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listen up, princess. (louvaï)

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Dim 4 Juin - 18:45
louve&isaï⊹ L’ambiance prenait une toute autre couleur, un parfum plus doux qui leur sciait plutôt bien, là face à l’autre, deux aborigènes de tribus différentes qui feraient enfin fit des préjugés pour arriver à se connaître et s’apprivoiser. Chien et chat, un combat qui semblait millénaire mais dont la légende était surfait. Rien n’était écrit, tout pouvait revenir aux premiers pas pour se reconstruire. C’était pourquoi ce soir, Louve laissait tomber ses premières barrières, hérissées avec la plus grande violence face aux moindres remarques d’un homme qui ne méritait nullement son attention. Elle l’avait châtié d’un instant, à la simple lecture d’un dossier où une histoire griffée à la va vite avait éveillé chez elle une rancœur impitoyable contre ceux qui profitaient de son pays tout en le pillant. Il était de ces délinquants contre lesquels elle se battait depuis toujours et on lui foutait dans les pates un homme de la même trempe. De quoi la rendre folle de rage… Pourtant les voilà  tous les deux, à se livrer mutuellement, comme si tout était différent, comme si le temps avait effacé la frustration de s’accompagner mais également la haine qu’ils se crachaient à la figure entre deux baisers mielleux et sauvages qui répandaient plus qu’un malaise dans une relation conflictuelle. La première pierre jetée dans la mare se pavanait fièrement. Au lieu d’un drapeau blanc qui aurait été trop facile à manier, ils avaient préféré faire volte face d’un coup, révolte contre leurs premières pulsions et s’écharpaient dorénavant d’une manière plus qu’amicale dans la pénombre d’une chambre d’hôtel qu’ils se partageaient. Dans la moiteur de l’habitacle, l’alcool qu’elle avalait rapidement ne lui suffisait plus. Elle se sentait brûlante, l’espace de la chambre, semblant encore plus chaud que l’atmosphère au dehors, déjà idéalement situé à la même température qu’une bonne grosse canicule. Elle s’asseyait alors en face de lui, sur le lit disponible. Tu me trouves trop jeune ou trop veille pour mon boulot ? Qu’elle laissait échapper en haussant un sourcil énigmatique. L’âge d’une femme, bien le seul élément qu’on ne pouvait lui demander et le second en France en sachant en tout état de cause que le salaire était le premier tabou à ne pas aborder. Mais ici aux Etats-Unis, il semblait que la question revenait souvent. Comment avait-elle fait pour en arriver ici, tout en haut de la hiérarchie d’un des plus grands gouvernements du monde alors qu’elle n’avait pas encore franchit la trentaine. ? Elle aurait bien voulu répliquer que le nouveau président français avait sûrement pris son exemple mais elle se contrait à réfléchir. J’ai été éduquée dans l’idée que je ferais de grandes choses. Je n’ai jamais imaginé un seul autre avenir possible c’est… Dans mes gènes d’allemande sûrement. Avoir des parents avocats aussi ambitieux que moi a dû également aider… Un sourire qui s’éteignait dans l’ombre, le regard dans le vide, des souvenirs qui s’estompaient mais restaient toujours aussi vifs en elle. Louve se rappelait des courses infernales de ses parents aux quatre coins du monde pour leurs affaires et elle, stupéfaite, si fière d’eux, qui les suivait sans jamais louper une seule réplique de leur défense. C’était cette vie effrénée dans le monde du travail qui l’avait conduite à envisager la politique. Le pouvoir absolu, le sésame qui complétait une éducation stricte. Et toi ? Je dois dire que le fait de passer de ta vie d’avant à ce que tu vis aujourd’hui est un peu… Incompréhensif. Tu devrais pas être le genre de gars à sortir des « j’emmerde le gouvernement » ? T’irais trahir tous tes amis d’antan pour nous aider ? La question était enfin posée et qu’il réponde vrai ou non, elle plaçait enfin le sujet tabou qui lui avait fait prendre conscience dès leur première entrevue, qu’elle ne pourrait jamais lui faire confiance, à tord ou à raison… Pourtant, Isai semblait plus que tout, d’une sincérité désarmante ce qui la faisait de plus en plus tanguer entre déraison et conscience professionnelle…  

© Grey WIND.

