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guerre froide.

i'm the queen, can't taste it
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Jeu 10 Sep - 12:10
guerre froide.
daisy x adjan.

dans le bus, la tête collée contre la vitre, tu te demandes que ce que tu as fais pour mériter cette chienne de vie. t'es pas malheureuse, loin de là, mais t'aurais pu être quelqu'un d'autre. une fille qui aurait sans doute bien plu à tes parents. pas cassée, gentille, douce, attentionnée. le contraire de toi. le bus s'arrête. deux personnes entrent, trois sortent. ils ne se doutent de rien. ils ne se doutent pas que toi, ton coeur il se bat pour être encore là, pour te maintenir en vie. il n'y a que toi qui le sait ici... tu fermes les yeux. à force de faire le trajet, t'as plus besoin d'être consciente pour savoir quand sortir. enfin, il arrive à ton arrêt. tu te lèves, bouscules deux trois personnes en passant sans même t'excuser. ils sont au milieu, ils ne bougent pas, c'est leur problème. tu descends, regardes autour de toi. les gens sont tellement naïfs, ils courent, ou pas, vivent tranquillement alors que la mort est là, à portée de main. tu secoues la tête puis prends la directement de la maison de ta grand-mère, la seule personne seine d'esprit dans ce monde de fous. tu ne t'annonces pas, pousses juste la porte et entres comme si tu te trouvais chez toi, c'est un peu le cas quand on y pense. tu enlèves ton manteau que tu accroches à une patère. la maison de ta grand-mère, tu l'aimes pour la tradition qu'elle dégage. tu te souviens encore de ces nombreuses fêtes de famille passées avec tes cousins à glisser sur les rampes de l'escalier avant qu'on vienne t'interdire de le faire puisque tu étais plus fragile que les autres. tu soupires. "c'est moi grand-mère !" tu cris dans la maison, partant à la recherche de ton aïeul, t'es pressée de la voir, tu lui racontes tout à elle, et t'as plein de choses à lui dire. romain est revenu, brisant une fois de plus le petit coeur de ta très chère lou. grand-mère, elle les connait pas mais c'est comme si, à travers toi. "on va pouvoir discuter avant qu'adchiant arrive." tu t'arrêtes dans l'encadrement de la porte de la cuisine. oups. il est là. devant une tasse fumante, avec ta grand-mère adorée. "oh salut." tu lances, pas gênée pour un sou. tu prends une tasse toi aussi que tu remplis de l'eau encore bien chaude que ta grand-mère vient sans doute d'utiliser pour leurs boissons, balançant un sachet de thé vert au passage. c'est tout ce dont tu as droit toi, pas de café, pas de thé trop fort, on sait jamais que ton coeur ne le supporte pas. "tu travailles jamais toi ?" tu lui craches pratiquement à la figure. "daisy !" s'exclame ta grand-mère aussitôt. tu comprends pas ce qu'elle apprécie chez ce type, il cache quelque chose de pas net. qui pourrait s'amuser à passer du temps avec une vieille dame de quatre-vingt-deux ans sans liens de sang.

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Ven 11 Sep - 3:05
guerre froide.
daisy x adjan.

tu souris tendrement lorsqu'elle évoque ton prénom, adjan dit-elle, et non adzan comme tant d'autres. elle boîte paisiblement jusqu'au plan de travail pour vous préparer deux tasses de café tandis que tu t'affaires à remuer le paquet de cartes entre tes doigts malicieux. tu te sens bien chez cette dame, tu te sens apprécié pour ce que tu es. cette endroit empeste la bienveillance, margot est capable de chasser toute once de violence et de méchanceté en un sourire. qui pourrait oser lui faire du mal ? certainement pas toi. peut-être ton frère, mais pas toi. tu n'es pas comme lui. tu aimes les gens. tu aimes aimer. tu n'es pas un milosevic. elle pose ta tasse de café sur la table, et tu peux dissimuler dans ce simple geste un voile de douceur et de bonté. ce qui te fait étirer ton sourire d'avantage, un peu plus et tes lèvres se décousent. tu le portes à ta bouche pour humer son odeur, qu'il sent bon. c'est un simple café, tu soupçonnes même que ce soit de la chicorée mais peu importe, tu l'aimes. tu tentes de la porter à ta bouche quand margot s'affole. tu vas te brûler ! tu ris doucement. tu n'as pas l'habitude qu'on veille sur toi, c'est déroutant, et plaisant - encore une fois -. tu distribues les cartes avec application tout en comptant le nombre dans ta tête. daisy devrait arriver d'une minute à l'autre. tu relèves la tête, déconcentré, voir déboussolé et tu feins une ridicule expression de satisfaction. vous étiez si bien tous les deux. margot est un peu la mère que tu n'as jamais véritablement eu. c'est vrai, la tienne t'a viré de la maison alors que tu étais très jeune. elle ne t'avait jamais véritablement considéré, tout comme ton père, ainsi que ton frère. daisy, comme à son habitude, allait détruire ton moment de complicité avec madame rosenwall. mais tu acceptes. c'est sa petite fille après tout, que veux-tu dire ? tu n'as pas le temps de te remettre à distribuer tes cartes que tu entends la porte claquer et sa voix de pimbêche. te voilà déjà irrité, ou peut-être mal à l'aise. quand daisy est près de toi, tu es incapable de démêler ces deux sentiments. on va pouvoir discuter avant qu'adchiant arrive. crache-t-elle avant de se présenter devant la porte et de remarquer ta présence. malaise ? pour toi, oui, mais jamais pour elle. d'un coup de tête tu la salues, pour faire plaisir à sa grand-mère et par courtoisie, non pas par envie. daisy. tu la fixes longuement en prenant ta tasse pour y boire son contenu d'une traite. tu secoues discrètement la tête, c'est bouillant, et ça te brûle clairement la gorge, mais peu importe, ce n'est rien face à la présence de la rosenwall maléfique. elle est dans ton dos. toi, tu ne parles plus. l'esprit occupé à élaborer un plan pour t'enfuir. tu ne travailles jamais toi ? tu as envie de lui rire au nez, son misérable culot t'écœure tant tu la trouves stupide et dénuée de tact. t'es pas à l'école ? c'était facile, pas foncièrement méchant, tu pouvais te le permettre, même face à sa grand-mère. on s'apprêtait à jouer au tarot, tu te joins à nous daisy ? poursuivit la vieille dame. sourire gêné. tu regardes ta montre et t'exclame de manière exagérée : je n'avais pas vu l'heure, j'ai un rendez-vous médical, je dois vous laisser ! t'es aussi crédible qu'une marion cotillard qui meurt devant batman. rien de grave j'espère ? insiste margot. t'as quoi ? t'as quoi putain ? non ! juste.. tais toi. tu ne peux pas. t'as commencé à parler. t'as quoi ? tu prends le premier truc qui te vient à l'esprit. une vérification de ma prostate ! adzan, t'es con, tu le sais. te voilà embarrassé au plus haut point. la prostate, pourquoi la prostate ? tu souris faussement, les joues rosées par l'humiliation. tu te lèves brusquement et fait renverser par la même occasion la tasse de margot. tes membres gesticulent de partout, t'es à la recherche d'un morceau d'essuie-tout ou d'une éponge. tu as presque les gouttes qui perlent sur ton front. pourquoi t'embarras ? parce que t'es adzan milosevic et que t'es franchement con.
