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la fille de miami (sisley)

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Mar 10 Jan - 22:46
Les nouvelles sont partout mais tu n’y fais pas vraiment attention. Tu n’as pas peur d’un évadé, tu n’as pas peur de ce qui pourrait t’arriver. Pourrait-on te faire pire ? Sans doute mais tu sais te défendre, tu as pas peur, pas du tout même. Ecouteurs dans les oreilles, tu ne regardes pas vraiment les gens autour de toi, il y a du monde malgré l’alerte mais les gens ne vont pas s’arrêter d’agir de la même façon. Ils sont sans doute sur leurs gardes, un peu plus, mais ça ne te change pas pour autant. T’es là, t’es bien présente, t’es vivante et t’en demandes pas plus. Tu n’as plus d’autres ambitions que d’atteindre cet état de vie, pas toujours facile mais pourtant toujours toi. Ton sac sur l’épaule, tu as fait des heures supplémentaires dans un café ce matin, c’est occasionnel mais ça paye un peu, des extras c’est toujours bon pour toi. T’es habillé simplement, manteau, jean, t-shirt et pull tu veux pas attirer l’attention, tu veux simplement rentrer chez toi maintenant. Tu te diriges vers la bouche de métro la plus proche, tu descends doucement, tu payes, tu te mets en place et tu attends qu’il arrive. Le prochain est dans cinq minutes. Tu as le regard dans le vide, le regard ailleurs, tu penses à rien, à rien d’autre que cette douche qui t’attend chez toi.
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Dim 15 Jan - 1:40
hier soir, comme beaucoup d'habitants de cette ville, tu as regardé les infos. depuis, tu n'es pas paniqué, mais reste pourtant sur tes gardes, sans trop savoir pourquoi. tu as toujours fait attention à ne pas publiquement afficher ta fortune, ne serait-ce que par respect pour les gens qui t'entourent. mais, comme un père que tu n'es pas, ou l'oncle que tu tentes d'être, tu t'inquiètes pour les tiens : pour tes neveux, pour le petit de l'un d'entre eux. pour les femmes qui font partie de ta vie : pour ta soeur, pour julia. arrivé dans le métro, tu t'apprêtes à rentrer chez toi pour continuer ta petite vie monotone. les mains dans les poches de ton jean sombre, tu regardes autour de toi comme on regarde un fleuve s'écouler, lentement. le quai en face est presque vide, à l'exception d'une jeune femme, que l'on remarque à peine. et pourtant, la douleur vive qui vient de s'emparer de ta poitrine te fait comprendre qu'il ne pourra plus s'écouler un seul jour tranquille sans que tu ne penses à elle. cette fille, devenue femme, si proche, et si inaccessible, de l'autre côté du métro. abasourdi, aussi écrasé que si tu venais de prendre une tonne sur les épaules, tu la fixes de tes grands yeux noirs, qui pourraient se remplir de larmes si ils y croyaient. tout correspond, de la silhouette aux cheveux désordonnés, de la taille de ses doigts à ses pommettes hautes. tu viens de voir un fantôme, sisley, mais pas un parmi les autres : le fantôme de ta vie. tu es incapable de faire le moindre geste, alors que le métro arrivera bientôt.