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Mar 4 Juil - 11:30
t’as enfin fait tomber quelques barrières entre louvea et toi. tu te sens mieux, plus à l’aise pour discuter avec elle et même plus .. ressemblant. elle te fait penser à ce que tu pourrais être si tu n’avais pas préféré la rue, au palace de rio. parce que le choix s’est fait à ce moment-là. t’aurais pu être brillant, suivre des études et écouter ta mère te raconter des histoires en brésilien. sauf que lorsque t’es arrivé ici, t’as préféré te tourner vers un domaine bien plus prometteur. une erreur ? sûrement. mais aujourd’hui, tu ne serais pas aussi mature sans ça. tu n’aurais pas ses grands airs, et l’impression d’être réellement utile pour louvea dans cette tâche. installé, tu la regardes et tu t’interroges sur elle. pourquoi elle est là, dans quel but, pour quelle raison ? toutes ces questions s’enchaînent dans ton esprit et t’aimerais être au courant. tu supposes qu’elle porurra en parler, maintenant que vous vous êtes rapprochés. tant mieux. tu me trouves trop jeune ou trop veille pour mon boulot ? elle demande, répondant à ta question par une question. globalement ce qu’elle sait fait de mieux. peut-être, pas toi ? tu joues à son jeu, et tu vois quel est le premier de vous deux à se mordre la queue. j’ai été éduquée dans l’idée que je ferais de grandes choses. je n’ai jamais imaginé un seul autre avenir possible c’est… dans mes gènes d’allemande sûrement. avoir des parents avocats aussi ambitieux que moi a dû également aider… tu hoches la tête, voyant très bien l’image de son enfance et sa façon de faire. c’est justifié du coup, les manières et la bouche en cœur. tu souris, cette histoire lui va bien. et toi ? je dois dire que le fait de passer de ta vie d’avant à ce que tu vis aujourd’hui est un peu… incompréhensif. tu devrais pas être le genre de gars à sortir des « j’emmerde le gouvernement » ? t’irais trahir tous tes amis d’antan pour nous aider ? tu pouffes, parce que tu ne sais pas réellement ce que tu fais ici et pourquoi tu t’es lancé là-dedans, si ce n’est pour faire plaisir à ton père. tu hausses les épaules, prenant une nouvelle gorgée de cet alcool trop fort. mon père est ambassadeur. j’ai pas d’autres choix que de l’honorer. j’ai fait beaucoup de conneries, je crois que j’ai pris en maturité quand mon meilleur pote et bras droit s’en est pris à tout mon entourage. un passé trouble, et tumultueux. mais qui forge les gens, c’est sûr. je ne suis sûrement pas aussi ‘dur’ que tu penses que je le suis. mais je saurai faire les bons choix, sinon je ne serais pas là. tu plonges ton regard dans le sien, tu te rapproches d’elle par la pensée et par l’échange de vos histoires. t’aimes cette ambiance, t’aimes l’alcool qui frappe contre tes tempes. tu te lèves, prenant sa main dans la tienne. tu l’approches, sans rien dire. tu ne t’écoutes plus, tu réponds à quelques désirs incompréhensibles. ta main se glisse contre sa joue, t’embrasses de nouveau ses lèvres douces. t’en avais encore envie.