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Ven 11 Sep - 13:56
tu sens le regard accusateur de ta grand-mère sur toi, t'oses même pas la regarder, s'il y a bien quelqu'un que t'écoutes dans ton monde, c'est elle mais là... c'est pas le moment, adjan est là et ça te dérange comme chaque fois qu'il foule du pied la maison de tes meilleurs souvenirs d'enfance. "t'es pas à l'école ?" tu ricanes. s'il savait à quel point du te fou de l'école. de toute façon, tu vivras pas assez longtemps pour avoir la possibilité d'avoir un job. tes parents et le vol finance très bien ta vie pour que tu t'embêtes réellement à lire la vie pieuse de saint françois d'assise. tu hausses juste les épaules en levant les yeux au ciel, sachant pertinemment qu'il ne te voit pas. "on s'apprêtait à jouer au tarot, tu te joins à nous daisy ?" tu rigoles, t'aimes ta grand-mère mais les cartes c'est pas tellement ton truc. tu t'apprêtes à dire quelque chose mais il te devance. "je n'avais pas vu l'heure, j'ai un rendez-vous médical, je dois vous laisser !" comme par hasard, tu ricanes, tu crois pas un mot de ce qui sort de sa bouche. "rien de grave j'espère ?" naïve grand-mère. "non ! juste... une vérification de ma prostate !" tu exploses de rire alors qu'il se lève déversant sa tasse sur la table de ta grand-mère. "ah bah bravo." tu te dépêches de prendre une éponge pour arranger ce massacre. tu nettoies du mieux que tu peux, le ménage c'est pas non plus ce qui te fait vibrer dans la vie. tu lui lances des regards noirs plus que de nature. puis tu lances l'éponge dans l'évier pour t'installe sur la dernière chaise de libre en croisant les bras. "qu'est-ce qui t'arrive ? elle te fait déjà défaut à ton âge ? c'est dommage quand même..." tu t'en fiches comme de l'an quarante de ses glandes mais tu trouves ça drôle finalement, il aurait pu choisir un bon nombre de mensonge bien plus crédibles. le sourire que ça t'inspire ne quitte plus tes lèvres. "puis en plus je sais pas jouer au tarot, j'aurais adooooooré que tu m'apprennes." mensonge, mensonge, mensonge. plus sarcastique, tu meurs, plutôt se prendre un mur que d'apprendre à jouer aux cartes avec ce mec louche. "m'enfin, on va pas te retenir, ça m'étonne pas finalement que ton truc fonctionne pas correctement." t'oses pas regarder grand-mère, jamais de la vie, pas quand tu dis des choses comme ça. "tu dois pas l'utiliser souvent." oops.

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Mer 16 Sep - 11:04
t'as pas le temps de trouver une éponge, daisy est plus vive que toi. tu paniques intérieurement et reste debout en multipliant les excuses auprès de margot. daisy te crible de regards noirs tout en essuyant la table. elle s'assied, face à toi et ton interrogatoire commence. le malaise. total. ultime. tu as un peu envie de mourir face à ses questions des plus dérangeantes, et plus particulièrement lors du couplet final, celui où elle évoque le fonctionnement de ton anatomie. elle n'a pas honte ? devant sa grand-mère ? ça t'accable, elle t'accable. cette nana est tarée, sans gêne. a-t-elle vraiment été éduquée ? tu en doutes. il y a un gouffre entre la grand-mère et la petite fille. la douceur, et la vulgarité. seul leur nom les relie. tu prétends ne pas écouter, mais tes poings se serrent. t'as subitement envie de lui cracher ta haine, d'enserrer sa gorge de ton poing et de la faire taire une bonne fois pour toute, mais tu ne le feras pas. t'es un lâche, une tapette, une poule mouillée comme pas deux. tu souffles lentement et adresse un long sourire. tu songes à tout le travail que tu as établi pour contrôler et dissimuler ta soif de violence. tu n'es pas un putain de milosevic. tu es quelqu'un de bon, de civilisé et d'honnête. ce n'est pas aujourd'hui que tu tueras pas quelqu'un, et certainement pas la petite fille de madame rosenwall. te voilà désormais calmé, ressourcé. adjan est de retour. simple, gentil, et posé. chérie, t'es gentille, vas me chercher du café, je n'en ai plus. marmonne margot à ta pire ennemie, juste après cette longue minute de silence. tu lèves la tête, et sors les clefs de ta voiture de ta poche. une mine radieuse à la gueule. je peux te déposer si tu veux, j'ai ma voiture. non. tu n'as pas dit ça. c'est pas possible. pourquoi t'es si con ? tu vires au blanc. tu regrettes déjà. ok, tu ne l'a pas tuée, et tu dois être gentil avec mais pas au point de lui proposer de passer du temps ensemble. tu vas finir par commettre un meurtre si tu restes une minute de plus avec cette gonzesse. il ne faut pas être trop sympa avec elle adjan. trop bon, trop con. elle se fout littéralement de ta gueule, pourquoi lui rendre service sérieux. tu pries pour qu'elle te dise non, qu'elle préfère crever que de monter dans ta voiture. mais non, tu le sais. le supermarché est à dix bornes, elle aura la flemme d'y aller à pieds. elle va se servir de toi, et toi, tu te conteras de sourire.
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Mer 16 Sep - 15:42
tu te trouves amusante toi. tu comprends pas toute cette tension qui s'échappe d'eux comme si tu venais d'insulter méchamment ce pauvre garçon à la prostate défaillante. ton sourire en coin ne te quitte pas, non, t'es ravie de ce que tu vois passer sur son visage alors que la panique semble l'habiter. tu sais qu'il ment, tu sais très bien qu'un gars de son âge n'a pas à se faire une prostate. pauvre enfant, tout fonctionne parfaitement bien et il n'a plus de porte de secours. ça t'amuses, t'es même prête à t'amuser pour le reste de la journée. il sourit. il sourit ? c'est une blague ? t'es déçue vraiment. tu pensais qu'il allait te sortir une nouvelle remarque sympathique, une de celle que t'arrives à contrer en trois seconde top chrono. "chérie, t'es gentille, vas me chercher du café, je n'en ai plus." pardon ? non, hors de question ! il fait froid, t'es pas venue ici pour jouer à la livreuse. tu l'aimes ta grand-mère mais tu préfères de loin passer du temps à ses côtés à lui raconter toutes les nouvelles histoires qui rythme ton quotidien. "je peux te déposer si tu veux, j'ai ma voiture." tu lèves les yeux vers lui, tu crois à une blague. il est sérieux ? vraiment ? impossible. tu peux pas faire ça, jamais de la vie tu pourrais t'enfermer dans un endroit aussi confiné pour quelques minutes. mais quand tu tournes la tête vers ton aïeul, elle a ce regard. celui auquel tu ne peux résister. tu soupires. "très bien." tu ne lances même pas un nouveau regard vers adjan. il va déjà profité de ton temps assez longtemps pour que tu lui offres ton attention quelques minutes de trop. tu disparais dans l'entrée pour passer à nouveau ton manteau. c'est pas plus mal finalement, le supermarché se trouve à l'autre bout du quartier. t'as pas la capacité physique de faire ça sans t'essouffler comme une femme enceinte. "tu bouges ta prostate ou bien ? j'ai pas que ça à foutre !" tu balances de là où tu te trouves avant de sortir de la maison pressée de revenir. tu descends les marches quatre à quatre, t'approches de sa voiture, pas ce que t'aurais pu appeler un carrosse malheureusement. tu montes dedans et t'attends qu'il pose enfin ses fesses à l'intérieur, les yeux fixés dans la vitre de ton côté. l'ignorance. c'est tout ce que tu sais faire. puis là, tu la vois, devant tes yeux... tu pousses la porte violemment en hurlant. comment c'est possible ? tu te demandes comment une putain d'araignée ait pu se retrouver ici. tu sors rapidement, ton coeur battant trop vite pour te permettre d'avoir les idées claires. tu te maintiens contre la haie de ta grand-mère, pour reprendre ton souffle. bon dieu revient merde. t'as pas envie de te justifier auprès de lui. lui qui fait visiblement le ménage dans sa bagnole aussi souvent que tu le fais dans ta chambre. "t'as intérêt de regarder partout avant que je remonte là-dedans." tu lui craches pratiquement d'une voix saccadée par ton souffle court. terrassée par une araignée. amusant. pas assez pour que tu en rigoles.