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Mar 24 Jan - 14:03
Le monde tourne autour de toi, le monde que tu connais, le monde que tu découvres, le monde mais pas toi. Tu n’as jamais tournée à la bonne vitesse. Trop vite, pas assez. T’es pas en train de vivre Maia, tu tentes de survivre, un peu, beaucoup, jusqu’à la folie sans doute, tu tentes de vivre mais rien n’y fait, rien ne marche vraiment, rien ne marche totalement. Complexité de la vie, complexité des évènements. En douceur, tu viens frotter tes mains l’une contre l’autre pour te réchauffer au moins rien qu’un peu. La musique dans tes oreilles, tu es dans un autre univers, loin du quotidien, loin des problèmes, loin de tout ce qui ne va pas. Rien qu’une seconde, rien qu’un instant, tu oublies cette vie, cette obligation de trouver comment t’en sortir, de ne pas pouvoir dormir sur tes deux oreilles. La peur, elle est présente, bien différente de celle d’autrui. Les évadés, ils sont présents sans pour autant t’amener à les craindre trop. Tes soucis prennent davantage de place. Le regard dans le vide, tu ne vois pas la silhouette qui te fait face, tu ne regardes pas ce qui se passe de l’autre côté. Il te suffirait d’un regard vers lui pour que le fil de tes soucis se complique encore davantage. Mais non, tu es en sécurité tant que ton regard ne croise pas le sien, tant que tu te crois en sécurité, loin de te penser. Tu es crédule Maia, crédule de croire que tout peut bien se finir, que les mensonges peuvent restés secrets, que personne ne découvrira jamais rien, que personne ne saura jamais la peine qui se cache derrière l’un de tes sourires. Les minutes s’égrainent peu à peu, le temps passe, le temps diminue et c’est un avantage plus que certain, c’est ce que tu attends dans un sens, pouvoir rentrer dans ta demeure, ne plus penser à rien d’autre, profiter simplement du moment avant de revenir dans le tumulte du quotidien. Les lumières clignotent, le métro se rapproche, une station et ce sera à toi de monter dedans. A peine trois minutes pour transformer un fantôme en réalité. Trois minutes pour qu’il te ramène à la vie. Trois minutes, beaucoup et si peu à la fois…

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Dim 5 Fév - 21:13
t'as le coeur qui flanche, tu portes une main à ta poitrine. c'est la crise cardiaque, cette fois t'en es sûr. tu as le regard attaché, accroché, désespérément lancé vers elle. elle qui bouge, lentement, impatiente et indolente. elle qui est semblable à tous tes souvenirs, plus belle encore peut-être, maintenant que les années l'ont fait murir. un beau fruit que la vie te tend, de l'autre côté d'une rame de métro. tu as mal, mais tu es heureux, tu es perdu dans un vaste tourbillon d'émotions impossibles à entendre. le temps passe peut-être, ou ne passe pas, les gens affluent et toi tu ne bouges pas. comment ? voudra-t-elle te voir, elle que tu croyais loin sous la terre ? elle que tu croyais avoir perdu mais que tu n'as pas tenté de sauver ? une voix robotique annonce que le prochain métro arrivera dans trois minutes. c'est le déclic, mais peut-être trop tard. tu te précipites vers les escaliers, court aussi vite que tu peux. tu sors de la station, sans plus ressentir l'épuisement, porté par une décharge d'adrénaline. tu traverses la rue, manque de te faire écraser, entre dans la station d'en face, cours, aussi vite que tu le peux. sur le quai, le métro arrive, ouvre ses portes. elle entre et toi tu te sens déjà la perdre, tu la vois filer entre tes doigts... dans un ultime effort, tu arrives à l'instant où les portes se referment. tu les repousse de tes bras pour entrer dans le métro, attirant les regards, essoufflé, en nage... devant elle. tu te relèves en haletant, pour croiser son regard, et fondre en larmes.

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Sam 11 Fév - 20:37
Le calme avant la tempête. Tu ne vois pas ce qui se passe. Pas encore. La musique dans les oreilles, tu ne penses à rien. Tu vas bientôt rentrer chez toi et tout se passe bien. Tu ne vois pas ce que tu devrais avoir d’autres en tête. Que le bon, que tout ce qui se passe bien. Le reste n’a pas tellement d’importance. Tu ne vois pas le monde autour de toi. Rien, simplement ce métro qui approche. Ce métro que tu attends. Ce métro qui arrive. Ce métro qui est là. Une journée comme une autre, pas tellement différente pour toi. Tu entres à l’intérieur de ce dernier. La musique dans tes oreilles. Pas de places assises, comme cela arrive souvent. Tu as l’habitude dans un sens, tu n’es même pas surprise. De toute manière, tu es assez jeune pour tenir sur tes jambes. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Tu ne le vois pas de suite mais tous les regards se tournent dans la même direction. Tu n’es pas forcément curieuse mais tu ne peux t’empêcher d’être suspicieuse. Alors, tu finis toi, aussi, par regarder ce qui se trame. Tu te retournes, tu fais fasses aux portes et tu es incapable de bouger. Ta respiration s’arrête, ton être tout entier se bloque. Tu n’es plus vraiment là, plus dans cette rame de métro. T’es ailleurs, dans ton passé. T’es retourné à l’époque où une jeune fille en fleur se trouvait dans un lit bien trop luxueux. Là-bas, avec lui, quand tu étais encore une autre, quand tu étais encore Manuela Velasquez. Une autre qu’il connaissait. Une autre qui n’existe plus, que tu as laissé mourir à Miami. Mais lui est là. Là devant toi et ton regard plonge dans le sien. Tu vois les larmes qui le recouvrent, des larmes qui ne font que te faire souffrir davantage. T’aimerais pouvoir t’enfuir. T’aimerais pouvoir le suivre mais t’es incapable de bouger. Il te retient sans pour autant t’attacher, c’est ce cœur battant dans ta poitrine qui refuse que tu avances, que tu bouges, que tu fasses le moindre mouvement. Il te maintient vers lui, vers ce passé qui n’est que souffrance. Non, tu ne veux pas lui parler, encore moins le voir mais t’es un bloc de béton, incapable de bouger. T’es transformée en son contact, pour le meilleur et pour le pire…