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Lun 10 Juil - 20:04
louve&isaï⊹ Louvea, sans toute cette condescendance et ce mépris, sans tout ce champagne coulant à flot à chaque soirée, limousines l’attendant en bas de sa rue de maisons bourgeoises à en crever de grandiose… Louvea sans ce monde approprié qui l’avait forgée, ce luxe insuffisant qui faisait ruisseler sa beauté au travers des rayons de diamants qu’elle portait altière, princesse des sceaux et de l’aristocratie controversée. Si Louvea n’avait pas connu ce monde elle serait sûrement quelqu’un de bien différente, peut-être un peu plus insipide, peut-être un peu plus fanée avec l’âge et le temps. Si elle était née dans les coins sombres d’un Brésil ardent, elle aurait sûrement finit par s’accoutumer à être le bras droit d’un arnaqueur de renom, elle serait entrer dans la mafia peut-être… Avec cette beauté enivrante, elle aurait pu être refourguée dans les plus sombres marchés juste pour plumer les clients et les mauvais payeurs. Elle aurait pu devenir une arme mortelle dont la beauté était la principale cause des coups définitifs mais elle aurait pu également devenir prostituée, ce genre de femmes qu’on aurait payer une fortune par des propriétaires de luxueuses maisons qui ne s’attardaient pas sur la morale des choses et sur la capacité à voir en la femme autre chose qu’un objet de luxure et d’envie. Louvea aurait pu vivre la misère et la tragédie, elle aurait pu finir battu par un homme qui en aurait trop demander, elle aurait pu se voir vendre aux enchères pour qu’un homme obtienne la main de l’exotique enfant de joie et puis, elle aurait subit trop de violences répétées dans un monde qui n’aurait jamais su la protéger. Après une telle vie, elle aurait finit un jour aux pieds d’un immeuble, la tête la première et pour seuls larmes amères, son sang qui avait giclé sur le pavé. Ou on aurait pu l’abattre parce qu’elle aurait un jour explosée, loin de garder sa langue dans sa poche, elle se serait rebellée, aurait désirée s’enfuir, vivre plus et beaucoup plus loin mais elle se serait fait rattraper par ses assaillants parce que dans ce pays, quand on naissait sans rien, on disparaissait du système de liberté. Louvea le savait, dans d’autres circonstances, dans d’autres vies, elle aurait pu être utilisée et répudiée. Mais pour l’heure, elle était dans une vive tangente, entre deux mondes, le sien et celui de l’homme. Deux univers se frôlant langoureusement, se touchant et s’écartant après de vives décharges mais sans jamais, hésiter à recommencer une nouvelle tentative d’hameçonnage. Alice qui suivait le lapin blanc… Je t’avoue que lorsque j’ai lu ton dossier, ton simple casier judiciaire m’a tellement énervée que j’ai refermé sans aller plus loin… Mais tout y était, l’indiscrétion obligeait car il faisait partie d’une mission des plus importantes. Louvea aurait pu aller lire son passé familial, comprendre et essayer de moins juger un homme qui avait subit et qui n’avait eu que ces choix de vie pour se sortir la tête hors de l’eau mais elle n’était pas indulgente, elle n’avait pas eu cette capacité fondamentale d’empathie envers lui. Dorénavant, elle ouvrait les yeux et le voyait différemment, lanterne au-dessus de son front qui faisait soudainement apparaître l’humanité dans ses traits. Il se levait alors et elle reconnaissait déjà l’approche déterminée qui l’étreignait en l’espace d’une seconde, sans prévenir, par totale impulsivité. La différence légendaire qui les éloignait. Il s’avançait, prenait sa main et embrassait ses lèvres mais la différence c’était que cette fois-ci, il n’y avait plus aucune simulation, plus aucune retenue, plus de fausse scène trop criblée de notes saillantes. Son corps collé contre le sien, elle se laissait embarquer entre mauvaise conscience professionnelle et désir fougueux qui emplissait son corps d’une pointe d’illégalité menaçante. Si tu veux mon avis, ceci n’est pas un bon choix… Parce que si ça se savait, elle pouvait être radiée, parce qu’elle embrassait un homme loin d’être correcte, un homme des rues, un homme avec un casier judiciaire … Mais elle jubilait intérieurement, démon de minuit qui ne résistait pas à ses paroles et passait alors sa main dans la nuque de l’homme, certaine de devoir cesser après son alarmante vérité. Mais non, elle l’embrassait plus vivement encore, déstabilisant même tout ce qu’il aurait pu imaginer. Une claque dans son visage aurait été similaire à sa conduite parce que Louvea regorgeait d’envies inavouables et spontanées…

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Mar 18 Juil - 17:55
elle s’intéresse à ton cas, et tu bois sans compter. depuis que t’as commencé cette mission avec louvea, t’as peur que ça ne s’arrête jamais et qu’elle reste la seule blonde de ta vie à t’avoir marqué. elle représente peut-être tout ce que tu n’aimes pas, mais c’est la seule femme que tu vois. tous les jours. toutes les heures. et en essayant de ne penser à rien d’autres, à personne d’autres. cola doit s’évader de ton esprit. elle ne peut pas être dans ton secret, et tu ne peux pas la forcer à être celle qu’elle ne veut pas être. la belle brune a fait ses choix alors qu’elle t’avait, que tu lui appartenais. aujourd’hui, c’est une autre tournure qu’elle a décidé de prendre pour sa vie. il faut que tu l’acceptes, même si l’amour qui vous lie est bien plus fort que quelconque autre relation ; tu le sais. tu hausses donc les épaules sur les raisons de ton implication, tu sais que ça ne plaira pas forcément à la belle blonde. tu redresses le regard, t’approchant dangereusement de ses lèvres et de son visage. ce que tu fais ? tu n’en sais rien. t’as envie de t’approcher et t’as envie de te laisser aller. ça a beau ne pas être la meilleure solution, encore moins la bonne façon de faire – tu n’arrives pas à t’arrêter. je t’avoue que lorsque j’ai lu ton dossier, ton simple casier judiciaire m’a tellement énervée que j’ai refermé sans aller plus loin. tu souffles, t’approchant encore. un dernier centimètre que tu ne veux pas gâcher en parlant. tu déposes tes lèvres sur les siennes, tes mains encore loin de son corps sans pour autant vouloir les retenir. tu l’embrasses, y mettant un peu plus d’entrain que tout à l’heure. non pas que tu trouves que c’est mieux, mais juste que ça t’a donné envie. une soirée, une chambre pour deux, une femme contre toi et encore des histoires que tu ne sais pas contrôler en te réveillant le lendemain. une erreur ? sûrement. elle s’éloigne et le signale justement, sans que tu ne quittes son regard. si tu veux mon avis, ceci n’est pas un bon choix .. tu souris, ne bougeant pas d’un pouce. elle pourrait s’éloigner, elle en aurait tous les droits. mais tu la laisses s’approcher de nouveau, prenant ton visage entre ses mains. tu fais de même de ses hanches pour que son corps touche enfin le tien. tu laisses l’alcool prendre le contrôle de la situation, oubliant tout ce que ce ça peut avoir comme conséquences. tu te lèves, la portant contre toi. son dos contre un mur, tes lèvres toujours sur les siennes. t’y glisses la passion et le manque des derniers jours sans avoir eu une femme contre toi. tu tiens ses cuisses de tes mains et tu serres la peau que tu arrives à atteindre. elle te donne envie, maintenant. et tu n’as pas envie de réfléchir à quoi que ce soit, si ce n’est au plaisir que ça te procure. elle pensera pour vous deux, et c’est tout ce qui comptera. là, tu veux te lâcher. et lâcher la pression, par la même occasion.