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Jeu 17 Sep - 8:38
daisy défile devant toi, tu salues brièvement margot qui sourit, amusée par la situation puisque oui, en soit, c'est rigolo. elle te hait, tu peux pas la supporter et vous voilà ensemble pour plusieurs longues et horribles minutes. c'est la première fois, et la dernière, tu le conjures. t'ouvres la porte d'entrée, tu lèves les yeux vers ta bagnole et tu souris sincèrement en voyant le spectacle que la belle blonde t'offre innocemment. pathétique. elle hurle, accourt et ne compte que sur une chose : toi. une araignée putain. c'est possible d'avoir son âge, son caractère et d'avoir peur de ces bestioles ? tu descends les marches de l'entrée, cet éternel sourire au coin des lèvres. tu la regardes fixement. tu me déçois daisy. tu la pensais plus forte, plus courageuse, que rien ni personne ne pouvait la terrasser. il t'a fallu peu de temps pour qu'elle te prouve le contraire. c'est marrant. tu t'approches de la voiture, la porte encore ouverte. agenouillé par terre, à la recherche du monstre à huit pattes, tu tends littéralement ton cul à daisy mais peu importe. elle n'est pas sous le siège, ni sous celui-ci. où peut-elle bien être ? tu n'en as aucune idée, et tu t'en fiches à vrai dire. ah la voilà ! mec, c'est pas bien de mentir. tu fais un geste, comme si tu l'avais prise entre tes deux mains pour la déposer dans le gazon. c'est bon daisy. mytho. ta tête, elle agacerait n'importe qui. sans rien dire, on comprend que tu te moques ouvertement d'elle, avec tes lèvres arquées en un vile rictus. elle prend place, toi aussi. tu démarres ta caisse et quitte la rue rapidement. t'as pas envie que ce moment dure trop longtemps quand même. feu rouge, déjà. tu ris du nez en repensant à sa réaction et pose son regard sur elle. tu t'apprêtes à la vaner, parce que margot n'est plus là, qu'elle est dans ta voiture et que t'as un peu le monopole de la situation. ton teint blanchit étrangement, et ton sourire s'efface d'une traite. au dessus de sa tête, juste au dessus tu vois l'araignée qui descend délicatement pour atterrir dans ses cheveux. tu lui dis ? non, elle va péter un plomb, ça va crier et ça va te soûler. tu ne lui dis pas ? si elle l'apprend, elle va en mourir littéralement. que faire ? feu vert, tu redémarres donc, en ne quittant pas l'insecte des yeux. daisy ? silence. l'araignée. malaise. elle est... attention, ça va crier. sur ta tête.
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Jeu 17 Sep - 17:24
tu sais pas d'où te vient cette peur, tu t'en fiches en vérité, c'est la seule chose qui te fiche la trouille dans ce monde. t'as même pas peur de la mort, c'est pour dire. pourtant, cette chose... tu peux en faire des cauchemars encore deux semaines après en avoir vu une. alors tu te secoues dans tout les sens. t'es pas bien vraiment pas. c'est plus qu'une simple peur, t'as vraiment cru y passer cette fois. quand il se ramène enfin, un sourire dégueulasse sur les lèvres, t'es même plus assez forte pour lui faire ravaler cet air de vieux mec satisfait. "tu me déçois daisy." tu lui lances un maigre regard noir. putain, c'que tu détestes ce mec ! pourtant, il est le seul ici à pouvoir te sauver de l'attaque de l'animal le plus horrible de l'écosystème. tu tournes la tête vers lui alors qu'il inspecte les lieux déposant tes yeux droit vers le postérieur de monsieur. tu t'en veux instantanément d'avoir pensé qu'il pouvait avoir du potentiel. puis, l'image de ce monstre dans ta tête est probablement en train de te détraquer l'esprit. "ah la voilà !" tu tends la tête mais t'es pas prête à revoir cette chose alors tu restes où tu es, hors de portée, loin, trèèès loin, le plus loin possible. "c'est bon daisy." tu soupires. "t'es sûr ?" mais il est déjà monté dans son taco. alors t'as plus le choix, tu le suis, les mains tremblantes, le teint pâle. tu te sens pas bien, il te faudrait de la bouffe là maintenant, quelque chose de relaxant pour calmer ton palpitant aux abois. le silence qui règne te fait du bien, t'as pas l'intention de lui adresser la parole et il ne semble pas non plus vouloir le faire, tant mieux. "daisy ?" "quoi ?" tu balances, sur la défensive, toujours. tu comprends pas pourquoi il s'adresse à toi. grand-mère n'est pas là merde. il n'a aucune obligation. "l'araignée." tu la sens mal, vraiment mal, d'autant qu'il lance des regards réguliers au dessus de ta tête. tu sens déjà ta poitrine s'agiter. "elle est... sur ta tête." tu penses plus là, ou juste à ce monstre en train de pondre bien tranquillement sur tes racines. "arrête toi." tu cries, t'en as besoin maintenant. tu cries comme si ta vie en dépendait parce qu'aussi bizarre que cela puisse paraître, là, elle en dépend très clairement. tellement que ta poitrine te fait un mal de chien. "arrête cette putain de voiture merde !" il s'arrête, merci dieu inexistant ! tu descends en quatrième vitesse frappant ta tête de tes mains pour faire disparaître la chose. elle n'est plus là, impossible, elle ne peut plus être là. tu continues quand même quelques secondes histoire d'être sûre. "t'es con putain mais t'es con putain !!!" tu lances à l'attention de la voiture. tu le détestes, tellement en cet instant. de n'avoir pas fait disparaître cette araignée, de t'avoir mentis et d'avoir jouer avec ta vie comme si t'avais pas déjà le destin le plus court de l'humanité. t'es au bord des larmes là. pas à cause de l'araignée mais parce que ton foutu organe refuse de se calmer. t'as besoin de temps. vraiment, juste quelques minutes pour te calmer. ce genre de peur pour les gens comme toi, c'est une question de vie ou de mort. ça, il le sait pas ce gros malin et t'as vraiment pas l'intention de lui dire. tu fais d'ailleurs tout ce que tu peux pour cacher ton malaise même si tu doutes sincèrement de l'état de la couleur de ta peau en cet instant. t'inspires, t'expires, exactement comme ils te l'ont appris lors de te dernière crise, massant ta poitrine le plus discrètement possible. foutu café.

