume, ton visage déformé dans une grimace terrifiante. tu l'entends dire [color=#a98765]t'aurais mieux fait de te battre comme ça sur le ring./color] mais tu ne réponds rien, les mains sur ta blessure. le sang qui continue de se verser et ton coeur qui bat trop fort. t'as jamais ressenti ça.. les coups, t'as l'habitude de les prendre. mais les balles.. tu gémis, te tortilles dans tous les sens. tu pourrais lui balancer quelques insanités mais il te manque le courage et la force de le faire. et alors que ton corps tout entier se met à trembler, tu te dis qu'à moindre mal, la douleur te permettra d'oublier une bonne fois pour toute celle qu'a laissé joan derrière elle.. fausse pioche, parce que les mains sur la hanche, le regard hagard, c'est son visage qui se dessine dans ton esprit. à croire qu'elle ne t'abandonnera jamais.. et tu gémis, une plainte de plus. douleur physique et psychique, t'as l'impression d'avoir tout perdu ce soir.

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Mer 15 Fév - 20:17
bruit d'arme. tu tires, tu réfléchis pas. comme si tu étais en danger. tu ne l'es pas. non, pas vraiment, mais tu débloques complètement nash. tu tires et il tombe. il desserres son emprise sur ta nuque, il recule, titubes presque avant de tomber au sol. tu entends son cri, tu sens sa douleur et tu ne sais pas si t'as envie de partir en courant ou de regarder encore un peu. esprit malsain qui prend possession de toi, quelques instants. tu vois le sang qui coule. sa hanche, vraisemblablement. tu ne dis rien, tu restes quelques secondes muet. jusqu'à ce qu'il gémisse encore de douleur. peut-être un électrochoc. tu ne le connais pas ce type. merde. il a peut-être une famille, des amis, des enfants. tu ne sais pas. il est peut-être attendu ce soir. tu ne le connais pas et ton acte peut avoir de grave conséquence. tu te baisses à sa hauteur, tu fouilles ses poches et t'en sors un téléphone. tu ne réfléchis pas trop. tu prends les derniers messages qu'il a reçu et tu envois un sms. un certain loki. prénom étrange, mais tu n'as pas vraiment le temps d'y penser. tu composes ton message avant de remettre son téléphone dans sa poche. tu le regardes, tes yeux dans les siens. ça doit faire mal quand même.. t'es con nash, t'es terriblement stupide quand tu t'y mets. tu prends tout au second degré, comme si c'était marrant ce qu'il vient de se passer. ce n'est pas le cas. bon, j'vais y aller. y'a quelqu'un qui va venir pour toi. j'espère que tu retiendras la leçon, et cherches pas à te venger, on ne joue clairement pas avec les mêmes armes. tu tranches, finalement. et tu fais demi-tour, tu le laisses là, en plan, comme si c'était normal, comme si c'était beau. t'espères quelque part que ce loki viendra l'aider, que ce loki apparaîtra comme par magie, t'as pas envie d'avoir sa mort sur ta conscience.. enfin, ce qu'il en reste évidemment.
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Lun 20 Fév - 13:05
la douleur qui te tiraille, les muscles tendus et le sang qui coule. son goût dans ta gorge, ton esprit qui déraille. tu sais plus trop ce que tu dois voir ou non, ce que tu crois voir ou non. joan, à genoux, près de toi. sa main sur ta joue, pourtant c'est une pression sur ton ventre que tu sens. l'image, le son et les sens sont dérangés, tu perds toute notion de réalité et puis, une voix qui se soulève dans les abysses ça doit faire mal quand même.. oui, ça fait mal. mais t'acquiesces pas, tu restes hagard, allongé. t'es même pas certain de vivre tout ça. suite logique, pourtant. tu l'as cherchée, si longtemps, cette douleur. elle était sensée te libérer, pas t'enfermer à nouveau dans tes vieilles abîmes. la jambe qui se tend, dernier réflexe.. alors c'est ça ? la fin ? la mort ? t'es même pas sûr.. il est où l'écran de tes souvenirs ? bouche entre-ouverte, une ombre qui se baisse à nouveau. pression sur ton ventre, encore, joan qui disparaît. une voix, la même bon, j'vais y aller. y'a quelqu'un qui va venir pour toi. j'espère que tu retiendras la leçon, et cherc.. et finalement, le silence, le noir, tes paupières qui se ferment et la douleur qui s'estompe..