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Hier à 16:50
louve&isaï⊹ Louve pensait aux hommes, à ceux qu’elle aurait pu obtenir sans trop de difficultés. Avec un peu de bagou et de bons procédés. Elle repensait à tous ceux qui l’avaient suppliée de leur offrir une chance, à ceux qui, de ce regard implorant qu’elle connaissait si bien, avaient essayé de fissurer la coquille de la demoiselle pour en apprécier les saveurs et les pensées les plus secrètes. Mais en fait, Louvea, n’était qu’une coquille vide, d’un  froid insurmontable, mur polaire qui s’élevait entre deux tranchées et qui ne s’arrêtait jamais de grandir lorsque de trop nombreux assaillants interprétaient ses rêveries pour du laisser-aller. Diego avait eu le malheur d’entrer dans son jeu. A vrai dire, elle l’appréciait plus que de raison, elle l’avait d’ailleurs fait passer devant les caméras pour un admirable gentleman qui pouvait être un prétendant parfait à ses côtés. Il l’était, de tout évidence, si ce n’était son quotidien et sa provenance qui tachait au milieu de l’héritage opulent de la belle. Mais Louvea se foutait de tout ça. Elle se sentait juste vide, peu sûre d’elle, pratiquement certaine qu’elle ne connaitrait jamais ce relâchement exemplaire des sentiments qui rendaient les gens complètement fous, dans des états seconds qu’elle n’arrivait pas à concevoir car elle ne l’avait jamais connu. La trentaine, bientôt, et aucun battement qui ne faisait trémousser un peu plus l’organe vital, rien qui n’attisait le plaisir malsain, rien qui ne lui donnait envie, plus que son travail, de se jeter du haut d’un pont par simple envie. L’amour, le désir, énigmes d’une vie qu’elle tentait d’acquérir sans trop avancer dans la bonne direction. Sa raison, justifiait le moindre de ses actes et sa poitrine ne se gonflait que sous les baisers d’un homme. Rien d’autre n’avait jamais d’importance. Et puis ce soir là, elle comprenait quand Isaï l’embrassait sauvagement, soulevait son corps dans les airs, pressait sa poitrine contre la sienne et venait plaquer son dos contre le mur chaud de la chambre. Les palpitations de son sang au cœur de sa chair, jouissaient de plaisir au contact de ses lèvres, du pêché interdit, de l’incomblable et de l’inédit. Elle était la femme la plus droite que beaucoup connaissait au gouvernement et pourtant, elle était en train de jouer de sauvagerie avec un homme qu’elle était censée surveiller et dont les liens auraient dû se révéler, strictement professionnels. Rien ne l’était, elle baignait dans son instinct animal, c’était lui qui s’éveillait quand l’amour surprenait d’autres personnes. Tout était primal en Louvea, des pulsions incontrôlables et spontanées qui la rendaient sujette aux pires des évasions. Elle arrachait alors sa chemise et la laissait choir sur la moquette crasseuse et dans un dernier souffle, engageait un corps à corps sensuelle dans la chaleur fiévreuse de la ville. Un vif moment leur regard se croisait, chancelants, abandonnant leurs corps dans la danse folle, leur essence mêlée avec la plus énigmatique des satiétés. Isaï se foutait lui du bien ou du mal fondé de leurs actions ni même de comprendre l’enjeu et de savoir ce qui leur prenait. C’était la différence entre lui et elle, il ne réfléchissait pas, il agissait sur un coup de tête et ce soir, elle faisait de même, comme possédée par son ancien démon, celui qui la réveillait brutalement certains soirs et lui dictait de devenir une autre, femme de luxure et d’ivresse, abandonnée dans les bras d’un homme qui pourrait enfin lui faire ressentir autre chose que cette hiver dans lequel tout son être s’était réfugié depuis l’enfance… Elle s’entichait du démon.

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