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Ven 18 Sep - 0:48
t'as envie de rire, mais tu ne le feras pas. cette nana est insupportable, mais t'es pas ce genre de mec sadique qui rit longuement en voyant une personne agoniser de peur, non. alors tu l'écoutes, et t'arrêtes ta caisse en voyant sa peur démesurée. mais t'es qui pour la juger, hein ? toi t'as peur de toi-même. une araignée, sa propre personne, ça se vaut presque, nan ? tu te gares, n'importe où à vrai dire et tu l'observes débouler de la voiture comme un animal sorti d'une cage. bon là, tu peux pas t'empêcher de sourire, c'était légèrement excessif comme réaction, ça colle bien à son image après tout. elle se frappe la tête, et elle ressemble totalement, complètement, sans aucun doute à une folle. il y a à peine quelques minutes, elle se moquait de tes problèmes fictifs de prostate, les rôles se sont curieusement inversés, drôle d'ironie. elle t'insulte, encore une fois. tu n'y fais même plus attention. elle a désormais le dos tourné, tu ne vois pas son visage, peu importe. tu n'attends qu'une chose, qu'elle remonte dans ta voiture pour l'abandonner au supermarché. mais daisy ne grimpe pas à nouveau. le corps tremblant de peur. t'es pas un connard. tu sors de ta caisse parce qu'il faut trouver les mots pour la calmer. tu pourrais profiter de la situation, te foutre ouvertement de sa gueule, mais ton instinct de bonté te pousse à aller voir si ça va. et quelle surprise, elle est blanche comme neige, et semble toute patraque, voir angoissée. qu'est-ce t'as ? tu arques un sourcil en t'approchant un peu plus. tu lui demanderas pas si elle va bien, il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas le comprendre. daisy respire fort, et vite. tu paniques, pour une raison que tu ne comprends pas. tu ne sais pas si c'est de la peur ou autre chose, mais le seul truc que tu trouves à faire c'est de te jeter sur elle et de la serrer dans tes bras. ok, il y a serrer et serrer. toi tu la sers vraiment, tu la bloques entre tes deux gros avant-bras et tu la secoues légèrement. calme-toi, c'est rien daisy. tu la secoues pas vraiment, tu sembles vouloir la bercer, tu comprends pas trop ce que tu fais, mais tu te poses pas tant de question. tu la dépasses presque d'une tête, tu passes ta main dans ses cheveux pour essayer de la recoiffer, en vain - tu ne sais pas le faire -. vos deux corps collés. quelle situation étrange, pas déplaisante, mais déboussolante. pour le moins inattendu. ça va mieux ? tu décolles ton buste au siens tout en la conservant dans tes bras, tu plantes tes yeux dans les siens. ton visage est vidé d'expression. la seule chose qui te préoccupe, c'est son état, rien d'autre. c'est bizarre, non ? tu la pousse délicatement vers ta voiture pour l'inviter à s'asseoir, tu t'agenouilles et attrape sa main. n'en fais pas trop non plus, il t'arrive quoi adjan ? tu ne peux t'empêcher de la regarder, à l'affut d'une réaction quelconque. tu baisses les yeux et regarde que vos mains sont jointes. tu secoues la tête, enlève ta patte et te relève brusquement. bon dépêche toi. sérieusement ? c'est le seul truc que t'as trouvé à dire ? t'es con, mais tellement con.
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Ven 18 Sep - 1:41
t'aimerais qu'il arrête de battre dans ta tête, t'aimerais même presque mourir en cet instant, enfin... pour ne plus ressentir cette douleur. t'entends plus rien autour de toi, tu sais pas où il se trouve, tu t'en fous même, c'est de sa faute ! une larme coule le long de ta joue. tu te détestes d'être aussi vulnérable. tu te détestes d'être destructible aussi facilement. tu veux pas qu'il t'approche jamais. tu veux juste qu'il te laisse là, agonisante sur la route, t'es déjà plus qu'une épave après tout. à vingt-deux ans. tristesse. "qu'est-ce t'as ?" tu l'entends lointain, tu lèves les yeux vers lui sans vraiment le voir, le souffle court, les papillons dans la tête. tu veux pas qu'il te voit comme ça, tu veux juste qu'il te haïsse et qu'il t'ignore comme il le fait si bien d'habitude. tu ne veux pas de sa putain de charité. sauf que grand-mère. elle attend que tu rentres avec lui. grand-mère, elle n'acceptera pas que tu partes aujourd'hui alors que t'es sortie chercher qu'un banal sachet de café. tu comprends pas tellement ce qui se passe. tu te retrouves dans ses bras. serrée à l'intérieur d'un étau dont tu n'as pas la force de t'échapper. t'as mal mais ça te rassure étrangement. il t'abandonnera pas sur le côté alors. il s'inquiète même. t'ignores pourquoi, tu le laisses juste faire parce que là, tu peux rien faire d'autre. "calme-toi, c'est rien daisy." il te berce, comme ta mère quand tu n'étais qu'une enfant. ça fait longtemps que personne n'a plus fait ce genre de chose pour toi. ça te fait bizarre. tu ne perds pas en rythme cardiaque pour autant. ou un peu. t'arrives pas à déterminer, t'es coincée dans ses bras. "ça va mieux ?" il te regarde. tu sais pas. tu sais vraiment pas. puis tes yeux, ils ont pas l'habitude de rencontrer les siens. tu pourrais presque te sentir gênée de cette situation si t'étais pas daisy. tu le suis jusqu'à la voiture comme un zombie et tu t'assoies gentiment alors qu'il attrape ta main. tu sens un champ électrique étrange te parcourir... devant lui, t'es plus qu'un mollusque sans âme pourtant. "bon dépêche toi." tu te réveilles. enfin. tu te lèves brusquement, reprenant tes esprits. "c'est de ta faute !" tu lui lances, frappant ta main sur sa poitrine. tu le hais tellement, tellement que s'en est douloureux. ou est-ce encore ton coeur ? tu sais pas, t'as juste envie de laisser échapper les quelques millilitres de vie qui te reste pour lui pourrir la sienne. "je te déteste." tu continues en criant, le frappant une nouvelle fois. tu doutes de lui faire de mal avec le peu de force que tu mets dans tes minuscules poings. tu l'emmerdes ce mec, il n'est personne. personne ! t'as besoin de te convaincre que t'aurais très bien pu t'en sortir toute seule s'il avait pas été là pour essayer de calmer ton palpitant sans le savoir. "vas-y tout seul au supermarché, moi je rentre." tu dis en te retournant comme une gamine pour aller prendre ton sac dans cette voiture de malheur. tu sais que c'est une très mauvaise idée, surtout après ça, qui sait ce qui pourrait suivre. mais peu importe, tu peux pas passer une seconde de plus avec ce crétin. tu retournes tout près de lui, levant ton index juste devant ses yeux. "si tu dis un mot de tout ça à grand-mère, j'te garantie que t'auras plus besoin de ta prostate." tu le menaces avant de tourner les talons, persuadée que tu vas réussir à rentrer seule malgré les battements incessants de ton organe vital. le douzième pas t'épuise déjà. tu tentes de ralentir mais ça ne sert à rien, t'es trop atteinte pour aujourd'hui. tu te penches en avant, sentant la tempête venir et là, ton déjeuner s'échappe de ta bouche pour retrouver l'herbe. t'es vraiment, vraiment mal.