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Lun 27 Fév - 0:54
la rame entière de métro semble avoir offert son regard à ta vue misérable, celle d'un homme abattu, par la souffrance, par des remords aussi soudain que mordants. tu ne les vois pas, ces gens qui t'observent avec méfiance, défiance derrière leurs lunettes, leurs écharpes ou le livre ouvert dans leur mains. tu ne les vois pas, ces sourires et airs réprobateurs, ceux qui observent un homme désormais mûr, pleurer comme un enfant trop souvent grondé, face à une jeune brune à l'air aussi vif que pris au piège. tu ne vois qu'elle. qu'elle, au milieu du grand flou provoqué par l'abondances de larmes salées et amères. elle, dès que du dos de ta main tu chasses la peine qui coule sur tes joues. elle, quand tu stoppes de vouloir te couvrir le visage de honte. ton regard se fracasse sur elle aussi bien que ton coeur n'attendrait qu'un mot pour venir retrouver le sien, là, dans sa poitrine à quelques mètres de là. ton être entier se consume sous cette sensation indescriptible, mélange d'hallucination et d'une peine immense. tu voudrais t'avancer vers elle mais tu es abattu par le sort qui vous réuni aujourd'hui. enfin, pris par la peur qu'elle ne descende à la prochaine station pour se soustraire à ta vue, tu esquisses un pas. commence par tendre une main tremblante, comme pour réaliser que c'est elle. tu en es si sûr que tu ne demandes même pas. elle n'a pas bougé, si ce n'est ses prunelles brillantes, pour t'observer. plus proche d'elle que tu ne l'as jamais été depuis tant d'années... face au fantôme de ton bonheur, tu bafouilles, bredouilles un seul mot. manuela...

