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childhood memories

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Ven 11 Sep - 18:53

we're all a little weird and life's a little weird, and when we find someone whose weirdness is compatible with ours, we join up with them and fall in mutual weirdness and call it love.

assise sur l'herbe, les cheveux dans le vent, le calepin à la main, je laissais mon esprit divaguer au gré de mes idées. et elles fusaient. ce quartier était tellement inspirant, tellement en harmonie avec mon esprit. tellement tout. il me faisait me sentir chez moi, dans la petite caravane qui vagabondait ici et là, sans but précis, mais avec la ferme intention de nous faire découvrir le monde. la vie. en y repensant, voyager me manquait. atrocement. il y avait tellement de code, de règles, dans une ville comme brooklyn. véritable fourmilière humaine. mais ce quartier était différent de tous les autres. je me sentais libre. je me sentais moi. dans ce quartier, je pouvais voyager à nouveau. je ressentais presque la présence rassurante de mon père, et la vulgarité du vocabulaire de ma mère. cette pensée me fit sourire. qu'est-ce qu'ils me manquaient ceux-là. je me surpris à repenser à plein de choses. plein de gens, qui n'étaient maintenant que des ombres. seul un visage subsistait. celui d'azel. mon amie. ma confidente. mon lien avec la civilisation quand nous nous trouvions au fin fond de la jungle. on s'était juré de toujours garder contact, mais les années avaient passé. nos chemins s'étaient séparés. nous avions grandi. je levai la tête de mon calepin, que je maltraitais à coup de crayon. mes yeux se posèrent sur la foule, sur les gens qui défilaient. ils étaient tous différents. mais tous semblables en un sens. puis comme un éclair au milieu de la nuit, je l'aperçue. cette silhouette familière qui hantait mes souvenirs d'enfant. cette tignasse blonde, je la connaissais par coeur. je l'avais coiffée, décoiffée et recoiffée. comme on le faisait à une poupée. je me levai précipitamment, abandonnant mes affaires à leur sort. il ne fallait pas que je la laisse filer. à condition que ce soit bien elle. les souvenirs remués pouvaient parfois vous faire voir des fantômes. c'est une chose scientifiquement prouvée, vous pouvez vérifier. je me frayai un chemin à travers les gens, manquant de me faire renverser par une vieille à bicyclette. mais merde, fais gaffe mamie. je me rapprochai de plus en plus de ma cible, et soudain ma main se posa sur son épaule, la forçant à se retourner. je poussai un soupir de soulagement. de joie. mon amie. ma belle amie. elle était là, devant moi. azel. je lâchai d'un air soulagée. je n'aurais jamais imaginé te revoir un jour. après avoir parcouru le monde. après avoir vu tant de gens. je n'aurais jamais pensé la retrouver ici, dans cette même ville où j'avais décidé de commencer ma vie.
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Mer 16 Sep - 20:42
tes pieds martèlent le sol, machinalement, mécaniquement. t'es le robot de ta propre conscience. là, à la falaise de l'évanouissement, à la limite de l'effondrement. t'oublies tout, tes soucis s'envolent, ton esprit s'allège. tu cours jusqu'à perdre haleine, la bordure du ciel pour seule limite. ton rythme est tout sauf régulier, ta respiration saccadée s'emballe à mesure que les secondes se meurent. tu brûles, le feu se répand le long de ta peau ambrée, léchée par les rayons timides du soleil embrasé. le venin inoffensif coule à même tes veines, se répand jusqu'au bout de tes membres tremblants. douce adrénaline. t'es comme un amas de roulements rouillés, tu grinces, tu craques, t'es à bout mais tu continues. les poumons en flammes, la gorge en ébullition. tu voles au-dessus du ciel, à des milliers de mètres de tout. tu t'évades, tu te perds. l'air frais te gifle le ventre, les joues, les cuisses. il te plaque en arrière, t'attrapes de ses bras de souffle. il essaie de toutes ses forces mais tu résistes, tes muscles se révoltent mais tu ne les entends pas. t'es dans ton monde, étrangère à ton propre corps. tu relèves la tête, des éclairs dans les yeux, des piques dans le cœur. prise au piège au milieu d'une mare humaine. ta solitude éphémère s'envole au fur et à mesure que t’atteins le cœur de la ville. tu slalomes entre les obstacles, une bouche d’égout entrouverte, un morceau de carton laissé à l'abandon. tu finis par ralentir pour ensuite t'arrêter à proximité d'un kiosque à journaux. seulement le temps de retrouver ton souffle égaré quelque part entre ton sens et ta raison. et puis une main froide sur ton épaule. perdue dans tes pensées, tu sursautes au simple contact glacé contre ta peau brûlante. tu te retournes les sourcils froncés et là ton souffle se fait la malle une nouvelle fois. parce que tes pupilles tombent sur mia. c'est pas possible. t'en crois pas tes yeux, tu dois rêver. un rire brusque, un son brutal s'échappe d'entre tes lèvres. t'arrives pas à y croire. azel. je n'aurais jamais imaginé te revoir un jour. t'entends sa voix, tu la regardes attentivement mais tu percutes pas directement. tu scrutes son visage comme pour t'assurer une énième fois de son identité. mais ouais. c'est elle, mia, là, devant toi. mia! t'en reviens pas. tu sors soudain de ta transe et l'attires brutalement à toi. alors que ton menton vient élire domicile sur son épaule, tu autorises tes émotions à prendre possession de ton âme. les larmes aux yeux tu murmures contre son oreille ; qu'est-ce que tu fais là?