Spoiler:
 

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Ven 18 Sep - 10:56
il est vrai qu'à l'heure actuelle, tu ne comprends plus grand chose de ta relation avec daisy. elle, est tout bonnement immobile, mais toi, t'es prêt à la secourir ! bon, ce n'est pas non plus étonnant lorsque l'on te connaît, t'es un mec tellement serviable, mais là, c'était différent, et tu le sais. tu n'as pas supporté une seule seconde le fait de la voir dans cet état, c'était atroce à voir. tu ne pouvais en aucun cas la laisser comme ça, tu t'ai senti forcé de la prendre dans tes bras et de tenter de la calmer. le pire dans tout ça, le plus pathétique et pitoyable, c'est que t'as le coeur noué. il se passe quoi dans ta tête de con ? pourquoi tu t'intéresserais à une fille qui, non seulement te déteste à en mourir, et de plus qui a un caractère de feu ? elle est ton opposée, elle est le vent, tu es... un morceau de pelouse ? t'es pas grand chose face à elle, t'as peu de caractère, ou du moins tu ne le montres pas. tu ne cris pas, tu ne montres pas ta force, t'es rien quoi. alors lâche l'affaire adjan, parce qu'il est évident que tu vas en souffrir si tu commences à t'attacher à elle. cette fille a le vice, rien d'autre. elle reprend donc ses esprits et te gueule à la figure en tapotant ta poitrine de son poing. ça te fait sursauter parce que juste avant ça, c'était le silence complet. tu la regardes dans les yeux pendant qu'elle te déverse sa rage dessus. peu importe, si ça lui fait du bien, tant mieux. elle se lève, prend son sac et fait quelques pas en prétendant qu'elle compte se tailler. ses jambes tremblent encore, et son allure n'a rien de celle qu'elle a d'habitude. une chose te trouble encore plus. elle te conseille avec gentillesse et douceur de ne pas le dire à sa grand-mère, de ne rien raconter sur l'incident qui est arrivé. tu avais donc vrai, elle a quelque chose à cacher. quelques pas, et tu la vois tomber dans l'herbe et dégurgiter son repas. tu la trouves toujours attirante ? en brave héros, tu accours une énième fois vers elle, t'agenouilles et saisis ses cheveux en arrière, avec une douceur remarquable. vos deux corps sont encore tout aussi proches, et tu peux pas t'empêcher d'avoir envie de la capturer entre tes deux bras.. mais gars, elle est en train de dégueuler là. tu lui murmures doucement que ça va aller, que ce n'est rien et tu attends qu'elle finisse pour glisser tes mains sous son corps et la soulever contre toi. c'est bon, elle est contre toi maintenant. défi réussi. pauvre con. tu te précipites à ta voiture, et la pose dedans. tu ne réfléchis pas trop, tu ouvres la porte arrière et saisis une bouteille d'eau. tu te permets de fouiller dans son sac, à la recherche d'un mouchoir. les filles en ont toujours dans leur sac à main. tu mouilles le morceau de tissu et t'approches d'elle pour essuyer sa bouche. calmement, avec précision et attention. tu la regardes longuement. elle semble si mal, et ça te fait mal. tu te permets de passer ta main dans ses cheveux pour les remettre en place, toujours décoiffés. raconte-moi daisy.
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Ven 18 Sep - 11:36
tu te maudis. tu te détestes. tu veux disparaître pour qu'il ne voit pas le bordel que tu es. jamais. mais il s'approche de toi et tu comprends pas. c'est dégueulasse merde. t'as pas envie qu'il voit ça. pas parce que t'as peur de heurter sa sensibilité mais parce que tu détestes avoir l'air aussi fragile. ça t'arrive de temps en temps. plus si souvent maintenant que t'as pris l'habitude. t'avais pas prévu l'araignée. t'aurais du le prévoir vu le monstre immonde qu'est sa bagnole. tu veux pas qu'il t'aide mais t'as pas le choix là, il n'y a que lui et t'as besoin de quelqu'un. tu sens la chaleur de son corps contre le tien et ça te fait du bien. tu le laisses même s'occuper de toi comme si tu n'étais qu'une simple poupée, aussi légère qu'une foutue plume. tu te retrouves dans sa voiture de malheur en un rien de temps. t'as même pas envie de lui dire d'aller se faire foutre quand il essuie ta bouche comme une vieillarde sénile. tu détestes être comme ça putain. t'as l'impression de n'être qu'un légume en phase terminale. ton coeur est en train de se calmer. merci. enfin. sans doute trop tard. il te regarde, tu le sais mais t'as pas envie de te justifier, tu veux juste reprendre la route et partir pour de bon, chercher les commissions de grand-mère comme si de rien était. comme si c'était possible. "raconte-moi daisy." tu lèves tes yeux bleus vers lui, brillants et vides. raconter quoi ? t'as rien à lui raconter à lui, vraiment rien. à part que tu es reconnaissante pour son aide ? ça va pas non. t'es reconnaissante envers personne, jamais. seulement grand-mère parce qu'elle, elle est pas comme les autres, elle est dans ton coeur, elle occupe la seule place que t'as réussis à dégager pour quelqu'un là dedans. "non." tu dis, tranchante, impossible. tu racontes rien. tu vas pas commencer à te livrer à des inconnus, toi qui ne dis à personne ce coup tragique du destin qui t'as piqué dès la naissance. "y'a rien à raconter." tu conclus, essayant de t'adoucir un peu. il t'a aidé quand même. essaye de faire un effort. un tout petit seulement alors. tu le fixes. tu comprends même pas pourquoi il t'aide, t'as jamais été sympa avec lui, jamais. tu mérites même pas son attention. tu soupires. "on peut y aller maintenant ?" t'espères qu'il finira par lâcher l'affaire, t'as vraiment pas l'intention de parler de tes faiblesses avec lui, jamais, manquerait plus qu'il connaisse la seule chose qui puisse te tuer sur le champ. il ferait sans doute exprès de faire monter ton rythme cardiaque pour t'achever sur place. tu fronces les sourcils. il est là, agenouillé devant toi juste à l'extérieur de la voiture. tu sais pas pourquoi il fait ça, ça te dérange, te perturbe, t'as l'impression d'être une enfant là. "promets moi que tu n'en parleras pas à ma grand-mère." tu demandes, insistante. tu veux pas qu'elle se fasse du soucis pour toi, t'as toujours été la source principale de problèmes pour tes proches, tu ne veux pas être responsable de ses autres cheveux blancs. non. non. non.