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Lun 6 Mar - 10:58
Ton portable qui vibre, un message de Baldur. T’es tenté de l’ignorer. Après tout, c’est tout ce qu’il mérite. Il a brisé ton cœur, avec la femme que tu as toujours aimé et il fait comme si ça n’était pas grave. Pourtant, tu peux pas l’ignorer. Il reste de ta famille malgré tout le mal qu’il t’a fait. Tu lis alors les quelques lignes intrigué. Y a un adresse. Qu’est-ce qu’il te veut ? Tu soupires alors que tu prends Emily pour la mettre dans ta voiture. Elle ne se réveille pas et alors que tu conduis, tu commences à avoir un mauvais pressentiment. Peut-être l’instinct de frère qui parle ou alors c’est parce que plus t’avances dans les ruelles de Brooklyn et plus ça te semble mal famé. Sérieux, si c’est encore un de ses tours, tu vas le défoncer. Tu accélères un peu et t’arrives enfin à destination. Tu coupes le moteur et dernier regard à ta fille qui dort toujours, tu sors, refermant la voiture derrière toi. « Y a quelqu’un ? » demandes-tu alors que tu marches à l’aveuglette. Tu sais pas ce que tu vas trouver et t’as un peu peur. Tu tournes la tête vers une masse au sol et tu reconnais le corps de Baldur. Tu t’approches. « Baldur ? » Tu allumes ton téléphone pour l’éclairer et ce que tu vois te fige sur place. Ce sang, tout ce sang. C’est le sien ? Tu sais pas et tu paniques. Tes mains lâchent ton téléphone et tu ne sais plus quoi faire. Même si tu lui en veux, t’as jamais voulu sa mort. T’attrapes ton téléphone rapidement et tu contactes une ambulance. T’expliques vite fait ce que tu vois et on te prévient que les secours vont arriver. Tu appuies sur la plaie pour essayer de stopper l’hémorragie. « Je te préviens sale con ! T’as pas intérêt à mourir comme une pauvre merde ici. C’est moi qui doit te tuer. » Et tu continues d’appuyer parce que tu peux faire que ça pour le moment.

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Ven 17 Mar - 9:54
la douleur, le silence, le froid autour de toi et la pénombre. tu ne te souviendras de rien d'autre de cet instant précis où il t'abandonne à ton sort, dans la rue. tu revois la lumière, les gyrophares, tu crois. tu te souviens d'un léger bruit, puis d'une lumière vive.. plusieurs lumières vives. quelques pressions sur ton abdomen et puis, tu ouvres les yeux, enfin. l'image est floue, la douleur est toujours là. tu fermes à nouveau les paupières.. les couleurs sont trop vives, trop claires. ton esprit prend son temps pour se réveiller. se rappelant à toi par quelques joyeux souvenirs.. ta défaite, puis nash. le bruit du canon, la balle qui part et traverse ta jambe. les coups, le sang, le bitume. une voix, lointaine.. celle de ton frère. oui, c'est ça. tu sais pas si c'était réel, mais t'as l'impression qu'il était là, prêt à tout te pardonner. c'est sûrement ce qui nous arrive quand on frôle la mort.. comme l'oasis en plein désert. tu ouvres les yeux, doucement. silhouette face à toi, pas trop loin. t'es couché dans un lit, tu reprends contact avec tes muscles doucement. légers spasmes, ta main qui se serre sur le matelas. c'est confortable. tes yeux qui s'ouvrent un peu plus, l'image qui devient plus net.. et tu crois rêver. ton frère, à ton chevet, c'est ça ? je suis mort ? voix pâteuse, langue rappeuse.. il lève les yeux sur toi, il esquisse ce qui ressemble à un sourire. tu comprends pas.. aux dernières nouvelles, vous étiez en froids, non ? et puis, anja.. son image, dans ton esprit. qui se dessine lentement. pourquoi elle ? pourquoi pas une autre ? tu fermes les yeux. trop d'informations te fatigue, tu essaies de te concentrer sur lui, d'abord sur lui. tes mains qui se crispent déjà sur le matelas.