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Ven 3 Mar - 19:39
Pas lui… tout le monde mais pas lui. ton cerveau fonctionne à cent à l’heure, animal blessé, animal pris au piège. Enfermé dans une boite de métal en sa compagnie. Tu ne peux changer ce fait tout en ne comprenant pas ce qu’il fait devant toi. Tout en ne voulant pas y croire, mal, bien trop mal, c’est ce que ça te fait de le voir devant toi. Ton cœur reprend vie pour te rappeler combien il t’a fait souffrir, combien il a contribué à la mort de ton palpitant, à ta propre mort. Le revoir,, jamais mais il est là, devant toi, il est là, si près bien trop. Il est là en larmes et tu sais ce que ça veut dire, tu sais que ton plan a marché. Que même lui s’est persuadé de ta mort, qu’il y croyait si fort que te voir en vie ramène chez lui une vague d’émotions. Tu devrais te sentir touchée pas vrai ? Mais le pardon, tu connais pas, tu connais plus… il a tout emmené, avec lui, le jour où il ne t’a pas sauvé. Le jour où il les a laissé t’emmener, loin de tout, loin de lui surtout. Ce jour-là, il  a brisé ton cœur, ce jour-là, tu as su que c’était terminé… Que plus jamais tu ne laisserais une autre personne entrer dans ta vie comme lui, comme il avait réussi à le faire… Les gens qui le regardent, qui vous regardent, vous deux, trop proche pour ne pas faire de lien et tu hais cela, tu hais cette impression d’être si visible par sa faute. Ta musique que tu arrêtes… Tu le regarde sans savoir, t’aimerais t’enfuir loin, très loin de lui, de ses mensonges, de sa présence bien trop oppressante…Son corps qui bouge enfin, vers toi, mauvaise direction, mauvais chemin, main tremblante qui t’effraie terriblement. L’air qui quitte tes poumons, tu n’arrives en aucun cas à trouver le bon moyen, pas quand il agit de la sorte. Tu ne désires pas son toucher, tu ne désires pas son corps proche de toi, tu ne désires rien venant de lui. Il avance, tu recules, distance qui t’es nécessaire, tu perds tes esprits, tu n’arrives pas à agir totalement, à être, il t’en empêche et tu hais cela… « manuela...» Souvenir, douleur, ta tête que tu tournes de droite à gauche. L’air qui manque et tu le vois, le prochain arrêt, ton seul moyen de t’en sortir. Tu tentes de retrouver ton air, tu tentes de retrouver quelque chose mais c’est difficile pas vrai ? Tellement compliqué quand lui est là, quand lui agit de la sorte… Tu trembles sans même le remarquer, ton prénom qui résonne dans tes oreilles, sa voix, tu as mal, tellement. Non, tu peux pas, vraiment pas. « Vous vous trompez… » Que tu lâches rapidement quand la rame s’arrête, quand les portes s’ouvrent, tu le bouscules pour sortir. Tu sors et tu te mets à courir, de l’air, tout ce dont tu as besoin c’est un peu plus d’air. Tu ne t’arrêtes de courir que quand tu as retrouvé l’air libre, t’es à bout de forces, à bout de tout, ton corps que tu poses à même la rue contre un bâtiment, tu ne peux t’en empêcher. T’es en train de te perdre, par sa faute. pourquoi est-il là ? Pourquoi est-il revenu ? Tellement de questions, tellement de peurs, ta confiance qui s’évapore et ses larmes que tu ne laisseras pas sortir…

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Mar 7 Mar - 10:47
et si tout s'arrêtait en quelques secondes ? et si au prochain stop, à la prochaine descente, son corps agité, tremblant et retranché de soustrayait à ta vue ? vous auriez finalement fait tout ce chemin, enduré toutes ces épreuves pour vous revoir et n'en faire qu'un sombre gâchis ? tout se bouscule dans ton esprit dans un immense chaos de péripéties manquées. des années sans elle à tenter de te persuader que ta lâcheté n'avait fait que répondre aux priorités sévères de la vie. que le courage n'avait de sens que lorsqu'il poursuivait une cause réaliste, au destin possible, encadré par des réalités concrètes. des années à essayer d'oublier jusqu'à l'effet de ses lèvres posées sur ta peau, pour arriver à ce moment. à aujourd'hui, là, brusquement réunis dans cette rame de métro sombre et inhospitalière. à maintenant, à cette seconde près où de ton regard tu as enfin pu constater qu'elle était en vie. c'est toute une partie ensevelie de ton coeur qui est revenue à la surface au mouvement de ses cheveux, le long de la rame. à tel point qu'il ne t'est pas possible de réaliser son air paniqué, ce regard fuyant, presque effrayé. tu ne vois rien d'autre que l'envie, la peur, l'amour et la douleur qu'elle t'inspire. avançant vers elle, elle cherche déjà à te fuir. elle secoue la tête, agitée de déni. « Vous vous trompez… » elle souffle, la voix tremblante. sous vos pieds la lourde rame se stoppe, brusquement des portes s'ouvrent, et, agile autant qu'agitée, elle sort au pas de course. ton coeur chute lourdement contre les rails, écrasé par le poids de la perte. sans réfléchir, ignorant les regards de mépris des autres voyageurs, te prenant certainement pour un harceleur dangereux, tu cours à sa poursuite. entame une série d'escaliers, cours de nouveau pour la ramener à toi. l'oeil qui cherche partout un signe de sa présence, tu cours jusqu'à la rue voisine et aperçoit sa frêle silhouette contre un bâtiment. tu restes un instant interdit, loin d'elle, perdu entre envie et respect de sa volonté. reprenant ton souffle autant qu'il en est possible dans la douleur que tu ressens, tu t'approches d'elle, celle fois-ci bien plus doucement, restant volontairement en retrait.