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Ven 18 Sep - 12:29
daisy ne veut rien te raconter, et pourtant tu le sais, tu l'as vu de tes propres yeux, tu l'as sous tes yeux, cette fille a un problème autre que son incapacité à être civilisée. ça te heurte, profondément et encore une fois, tu ne sais pas trop pourquoi. cette fille n'est rien pour toi, vous ne vous appréciez pas. rien de plus, rien de moins. on peut y aller maintenant ? peut-elle véritablement aller au supermarché dans cet état ? elle semble si fragile, c'est déstabilisant sérieusement. cette fille qui revendique une énergie sans pareille t'apparaît désormais comme la seule chose que tu as à protéger du reste du monde. c'est déroutant, totalement déroutant. alors tu lui souris et tu acquiesce d'un signe de tête. oui, vous allez y aller, et oui, tu ne l'embêteras pas avec tes questions. promets moi que tu n'en parleras pas à ma grand-mère. tu devrais le faire, pour elle, mais elle pense certainement à préserver sa grand-mère. tu as compris que daisy était malade. de quoi ? tu n'en as aucune idée, mais tu la respecteras désormais - du moins : tu essaieras. ne t'en fais pas, je ne dirai rien. tu te lèves et déplace ses jambes sur le côté. t'exagères un peu, daisy semble aller mieux, elle était tout à fait apte à déplacer ses jambes, mais t'es adjan quoi. tu fermes la portes et viens prendre place dans ta bagnole. tu t'attaches ? tu lui souris, d'un air confiant et rassurant. tu démarres ta caisse en direction de ce foutu super-marché. silence complet. peu importe, ça te va. il te faut quelques minutes pour y accéder. tu te gares gauchement. t'aimes pas ce quartier, c'est là où sévissent les jeunes mecs qui s'apparentent à des caïds des années quatre-vingt-dix. vente de drogue, casses, etc. toujours la même histoire qui se répète quoi. pourtant, t'as pas le choix, tu ne peux pas proposer à daisy de t'accompagner. tu vas faire vite. tu m'attends là, j'arrive. tu lui souris et sors de la voiture.  tu te grouilles parce que de un, tu as peur qu'elle fasse un malaise, de deux, tu détestes les supermarchés, de trois, t'es mal garé, de quatre, t'as peur que des mecs l'emmerdent, de cinq, tu veux pas qu'elle parte de la caisse. pourquoi ? tu n'en sais foutrement rien. toujours est-il que t'es pressé et que tu as vite fait de revenir avec ton paquet de café à la main. deux mecs ornent ta voiture, et tu vois le visage de la blonde à l'intérieur, enfermée. pas eux putain. tu les connais, même très bien. tu t'approches, doucement. et tu frémis en voyant la batte que l'un deux tiens. c'est ta meuf adjan ? elle est putain de bonne beugle le premier d'entre eux. on a reconnu ta vieille caisse. poursuit le second avant de donner un brusque coup de pied dans la porte qui les sépare de daisy. on a un message de sa part. tu avales ta salive, et t'es immobile. tu peux pas les laisser parler, pas devant daisy, non. mais tu peux rien faire, tu ne peux pas vous défendre, tu ne peux pas les frapper, tu te l'es juré. tu ne peux pas merde. il est de retour, et il te cherche. ils rient en coeur, avec leurs dents pétés. celui avec la batte tourne autour de la voiture, l'autre s'approche vivement de toi. tu veux reculer, courir, mais tu penses à daisy. tu la regardes, et c'est la dernière chose que tu vois avant de te recevoir un poing dans la figure. tout va très vite. t'es rapidement à terre. tu chutes et t'as l'impression de dévaler d'un building. tu ne comprends rien. t'es rapidement rué de coup de pieds. tu ne gémis pas, tu ne leur fera pas ce plaisir. un bruit de vitre brisée. daisy. l'adrénaline te permet de lever ton poing vers les parties de ton agresseur qui se plie de douleur. tu te lèves rapidement, la gueule ensanglantée. tu saisis sa tête entre tes deux mains et l'abaisse au niveau de ton genoux que tu lèves pour lui présenter sa figure. il tombe. tu lèves la tête. le second mec a pété ton pare-brise arrière avec sa batte. il prend la fuite, et tu l'entends hurler de rire. il te retrouvera, et ta copine aussi ! daisy va bien. tu cours, tout en boitant, vers ta caisse. tu souffres mais peu importe. il faut te casser. tu montes dedans et la démarres à toute vitesse. le corps rampant devant ta voiture, t'as envie de lui rouler dessus, mais tu ne le feras pas t'es pas comme ça. tu prends le volant entre tes mains et frappe ta tête dedans en grognant fermement. tu ne regardes pas daisy, tu lui souffles juste quelques mots. ne dis rien, s'il-te-plaît.. tu démarres, vous quittez le parking.
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Ven 18 Sep - 13:01
"ne t'en fais pas, je ne dirai rien." tu soupires, t'es rassurée. tu veux pas qu'elle sache que ça va pas très bien en ce moment, que tu forces plus que tu ne le devrais, que tu te permets des choses que tu ne t'ai jamais permis jusque là. comme monter dans la voiture d'un inconnu pour aller chercher un simple sachet de café. tu te laisses faire, t'as même pas envie de te plaindre, t'as juste envie que ce moment se termine pour de bon et que les choses redeviennent exactement comme avant. tu t'attaches aussi quand il te le demande. n'essayant même pas de lui lancer une petite pique acerbe. c'est vrai merde. t'es pas un bébé. il pose juste ton coude contre le rebord de la fenêtre et ta tête sur ton poing. silencieuse, tu regardes le paysage comptant dans ta tête les battements presque réguliers de ton coeur. tout va bien. t'es plus en train de mourir. tu le laisses y aller seul, de toute façon, t'as plus envie de faire des efforts, grand-mère s'en fiche sans doute, du moment que t'as ton cul posé dans cette voiture, les efforts sont faits. tu remarques rien. comme une statue. tu sursautes juste quand t'entends qu'on frappe à ta vitre. ce mec. il te dit rien qui vaille. il sourit, édenté. c'est une blague ? t'as peur mais t'es trop fière pour montrer quoique ce soit. tu ne fais que l'ignorer alors qu'adjan rentre dans ton champ de vision. c'est après lui qu'ils en ont. tu n'entends rien mais tu sais que quelque chose ne tourne pas rond. surtout que l'autre tourne autour de la bagnole que tu occupes. tu quittes pas des yeux adjan, qu'est-ce qui se passe putain ? t'étais presque tirée d'affaire mais les battements de ton coeur s'agitent à nouveau. c'est quoi ce putain de bordel ? t'es immobile, tu peux pas bouger, tu vois juste le poing de ce mec attaquer son visage. t'as si souvent rêvé de faire ça toi-même et pourtant là, ça te terrifie. "adjan !" tu cris. tu sais pas d'où ça sort, tu t'en fous de lui mais y'a que toi qui a le droit de le maltraiter ! tu détestes qu'on s'en prenne à lui aussi facilement. ils sont deux contre un, armés. t'aimerais pouvoir intervenir mais tes mains tremblantes d'arrivent pas à trouver la poignée. t'en loupes pas une miette. il reprend le dessus et t'es rassurée. mais tu bondis. la vitre de derrière, explosée. t'es plus protégée là, tu vas t'évanouir si ça continue. tu le suis des yeux, il te retrouve et tu le regardes, bouche bée, t'as rien compris. vous êtes venu pour du café merde. pour du café. "ne dis rien, s'il-te-plaît." il démarre et tu secoues la tête mais tu diras rien, pourquoi tu dirais quelque chose ? tu dis jamais rien le concernant. il mérite pas ton attention. habituellement. t'es pleine d'adrénaline là. t'as retrouvé un peu de couleurs mais surtout parce que t'es morte de trouille. toi... toi qui n'a peur de rien d'habitude. "c'était quoi ça adjan ?" tu demandes en regardant autour de toi pour vérifier qu'on ne vous a pas suivit, il manquerait plus qu'ils s'en prennent à ta grand-mère. t'es pas encore prête à la perdre elle. jamais. tu souffles fort, t'as besoin de te ressaisir là maintenant. "tu fais partie d'un gang c'est ça ?" tu continues, t'inventes n'importe quoi, tu veux juste savoir pourquoi tu viens de risquer ta vie pour lui. savoir contre quoi tu devras te battre désormais quand il sera dans ton espace vital. "c'est ça hein ? je savais que t'étais pas net !" tu dis n'importe quoi, il a pas la tête de l'emploi, il devait juste être au mauvais endroit au mauvais moment. tu remarques son visage. t'as mal pour lui. tu tends la main et poses tes doigts sur sa peau ensanglantée. "ça fait mal ?" bien sûr que ça doit faire mal, t'es stupide. "tu peux pas rentrer chez grand-mère comme ça, elle va pensé que je t'ai frappé." tu crois pas un mot de ce que tu es en train de dire, t'as pas assez de force pour faire ce genre de dégâts. "faut que tu soignes ça avant." tu lui laisses pas le choix. tu veux pas qu'elle s'inquiète pour lui non plus. elle a déjà bien assez à faire avec toi au quotidien. puis réalisant que t'es en train de le toucher, tu laisses tomber ta main sur ta cuisse. ça va pas la tête ? "ces types, tu les connais ?" t'en demandes toujours trop. tu veux pas qu'on parle de toi mais t'hésites pas une seule seconde à enquêter plus que tu ne le devrais sur la vie des autres.