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Jeu 1 Juin - 10:54
tu as du mal à croire que t’as failli perdre ton frère alors que tu le regardes dans ce lit d’hôpital. t’as du mal à réaliser qu’il aurait pas fallu plus de quelques minutes avant qu’il meure et que tu regrettes toutes les choses que tu lui as dites. t’as suivi la scène comme si tu n’étais pas là. les sirènes de l’ambulance, la police. tout ça t’as semblé être un rêve parce que tout ce que tu voyais c’était le corps de baldur et ce sang. tout ce sang ! t’as jamais peur de ce liquide rouge. mais alors qu’il s’échappait du corps inconscient de ton frère, t’as commencé à en être effrayé. baldur ne pouvait pas mourir, pas comme ça dans cette ruelle morbide. c’était toi qui devait le tuer pour ce qu’il t’a fait, pour ce qu’il vous a fait. t’as passé la nuit avec lui emily sur tes genoux. t’avais été obligé de la prendre avec toi. puis tes parents étaient venus la chercher pour que tu puisses essayer de te reposer. mais t’avais pas pu fermer les yeux. tu ne le pouvais pas. fallait que tu restes éveillé si quelque chose d’autre arrivait à ce grand frère que t’étais censé détester. censé, parce que maintenant, tu n’éprouves que de la tristesse et de la détresse à l’idée de l’avoir perdu. bladur bouge dans le lit et quand il ouvre les yeux tu souris presque. il demande s’il est mort et tu lèves les yeux au ciel. « pas encore, c’est moi qui doit te tuer… » dis-tu d’un ton neutre. il referme les yeux et tu affiches un sourire plus grand sur ton visage, que tu effaces de suite. le soulagement peut également se lire sur ton visage. tu savais qu’il allait bien, que sa vie n’était pas en danger selon les médecins, mais tant que tu ne l’avais pas vu éveillé, tu n’y croyais qu’à moitié. « j’te jure me refais plus jamais ça ! » et tu trembles, te rappelant tes mains pleines de sang alors que tu pressais sur la plaie comme on t’avait dit de le faire au téléphone pendant que l’ambulance était en route. « il s’est passé quoi pour que tu prennes une balle dans la jambe. et me dis pas rien, sinon je t’étrangle. » tu rigoles pas. tu le laisseras pas s’échapper avec un rien. normalement, tu aurais du lui demander comment il allait. mais ce n’est pas le cas parce que tu vois bien que ça va pas et l’entendre ne fera qu’agrandir la peur que tu as ressenti quand tu l’as vu allongé sur le sol, dans une flaque de sang.