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Mer 8 Mar - 21:59
tu n’arrives plus à respirer, tu n’arrives plus à te sentir bien clairement pas. tu te perds quand tu l’aperçois, quand il vient te parler, quand il prononce ce prénom qui n’existe plus maintenant. tu n’es plus cette femme, tu n’es plus cette personne, elle est morte, disparue depuis longtemps. tu diras pas qu’il est fautif, vraiment pas, plutôt qu’il a pas aidé, qu’il a contribué à tout rendre bien plus compliqué pour toi, qu’il s’en est peut-être pas aperçu mais que ça a bel et bien été le cas. il t’a fait du mal sans le remarquer mais il en a fait et ça, tu peux pas le ner, en aucun cas. il a brisé ton cœur et depuis tu refuses de le laisser battre, tu refuses de faire le moindre effort de ce côté-là en tout cas et c’est pas prêt de changer pas vrai ? une fois que quelque chose a cessé de fonctionner, ça peut plus jamais marcher. c’est ton avis en tout cas. tu le regardes et tu manques d’air, respiré, c’est tout ce que tu désires. impossible ici, si tu restes, tu vas finir par t’évanouir, tu le ressens alors, il te faut une échappatoire, un moyen de. les portes qui s’ouvrent, ton corps qui s’enfuit. tu cours, ti vite que tu en as mal à la tête, si vite que tu perds tout ton souffle, si vite ue tout ne semble plus avoir la moindre importance. t’as mal, si mal comme tu n’as plus eu mal depuis un moment. parce qu’il revient quand tu ne l’attendais plus, quand tu n’avais plus besoin de l’attendre, quand tu n’en avais plus la moindre envie. tout ce qui a pu exister entre vous est mort, en même temps que toi. tu trembles, t’es faible comme si toutes tes forces t’abandonnaient depuis qu’il s’est mis à parler. t’es là, contre ce mur et tu sens que tu vas y rester un moment. tu n’arrives plus à bouger, tu as mal, partout, bien trop mal sans doute. rien ne pourra le changer pas vrai ? après un moment tu finis par relever la tête et tu le vois. tu le vois à côté de toi, tu le vois juste à côté de toi. trop proche pour que tu puisses t’enfuir, trop proche pour que tu aies un moyen de partir sans qu’il te voit. tu souffles sans arrivé à parler, tu relèves la tête vers lui sans savoir. c’est trop dur tout cela… tu veux pas qu’il approche davantage, tu veux pas de lui près de toi, tu as trop perdu à son contact, trop pour retenter le coup ne serait-ce qu’une fois, vraiment pas…

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Jeu 20 Avr - 11:57
t'as couru. c'est presque un instinct de survie qui t'a fait courir, courir pour attraper ce métro, courir pour en sortir. courir après les dernières miettes d'un épisode de vie heureux, d'une parenthèse enchantée gravée de vos deux noms, face à l'éternité. tu as couru pour offrir à ta vision déjà troublée par les larmes et la sueur un dernier moment de paix, celui de sa frêle silhouette, tremblante au loin, signe d'un mirage qui bientôt ne se transformerait qu'en poussière. la poussière du désert qu'il t'a semblé traversé lorsque tu l'as perdu, lorsque de ta lâcheté, ton égoïsme tu as cru l'avoir perdue pour toujours. un toujours bien long qui en seulement une seconde, en une rame de métro, venait de se transformer en un peut-être. animé d'une folle énergie, de la force de l'amoureux qui n'a jamais oublié jusqu'aux moindres détails le sentiment qui l'animait, tu as donc couru vers elle. voilà qu'à pas de loup tu t'approches, jouant bien dangereusement avec le feu, tremblant d'apprendre qu'elle aurait oublié, que sa vie serait comblée et votre amour définitivement oublié. elle te voit enfin, lève des yeux paniqués vers ton visage donc la pâleur témoigne encore du choc. un instant, vous restez là à vous observer, deux bêtes méfiantes et peureuses, de la peur animale d'avoir mal, encore une fois. tout son corps semble être prêt à s'enfuir, aussi tu tentes de respirer pour reprendre une voix plus douce. je ne te veux pas de mal... je le promets. je... souffle incontrôlé, de nouveau. je veux juste... parle moi. je t'en supplie.