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Ven 18 Sep - 13:28
tu sais plus conduire. tu roules vites, maladroitement. tu dépasses véritablement les limites de vitesses et tu te fous de griller les feux de circulations. t'es en danger, daisy aussi, et rien que pour ça, tu dois t'assurer de prendre la fuite le plus rapidement possible. elle enchaîne les questions. elle comprend sans comprendre. elle évoque le gang, sa grand-mère et vient même poser ses doigts sur ton visage fracassé. bien sûr que t'as mal, et c'est d'ailleurs pourquoi une larme coule le long de ton visage. t'es blessé. physiquement, mais plus particulièrement moralement. t'as pas su la protéger d'eux. elle est en danger désormais, et ce à cause de toi. j'suis désolé. ça te suffit comme réponse, ça doit lui suffire. tu ne peux rien dire de plus, pas un mot et putain, ce que t'as mal. tes côtes semblent te brûler de l'intérieur, comme si de l'acide les entourait putain. t'es sincèrement désolé, t'es pitoyable, t'es pas un homme, t'es pas un putain de milosevic merde. daisy a raison, tu ne peux pas aller chez sa grand-mère. tu ne peux pas l'emmener non plus, tu risquerais de les mettre les deux en danger. il faut être prudent, le seul endroit qui vaille, c'est chez toi. et encore. tu n'y es pas à l'abris. mais tu peux pas la déposer à un autre endroit, tu ne peux pas. ce serait la laisser, et la laisser serait la condamner à mort. vous devez vous cacher, pendant plusieurs heures. tu gares discrètement ta voiture plus loin de ton immeuble. on va chez moi. souffle-tu avant de tousser fortement. t'es faible, et tu mets du temps à pouvoir sortir de ta voiture. tu lui fais un signe de main pour qu'elle te suive, et tu la tires par le bras une fois qu'elle est à tes côtés. tu tentes de faire vite, mais à quoi bon, ta jambe te fait trop mal pour marcher à ton aise. vite putain. ils peuvent être partout. les gens vous regardent tous. t'es pété de partout, daisy est toute blanche. on dirait deux fous. une centaine de mètres plus loin, dans une rue parmi tant d'autres, vous vous cachez dans ton hall d'immeuble. le putain d'ascenseur ne marche plus. il va falloir souffrir encore. tu montes ces putain de marches, et tu les emmerdes. en ce moment, tu les détestes plus que tout au monde, des marches. tu trébuches dans les escalier. par chance, il n'y a qu'un étage, tu t'agrippes à la rampe tout en gueulant de douleur. ta gueule putain. vous êtes arrivés devant ta porte, tu t'appuies à la porte pour sortir tes clefs de ta poche. tu les fais tomber merde. daisy te les ramasse et ouvre elle-même la porte. vous vous empresser de rentrer dedans. c'est moche chez toi. en temps normal, t'aurais honte de l'y emmener. il y a le stricte minimum, tu n'as qu'un matelas, pas de sommiers. et on a vite fait le tour. t'enlèves ton t-shirt et regarde les dégâts dans un semblant de miroir à l'entrée. merde, t'es sacrément amoché. t'es recouvert de balafres, de bleus et de sang. tu grimaces de dégoût et de douleur. tu peines à t'asseoir sur ton vieux canapé, troué, que t'as trouvé en bas de ton immeuble. il faut qu'on reste là un moment. tu lèves la tête pour la regarder, l'air faiblard, les yeux qui ne demandent qu'à se fermer. t'as l'impression que tu vas vomir, ou t'évanouir. t'as un mal de chien putain. sois fort, sois un homme ! j'suis désolé.
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Ven 18 Sep - 14:01
t'as vraiment pas envie d'aller chez lui, tu veux rentrer chez toi en fait, pas chez ta grand-mère chez toi, dans ton appartement, là où tout est calme et te ressemble. là où t'es en sécurité. tu vois bien qu'il n'est plus le même, que, comme toi, il est tout chamboulé. tu peines même à le suivre, il semble pressé et tu ne comprends pas. t'es déroutée, perdue, t'as vraiment rien compris à ce qu'il vient de se passer mais tu le suis parce que tu sais que c'est grave et que tu sais, étrangement, que tu dois l'écouter sur ce coup malgré toutes les complaintes que tu pourrais lui sortir à chaque pas. parce que toi, tu peux pas courir dans cet état, tu peux même pas monter les marches quatre à quatre. heureusement il ne le peut pas non plus. tu l'aides alors. vous avez l'air beau comme ça. tous les deux dans un état pitoyable. tu regardes son corps en même temps que lui, effrayée. pourquoi ils lui ont ait ça ? même toi tu pourrais pas lui souhaiter ça et pourtant... tu le détestes. il s’assoit et tu t'inquiètes. tu peux pas rester là, enfermée avec lui, c'est pas possible ! tu commentes même pas l'apparence de son taudis, tu t'en fous là. ta vie est en danger, tu le sens, tu le sais et il s'excuse une fois de plus. toi dans ton coin, tu secoues la tête, excédée. "arrête de t'excuser putain !" tu t'exclames, passablement énervée. tu veux pas qu'il s'excuse, parce que tu veux pas lui pardonner ce qu'il vient de se passer. c'est hors de question. tout est de sa faute, de l'araignée aux coups qu'on lui a porté. tu t'agites finalement, t'ignores ton propre malaise pour fouiller dans ses placards à la recherche de quelque chose pour le soigner. tu sais pas où il cache ça le mec. toi, ton armoire à pharmacie c'est ce qui te maintien en vie au jour le jour alors tu déconnes pas avec ça. lui il semble négliger passablement ce détail. finalement, tu dégotes un truc, probablement périmé depuis le temps. tu hausses les épaules, c'est mieux que rien. tu prends un linge propre au passable puis tu le retrouves, toujours sur le canapé. y'a du sang partout. le sang ne t'a jamais fait grand chose mais là, t'es pas bien. tu sais que ce sang, il n'aurait pas du se trouver là. "tu leur as fait quoi à ces mecs ?" tu demandes en vidant pratiquement le flacon sur ton linge avant de le porter sur le visage d'adjan. tu t'occupes de lui comme il l'a fait pour toi. vous êtes quitte à présent. "je veux plus que tu viennes chez ma grand-mère." tu lui dis. non jamais. "t'as des problèmes, elle mérite pas d'en faire partie." toi non plus tu le méritais pas. sauf que tu te retrouves ici, coincée avec lui. tu soupires. il ne va probablement pas te dire d'où ces mecs viennent, tu le sais. ce serait mettre en danger ce que toi tu ne veux pas révéler. "t'as pas oublié le café ?" tu demandes finalement. l'air de rien. c'était ce pourquoi vous étiez partis après tout, avant tout ça.