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Mar 13 Juin - 14:41
t'aimes pas être au pied du mur, baldur.. pourtant, t'y voilà. et t'as plus le choix, désormais. parce que tout va se savoir, très vite, trop vite. t'as pris une balle, tu t'en souviens. même si t'as oublié le reste. t'es ici, dans cette chambre et tu sais pas par quel miracle tu vis encore. mais loki est là, près de toi.. t'essaies pas de comprendre pourquoi, ni comment il a su.. sans lui, tu serais sans doute mort à l'heure qu'il est. tu devrais le remercier, mais tu sais pas trop comment t'y prendre.. vous étiez en froids, vraiment. et tu ne lui en voulais pas, t'avais couché avec billie. pire que ça, t'en avais été amoureux, baldur. et ça, ça s'fait pas, il paraît. tu soupires, les yeux clos, il dit pas encore, c’est moi qui doit te tuer… t'esquisses l'ombre d'un sourire. il est drôle, quand il veut.. quoi que la situation s'y prête assez bien. t'as mal partout, mais pas assez pour te rendormir et éviter la suite. parce qu'il est là, le mur, baldur. la vérité, toute nue.. tu peux pas trouver une bonne raison à cette balle qui s'est logée dans ta cuisse, non. tu vas pas pouvoir inventer une chute au boulot et tu sais que loki ne va pas rester assis près de toi sans chercher à comprendre ce qui vous amène tous les deux dans cette chambre. tu ouvres les yeux, il te regarde j’te jure me refais plus jamais ça ! tu souris à peine. promis, j'vais essayer. avec le peu de conviction que tu peux y mettre. et puis, la voilà, la question ; il s’est passé quoi pour que tu prennes une balle dans la jambe. et me dis pas rien, sinon je t’étrangle. et ton coeur se serre.. tu l'as jamais dit à personne, baldur.. ou alors juste à eze.. ce qui peut paraître étrange, finalement. tu lèves les yeux au ciel, t'as plus le choix. et tu détestes ça, baldur. il a parié sur le mauvais cheval, il a perdu une somme importante.. et il m'a fait comprendre son mécontentement. tu restes vague, mais tu sais qu'il te faudra donner plus de détails.. après tout, il le mérite bien, non ?

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Mer 28 Juin - 15:53
tu crois pas avoir déjà eu aussi peur dans toute ta vie, et pourtant t’en as fait des choses dangereuses. tu pouvais mourir à chaque course que tu faisais. t’avais peur pour ta vie, c’est vrai, mais l’adrénaline de ses moments te faisaient oublier les frayeurs que tu pouvais te faire. mais là, avec baldur, c’était totalement nouveau. t’as eu peur de perdre un membre de ta famille, qu’il meure entre tes mains alors que le sang coulait hors de son corps. t’as eu peur de te retrouver seul dans cette ruelle alors que tu te battais pour essayer de retenir le flot de sortir. heureusement, les secours étaient arrivés assez vite, mais ça ne t’avait pas empêcher de ressentir ce vide dans ton cœur et de laisser ton esprit vagabonder avec toutes ces questions. et s’il mourait ? et s’il perdait sa jambe ? t’as imaginé toute sorte de scénario et un soupir de soulagement s’échappe de tes lèvres quand il se réveille. il est pas mort, pas encore. ça c’est ton boulot. tu dois l’étrangler pour avoir couché avec billie. mais ça attendra qu’il soit de nouveau sur pieds. tu tires pas sur l’ambulance et ce même si tu sais que t’aurais plus de chance de le toucher maintenant que lorsqu’il sera en pleine forme. tu le fais jurer de ne jamais recommencer. tu penses pas que ton cœur supporterait une nouvelle frayeur comme celle-là. « t’essaies pas, tu fais. » que tu dis d’un ton autoritaire. tu sais pas ce qui s’est passé mais tu veux plus jamais que ça arrive. tu tiens trop à lui, malgré tout ce qui s’est passé, pour le laisser se faire blesser de la sorte encore une fois. tu finis par lui demander ce qui s’est passé dans cette ruelle et tu ne lui laisses pas le choix. il va devoir te dire la vérité qu’il le veuille ou non. il parle, et toi tu comprends pas. comment ça il a parié sur le mauvais cheval ? à quoi fait-il référence ? tu fronces les sourcils avant de faire le rapprochement avec tous les bleus qui couvrent son corps. « j’imagine que ça a un rapport avec tes blessures ? » tu montres du doigt ses côtes que t’as vu quand ils lui ont enlevé ses vêtements pour l’habiller de cette robe d’hôpital ignoble. « tu fais quoi exactement pour qu’on parie sur toi et que tu te reçoives une balle dans la jambe… » et qu’il te dise pas des mensonges. t’as toi-même trempé dans des courses illégales, tu sais ce que c’est de parier sur quelqu’un et d’être frustré de ne pas avoir gagné. mais jamais, tu n’as reçu de balle parce que tu avais gagné.