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Jeu 17 Sep - 20:12
we're all a little weird and life's a little weird, and when we find someone whose weirdness is compatible with ours, we join up with them and fall in mutual weirdness and call it love.

elle rigole. voilà la première chose qu'elle fait. et ce rire. mon dieu ce rire. il fait du bien. il fait du bien au coeur. au corps. et à l'esprit aussi. c'est un rire chaleureux malgré sa brutalité. un rire qui éclipse tous les autres sons autour de moi. mia! qu'est-ce que tu fais là? elle me serre dans ses bras. si fort. comme si toutes les années passées loin l'une de l'autre manipulaient ses bras. je crois bien qu'elles manipulèrent aussi les miens quand je la serrai à mon tour. fort. fort. jamais je n'aurais la revoir. pas ici. pas après tout ce temps. je déposai un énorme baiser sur sa joue. qu'est-ce qu'elle m'avait manqué cette petite blonde. j'ai décidé de quitter ma vie de bohème pour me poser. me poser. ce terme me semblait tellement barbare. je m'imaginais derrière un bureau. avec une maison américain comme il en existait des milliers. un mari avare de bières et de pizzas. ce sentiment me faisait frissonner en y repensant. je ne voulais pas être un petit oiseau enfermé dans une cage. je voulais voler. et azel me redonnait soudainement le sentiment que tout était possible. mais toi, pourquoi as-tu quitté le soleil et les plages de la californie pour la pluie et les gens pressés ? je souris à cette phrase. azel et moi avions eu la même enfance. les mêmes parents hippies. quoi que sa mère devait être un peu plus fidèle. et la même éducation. nous étions les mêmes. et c'était probablement pour cela que nous étions réunies ici. je me détachai d'elle. pour mieux la regarder. pour avoir les conséquences que le temps avait eu sur elle. ses cheveux étaient plus courts. ses joues toujours aussi roses. l'effort qu'elle venait de faire devait y être pour quelque chose. mais ses yeux. ses yeux étaient moins pétillants qu'avant. il avait dû se passer quelque chose. un garçon peut être. mais je pouvais me tromper. de toutes façons, elle me raconterait probablement tout plus tard. elle était comme ça. ah. ça faisait de bien devoir une tête familière. un souvenir de mon passé.
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Dim 20 Sep - 20:21
tu planes, droguée à ce trop-plein d'émotions. tu voles, aller simple pour le nirvana. ses bras t'encerclent à leur tour et tu te perds, tu t'égares dans son étreinte, aveuglée par son odeur familière, par ses souvenirs qui te reviennent en mémoire par dizaines. ton sourire est plus lumineux encore que la neige baignée par le soleil, à tel point que les muscles de tes joues s’essoufflent en quelques secondes. tu te sens bien, tellement bien. c'est comme si par ce simple geste, calée aux creux de ses bras, tu parvenais à rattraper toutes les années écoulées loin d'elle. chacune d'un côté et de l'autre du globe. j'ai décidé de quitter ma vie de bohème pour me poser. tu t'écartes légèrement d'elle, juste de quoi apercevoir son visage sans pour autant la lâcher d'un centimètre. mais qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de ma mia? t'arrives pas à croire qu'elle veuille se poser. tu l'as toujours connue aventurière la brune. au nord, au sud, à l'est, à l'ouest. toujours en mouvement, à la recherche du changement constant, l'héritage de ses parents. mais toi, pourquoi as-tu quitté le soleil et les plages de la californie pour la pluie et les gens pressés ? ah. tu recules d'un pas. tes bras viennent se croiser sur ton ventre sans même que tu t'en rendes compte. t'as jamais été très douée pour cacher tes émotions. tu souris toujours, mais ça perd de sa vie, c'est plus autant réel, authentique. ta voix descend d'une octave, oh tu sais, j'ai toujours aimé faire différemment que les autres? moins c'est logique, plus ça m'attire? c'est vague. ça sonne plus question qu'affirmation. tu rames, coincée sur ton radeau en pleine tempête. c'est flou, c'est faux mais t'espères que ça suffira. au moins pour cette fois. le ton qui habille ta voix est légèrement surjoué, trop enjoué que pour être un tant soit peu naturel. tu coules. donc c'est brooklyn qui a fini par gagner le gros lot, le gros lot étant mia, évidemment, t'habites ici, williamsburg? depuis quand? tu tentes le changement de sujet, tactique en carton. tu sais que c'est foireux mais t'as pas beaucoup d'options et t'aimerais vraiment éviter d'aborder le sujet blair alors que tu viens juste de la retrouver. t'espères qu'elle comprendra ta détresse, qu'elle laissera tomber.

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