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Dim 7 Mai - 23:08
t’as plus rien. plus de respiration. plus de cœur. plus de sensations. plus d’envies. plus de vie. t’es perdue parce que tu l’as revu, là, juste devant toi. un passé que tu ne voulais en aucun cas voir remonter à la surface. ça te plait pas. ça n’annonce tout simplement rien de bon. tu ne veux pas laisser ce passer revenir à la surface. tu ne veux pas lui laisser la moindre chance de s’expliquer. le fuir, la seule solution pour survivre mais t’es à bout de force, à bout de tout quand tu lèves les yeux sur lui, proche de toi, trop. tu penses à te relever, à repartir immédiatement. à son âge il doit plus savoir courir de longues distances pas vrai ? il ne parle pas, tu ne parts pas. mais ses larmes te font un effet étrange. tu t’y attendais pas… pas après ce qu’il a fait… « je ne te veux pas de mal... je le promets. je... je veux juste... parle moi. je t'en supplie.» rire incontrôlé, incontrôlable face à ses propos. face à ce qu’elle vient te dire. pas te faire de mal ? pas te faire du mal ? il rigole. tu te relèves, pas pour t’encourir mais pour venir laisser la marque de ta main sur son visage. il voulait que tu lui parles mais tu n’as plus rien à lui dire. plus maintenant. plus jamais. la femme qu’il a connu est morte et enterrée. il ne reste plus que des miettes, tout cela uniquement par sa faute… tu te refuses à parler, tu restes là, proche de lui mais une distance tout de même raisonnable et on peut voir sur ton visage tout ce que tu ne veux exprimer. que tu ne vois pas qu’elle raison te pousserait à lui donner ce qu’il veut. a lui parler alors que quand toi, tu l’as supplié, il n’a rien fait. il les a laissé t’emmener et maintenant c’est trop tard. t’as plus assez de cœur pour accepter de faire le moindre effort. et pourtant, t’es encore là.

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Jeu 1 Juin - 12:08
dans ses sinueuses lignes corporelles tu revoies encore les traces de vos ébats passés, de ces longs baisers que tu lui donnais parfois alors que le sommeil la tenait encore. tu revois dans le mouvement de ses cheveux tes mains qui y passent et y jouent, avec l'assurance et l'innocence d'un homme qui tombe amoureux. chaque détail de son corps t'es maintenant offert, et tu réalises qu'elle a changé. c'est une femme, désormais, une femme dont la vie ne t'appartient plus, une femme dont la vie, tu le croyais, n'existait plus. une femme que tu as pleuré pour ne jamais l'oublier, peu importe le temps et les mirages. sur son visage ne repose pour le moment que de la confusion, elle a le regard de ces animaux sauvages et fragiles, pris en chasse par ton coeur dur. tu l'aimes pourtant, dieu que tu l'aimes, cela n'a jamais été aussi clair qu'aujourd'hui, alors que ta main pourrais être à portée d'elle. mais elle rit de tes propos balbutiants et tu te stoppes, directement, le regard surpris, hagard. dans un déferlement de gestes, elle s'approche et lance à toute volée sa main contre ta joue. ça pique, tu portes ta propre main à l'endroit où ses doigts sont venus se poser. mais tu ne dis rien. tu ne dis rien, parce qu'elle pourrait recommencer, encore, encore et encore, tu l'aimerais quand même. tu penses alors qu'elle va s'enfuir et que tu n'auras plus qu'à ramasser les restes de ton coeur, à même le trottoir. mais elle reste là, à te regarder de ses grands yeux, elle reste là à t'offrir le spectacle de sa poitrine qui se soulève de grandes respirations indécises. tu lèves des yeux anéantis vers son visage. je suis désolé. désolé pour tout. je... ta voix se casse dans un profond sanglot. je te croyais morte, tu étais morte...