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Jeu 29 Juin - 13:35
t’essaies pas, tu fais. c'est peut-être ça, la force de votre famille. resté soudés, quoi qu'il arrive. même si vous vous détestez au plus haut point, être là les uns pour les autres. tu l'avais jamais remarqué avant mais à présent tu réalises.. loki t'a sauvé la vie, cette nuit. et s'il n'avait pas été là, tu serais certainement mort quelque part dans une ruelle. c'est triste à dire, mais c'est un fait, baldur. et tu prends un coup dans le bide rien qu'en y pensant. il avait toutes les raisons du monde de te laisser crever, loki. il ne l'a pourtant pas fait.. et toi, t'avais pris un malin plaisir à lui balancer ta liaison avec billie en pleine tronche. t'avais été assez con pour tenter de lui faire du mal et la détruire pour oublier qu'il était ton frère, avant tout. et si la situation avait été inversée, l'aurais-tu sauvé, baldur ? t'en es même pas sûr.. monstre d'égoïsme. tu refuses de l'admettre mais tu l'aimes, loki. et il t'a manqué. le retrouver ici, c'est comme revoir enfin la lumière du jour après avoir passé plusieurs semaines dans un bunker. il s'impose à toi comme une évidence, tu peux pas vivre sans lui, c'est un fait. alors quand il demande des explications, tu te livres, un peu. tu te dis qu'il le mérite mais surtout qu'il a le droit de savoir. j’imagine que ça a un rapport avec tes blessures ? tu fais quoi exactement pour qu’on parie sur toi et que tu te reçoives une balle dans la jambe… t'es pas surpris qu'il sache pour tes blessures. il a dû t'observer, de bien des manières. tu te sentirais presque violé dans ton intimité mais tu ne le signales pas.. tu le regardes en soupirant. je me livre à des combats de rue. vérité qui tombe, comme ça. une part de toi que tu lui offres, en guise de reconnaissance. sachant pertinemment que la moral qui va suivre va t'agacer et sûrement tendre tes muscles un peu trop.

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Mer 5 Juil - 15:07
avoir presque perdu ton frère, ça t’a rappelé à quel point tu l’aimes ce con. t’es pas prêt à lui pardonner ce qu’il a fait, pas encore. cependant, tu sais que tu ne lui en veux plus autant qu’avant. sûrement à cause de tout ce sang que tu as vu coulé de sa blessure. plaie que tu as couvert de tes mains alors que tu sentais le liquide chaud s’échapper sur tes mains. t’as pleuré, tu le sais, tu l’as senti. et puis tout s’est passé rapidement. de l’ambulance à sa chambre d’hôpital en passant par son réveil. alors, maintenant que tu l’a retrouvé, tu ne veux plus qu’il soit aux frontières de la mort. tu ne supporterais pas de le perdre. tu l’as réalisé alors que tu regardais les secours s’affairaient autour de lui. peut t’importe ce qu’il a fait, ce qu’il fera et ce qu’il fait. tu ne veux pas qu’il meure. tu veux le garder près de toi encore longtemps ce grand frère que t’aimes malgré tout. mais ça, tu ne le diras jamais. les atkins vous êtes trop fiers pour faire ce genre de confession. à la place tu lui demandes ce qu’il s’est passé et t’apprends qu’on parie sur lui. tu fronces les sourcils voulant savoir pourquoi on parie sur lui. tu veux pas de bobards, parce que tu sais ce que c’est. t’as toi-même été l’objet de pas mal de pari, mais jamais t’as été menacé par une arme et encore moins avec un trou de balle dans la jambe. baldur soupire avant de te répondre et tu lèves les yeux au ciel. tu comprends mieux ses blessures maintenant. « ça fait longtemps que tu fais ça ? » tu demandes parce que tu ne te souviens pas du tout quand t’as commencé à remarquer les bleus sur son visage, mais également ses bras et le reste de son corps. « j’imagine que personne n’est au courant. » que tu rajoutes plus pour toi que pour lui. toi aussi t’avais gardé secret tes courses automobiles. tu sais même pas s’il l’a jamais su. et puis c’est pas le genre de sujet dont on peut parler lors d’un repas de famille. « oh vous savez pas, mais souvent, j’me fais tabasser dans la rue par des mecs parce que j’aime me battre ». tes parents et sif feraient sûrement un arrêt cardiaque et ce même si vos parents ne se préoccupent plus depuis longtemps de ce que baldur et toi faites.