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Ven 18 Sep - 14:40
arrête de t'excuser putain ! clame-t-elle. tu supposes qu'elle ne doit pas être rassurée, même énervée contre toi. ça doit être impressionnant d'être confrontée à tant de violence, subitement et sans aucune explication sensées. elle fouille, et tu sais d'hors-et-déjà qu'elle va prendre soin de toi. tu ne le veux pas, pas elle, mais dans l'état où tu es, tu n'as pas vraiment ton mot à dire. alors tu te laisse faire, elle s'assied à tes côté et essuie tes plaies avec une douceur que tu ne lui imaginais pas quelques minutes auparavant. ça pique, tu grimaces quelque peu, mais ce n'est rien face à l'interrogatoire qu'elle te colle à la figure. lui dire la vérité ? elle mérite de le savoir, c'est vrai, mais comment le dire ? tu ne peux pas trouver les bons mots, tu ne les connais pas. t'as rien fait adjan, t'as juste voulu changer la donne. les chiens ne font pas des chats dit-on, t'as voulu prouver le contraire. tu n'es pas mauvais, tu ne le mérites pas, elle ne le mérite pas non plus. seulement, tu ne peux plus reculer en arrière. il est ce qu'il est. et désormais, vous êtes tout deux en danger. je veux plus que tu viennes chez ma grand-mère. t'as des problèmes, elle mérite pas d'en faire partie. tu baisses les yeux, elle dit vrai. tu ne peux ne te permettre de la côtoyer à nouveau, il est de retour en ville, tu ne peux plus t'adonner à tes activités habituelles. tout va changer, et ce n'est que le début. c'est lui, ou toi. tu lui murmures quelques mots, sans oser la regarder alors que t'en crèves d'envie. tu sais pas ce que t'as. certainement la douleur qui te fait perdre la tête, mais tu veux la voir, tu veux même la toucher. arrête tes conneries. je n'y retournerai plus. tu n'as pas vraiment le choix, margot doit être en dehors de ça. daisy y est déjà plongée, c'est bien trop risqué. t'as pas oublié le café ? tu la regardes alors, tes yeux s'écarquillent. elle est belle, et comme personne putain. et tu ris. parce qu'elle t'a fait rire, tout simplement. tu ris même beaucoup trop. divagation, certainement. bien sûr que si je l'ai oublié. t'as déjà sauvé votre peau, t'as pas pensé à celle du café, non. le paquet est surement en train d'errer sur le parking du supermarché. c'est pas si grave, ou du moins toi, tu t'en fiches complètement. tu cesses doucement de rire en ne la quittant pas des yeux. tu prends une grande inspiration, la douleur s'est assagie. merci beaucoup. tu hoches la tête délicatement. c'est.. c'est sympa daisy. heu, qu'est-ce que tu racontes ? tu secoues ta petite tête en fermant les yeux, exaspéré par tes propos. c'est sympa d'avoir pris soin de moi. pas ce qui est en train de se passer, ça, c'est pas sympa. et tu ris encore. parce que t'es con, la situation est donne. tu sais, on a pas tous la vie facile comme toi. le monde est empli de danger, et t'es enclin à t'y noyer. depuis que t'es venu au monde. avec ce qui vient de se passer, t'oublierais presque la crise qu'elle a faite à cause de l'araignée.
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Ven 18 Sep - 15:12
"je n'y retournerai plus." tu hoches la tête. bien. pour une fois, il dit quelque chose de censé que t'es capable d'apprécier. tu sais pas ce qui se trame chez lui mais c'est pas clair et t'as pas envie d'en démêler les secrets. enfin... c'est ce que t'aimerais parce que tu meurs de curiosité alors que t'essuies patiemment le sang qui s'écoule de ses plaies. t'aimes bien son rire finalement. il te réconforte dans cette tragédie incompréhensible que tu viens de vivre. ça te fait sourire aussi étrangement. sérieux ? t'en reviens pas toi-même mais t'arrives pas à t'en empêcher. c'est sans doute nerveux, ça doit être ça oui. "bien sûr que si je l'ai oublié." tant pis. c'est dommage parce que ta grand-mère elle pense que vous allez arriver d'une minute à l'autre avec son sachet neuf de café. faudra que tu penses à l'appeler. "merci beaucoup." hein ? t'es surprise, t'as pas besoin de ça, tu t'en fous, toi tu l'as envoyé chier quand il t'a aidé, il n'a qu'à faire pareil, t'aimes pas la gentillesse. "c'est.. c'est sympa daisy." tu hausses les épaules. tu t'en fous putain ! "arrête de bouger !" tu t'exclames alors qu'il commence à faire des mouvements avec sa tête que tu es en train de soigner avec application. "c'est sympa d'avoir pris soin de moi. pas ce qui est en train de se passer, ça, c'est pas sympa." rire nerveux. c'est loin d'être ce que tu penses. c'est pas sympa n'est qu'un maigre euphémisme face à ce que tu viens de vivre. "tu sais, on a pas tous la vie facile comme toi." tu t'arrêtes instantanément. joyeux retour du mec que tu détestes. heureusement, t'aurais presque commencé à l'apprécier avec ses blessures et son allure de bad boy victime du gang des bacs à sable. tu laisses tomber ta main qui s'affairait à l'aider sur ta cuisse en secouant la tête. "ma vie n'a rien de facile." tu te sens presque insultée. pourtant, c'est ce que tu veux faire croire à tout le monde non ? daisy, la petite gosse à qui on ne refuse rien, daisy, cette capricieuse qui refuse un simple non pour réponse, daisy qui s'apprête à mourir à chaque fois qu'elle croise une araignée. t'en reviens pas qu'il ait pu dire une chose pareille. pour te venger. tu continues de t'occuper de son visage, beaucoup moins douce, de toute façon, tu l'aimes pas, tu vois pas pourquoi tu devrais faire les choses calmement. c'est de sa faute si t'es là après tout. t'as presque terminé, il ne reste plus que de simples entailles d'où le sang ne s'échappe plus si rapidement. heureusement. tu balances le linge sur une table. t'as pas l'intention d'en faire plus. t'attrapes ton téléphone dans ta poche pour appeler ta grand-mère, tu le regardes du coin de l'oeil alors que t'inventes un mensonge. "on s'est arrêté faire un tour, je serais de retour dans trois heures." tu vois large, tu sais pas quand tu pourras rentrer. elle t'intime de t'amuser, semblant heureuse de voir l'entente s'installer entre vous. si elle savait... "je pourrais rentrer quand ?" tu demandes, pressée d'en finir avec ce mec que tu ne reverras sans doute plus jamais après ça. fort heureusement. toi aussi, tu te regardes un instant dans le miroir. tu ne ressemble plus à rien, tes cheveux en bataille, son teint cadavérique, c'est immonde. tu détournes le regard, c'est tout ce que tu as à faire maintenant.

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