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Jeu 29 Juin - 22:07
tu voudrais ouvrir les yeux et ne plus le revoir en face de toi mais ce n’est pas possible, cela n’arrivera pas. il restera malgré tout, malgré toi, malgré cette non envie de te retrouver à ses côtés. il y a un truc de briser, un truc qui ne reviendra jamais. il y a ce passé qui prend le pas sur le présent. non, tu ne vois pas les années qui défilent. les années qui ont passées. tu te revois lui demandant de l’aide, tu le revois lâche. tu le vois briser ton cœur. première et dernière fois. tu t’es endurcie, sous un nouveau nom, sous de nouveaux traits. alors tu ris, auto-défense, moyen de ne pas perdre pied. moyen de t’en sortir malgré tout… moyen de lui montrer qu’il n’est plus rien, de le détruire comme il a pu le faire… tu te refuses à aller dans son sens, à ne lui offrir ne serait-ce qu’un bout de vérité… il ne mérite rien de toi. il ne mérite plus rien de ton être. plus depuis qu’il a agi de la sorte. plus depuis que ton être s’est brisé en morceau. il aurait pu être ton sauveur, il est devenu ton bourreau, celui d’une impossible fin. mourir ou arrêter de vivre. la mort a semblé plus douce… t’es toujours cet animal à l’affut, capable de le laisser s’il fait le pas de trop vers toi, tu supporterais pas qu’il te touche, pas après tout ce qui s’est passé. «e suis désolé. désolé pour tout. je... je te croyais morte, tu étais morte..» et ça te fait mal ses excuses, ça te détruit ses excuses. tu vois même pas sa peine, elle passe au-dessus de toi, enveloppée par ta propre colère. par cette envie de le détruire pour tout ce qu’il ose dire sans se rendre compte de la responsabilité qu’il a joué dans tout cela. des excuses aussi tardives ne servent à rien. « manuela est morte et tes excuses tardives ne la ramèneront pas à la vie. » tu ne veux pas lui en dire plus, tu ne veux pas lui donner la moindre information sur celle que tu es aujourd’hui. le voir là c’est déjà bien trop douloureux… t’aimerais t’enfuir maia, partir au courant mais il te suivrait, pour une raison qui te dépasse aujourd’hui, il te suivrait.

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I wanna take you somewhere so you know I care. But it's so cold and I don't know where. And I wanna kiss you, make you feel alright. I wanna cry and I wanna love but all my tears have been used up.
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Lun 10 Juil - 18:00
depuis qu'elle a ramassé ses longs doigts sur ton visage vieilli, tu as malheureusement presque comme l'impression de revivre. tu étais bien incapable devant le terrifiant spectacle de son corps d'affirmer si elle était réelle ou si tu n'avais affaire qu'à un fantôme douloureux de ton passé. mais dans le tumulte d'un mouvement brusque et brûlant, elle est venue affaisser sa main sur ta joue creusée et faire vivre à nouveau des sensations oubliées. elle t'a touché, toi, bien évidemment loin de la manière dont elle le faisait avant, mais... mais elle existe, faite de chair et de sang, d'un coeur qui bat, de poumons qui se remplissent d'air. elle existe tout autant que ton amour pour elle n'aura jamais cessé, même après ces années, ces rencontres et la vie qui défile. putain, t'es heureux à travers sa haine et ses yeux qui te foudroient, t'es heureux à travers toutes les épreuves qui vous attendent encore. t'es heureux pour la simple et bonne raison que la vie t'offre l'occasion de reposer les yeux sur elle, d'admirer une nouvelle fois les lignes de son visage, l'arrondi de ses yeux, le plissement de ses lèvres... t'es heureux, parce que tu es chanceux, et peu importe si plus jamais elle ne veut de toi manuela parce que tu as l'occasion toi, de l'aimer encore. et c'est tout ce qui te fait vivre. « manuela est morte et tes excuses tardives ne la ramèneront pas à la vie. » sa voix te fait l'effet d'un électrochoc, d'un vieil enregistrement oublié, ou de l'effet que cela fait d'écouter sa chanson préférée après une longue nuit de silence. sa voix ne la trahira jamais, elle est la même qu'hier, tu l'entends à travers ses mots amers. complètement chamboulé, tu hoquêtes, le visage trempé d'un mélange de larmes de peur et de joie. dis-moi.. tu dis, en tentant de reprendre consistance, les yeux brillants. depuis combien de temps... depuis combien de temps tu es là ? tu... tu respires mal, encore. tu travailles, tu étudies ?

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