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Mar 11 Juil - 9:21
pour t'avoir sauvé la vie, il mérite bien une confidence, non ? alors tu te décides à le lui dire.. ça te libère à peine, baldur. parce que le mal est bien plus profond que ça. dire que tu participes à des combats de rue, ça en revient à dire que tout va bien quand, en réalité, tout va mal. tu souffres, point barre. le deuil, tu l'as toujours pas fait. en ajoutant à cette douleur le départ de billie et la manière dont elle t'a traitée, il faut bien admettre que tu n'avais plus grand chose à attendre de ta misérable existence, baldur. et puis, t'as tout fait foiré avec ton frère, et même s'il est là, même s'il te parle comme si de rien n'était, tu sais qu'il ne tournera pas la page si facilement. il t'aime, tu l'aimes aussi.. l'évidence est là mais vous ne vous le dites jamais, trop de fierté, sans doute. alors tu lâches une confidence pour lui faire comprendre que tu le respectes, que tu l'estimes assez pour lui permettre d'entrevoir la tête de l'iceberg qui gèle ton coeur depuis des années. ça fait longtemps que tu fais ça ? question rhétorique, ça t'arrache un sourire, un soupire même. tu sais plus, tu sais pas.. depuis quand est-elle morte ? depuis quand t'as commencé à te battre pour te sentir vivant ? même elle l'avait découvert, après tout. j’imagine que personne n’est au courant. tu ris, jaune.. c'est léger, mais ça s'entend. tu sais qu'il te comprend, sur ce point. tu te vois mal l'admettre devant toute la famille. après tout, vous n'avez jamais perdu de temps à vous raconter vos petits secrets, non ? ça a commencé juste avant son décès. tu admets, finalement, sans le regarder. t'as les yeux qui se remplissent de larmes mais tu te refuses de les laisser couler. tu veux pas paraître faible et pourtant, tu l'es, baldur. personne n'a jamais su voir sous la carapace que tu as érigée sur tes émotions, elle est pourtant plus fragile que jamais aujourd'hui.

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Lun 11 Sep - 12:18
t’arrives pas à croire que t’a failli perdre ton frère. ça t’a fait comprendre à quel point, tu tenais à lui et que ce qui c’était passé était futile. tu ne lui as pas pardonné d’ailleurs, mais tu commences à voir le bout du tunnel du pardon. peut-être que tu réussiras à le faire un jour, qui sait ? mais pour le moment ce n’est pas le cas. tu restes cependant à ses côtés parce que tu as eu peur qu’il meure dans tes bras. t’auras pas supporté de sentir la vie quitter son corps alors que tu l’avais dans les bras. heureusement ce n’était pas le cas, et maintenant tu cherches à comprendre pourquoi il était là-bas et pourquoi il a autant de bleus sur le corps. baldur t’apprend que c’est à cause de ses combats de rue et tu fronces les sourcils. tu ne lui feras pas la morale, parce que ce serait vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. après tout, toi aussi t’as trempé dans des trucs pas très légal, notamment les courses de voitures. et c’est fini ce temps-là, ça fait toujours partie de toi. tu veux cependant, savoir depuis combien de temps, mais tu ne poses pas de questions. vous êtes comme ça dans la famille, vous voulez savoir les choses, mais vous laissez les autres parler quand ils se sentent prêts à se dévoiler. la voix de baldur te parvient à nouveau, parlant de la période où il a commencé à faire des combats et tu penches la tête vers lui sans comprendre. t’aurais pu comprendre après son décès, mais avant… pourquoi ? « j’imagine que le fait qu’elle soit morte n’a pas arrangé les choses. » tu pousses un soupir en te maudissant. t’as rien vu. ou plutôt t’as préféré faire l’autruche quant à ses blessures, te disant que ça ne pouvait pas être bien grave. tu déposes ta main sur celle de ton grand frère, sans savoir s’il va retirer la sienne ou pas. « je suis désolé, baldur. » tu ne devrais pas être celui qui s’excuse, et pourtant, tu le fais. tu le fais parce que tu ne veux pas le voir disparaitre de ta vie, de celle de sif ni même de celle de emily. elles ont toutes les deux besoin de lui, comme toi aussi tu as besoin de ton abruti de frère. tu sens les larmes venir s’accumuler au creux de tes yeux et tu renifles bruyamment. « t’arrêteras pas, même si je te le demande pas vrai ? » encore une fois c’est une question rhétorique. baldur n’arrêtera pas parce que tu l’auras demandé.

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Jeu 14 Sep - 13:44
la vulnérabilité dans ta voix est inédite, baldur. t'as jamais été à ce point sensible et sincère avec qui que ce soit. mais loki le mérite, plus que les autres. parce qu'il est là, malgré tout. parce que t'as brisé une partie de lui en lui confiant avoir couché avec billie juste après son départ et que t'as sans doute réduit les chances qu'ils avaient de reconstruire leur famille à néant en avouant avoir des sentiments pour la jeune femme.. parce que t'as été le monstre qui peuple les cauchemars de tous les gosses du monde pour ton frère et que t'as rien fait pour l'aider, jamais rien. t'as été là après le départ de billie, certes, mais par culpabilité, uniquement. pensant que ta présence suffirait à racheter ta morale mais regardes-toi, baldur. t'as eu tellement de raisons de te punir que prendre des coups te paraissait une bien faible compensation finalement, dans tout cet enfer. tu lui confesses cependant avoir commencé juste avant le décès de joan. tu sais bien que ça peut paraître dingue, mais à l'époque, la routine faisait tanguer votre histoire et t'avais rien trouvé de mieux à faire que de jouer aux cons pour mettre un peu de piment dans ton existence. la suite n'avait été qu'une succession de désillusions et de déboires.. l'addition de tous ces maux n'avait fait que t'enfoncer un peu plus dans tes conneries. j’imagine que le fait qu’elle soit morte n’a pas arrangé les choses. tu secoues le visage, sans le regarder. larme à l'oeil, rien qu'en y repensant. son décès avait tout enclenché, même. t'avais commencé à le faire plus régulièrement et à accepter plus de combats. t'avais pris plus de coup, par plaisir, pour te punir. parce que c'était ton seul moyen pour affronter tout ce pourquoi tu te portais responsable. je suis désolé, baldur. sa main sur la tienne, ton coeur qui s'arrête un instant. tu relèves les yeux vers lui, ils sont humides, t'as jamais été comme ça. tu souris à peine, serrant un peu plus sa main dans la tienne. c'est moi qui m'excuse, loki. j'ai été un gros connard, j'ai tout fait foirer. tu avoues sans détour. tu soupires, le souffle court. tu sais plus quoi penser de tout ça, peut-être devrais-tu y mettre un terme, non ? t’arrêteras pas, même si je te le demande pas vrai ? tu détournes tes yeux. tu sais qu'il aimerait que tu te ranges, que tu reprennes tes esprits et que tu affrontes ton deuil une bonne fois pour toute.. tu sais que tu le veux aussi, baldur. mais quelque chose t'en empêche, pour l'heure. je.. je ne sais pas, loki. tu dis en regardant dehors. prendre des coups.. c'est une manière comme une autre de me punir pour toute les erreurs que j'ai commises. t'expliques, doucement, respirant tranquillement.

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