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listen up, princess. (louvaï)

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Lun 9 Jan - 10:50
t'as sorti ton plus beau jogging, et même une veste trop grande. t'as pris le look, exprès pour lui faire réaliser de ce que c'est. tu lui as demandé de ne pas s'habiller comme elle le fait, dans les bureaux. parce qu'aujourd'hui, c'est sur le terrain que vous vous retrouvez et ce n'est sûrement pas pour ses habitudes. tu fais gronder le monteur de ta vieille voiture, t'as même exagéré le moteur, exprès. t'arrives devant les bureaux pour passer la chercher, avec un grand sourire sur ton visage. tu attends, devant le siège. elle va descendre, tu n'en doutes pas. louvea, nouvelle femme avec qui tu travailles. blonde de bonne famille qui ne connait rien à ce que tu vis tous les jours dans les rues, et ce que tu peux voir à rio, ou à brooklyn. et tu veux lui montrer, toi, pour qu'elle descende de ses grands chevaux. cette pauvre gamine qui pense tout savoir, or tu sais bien qu'elle n'a rien vu encore. de loin, sa silhouette qui glisse. tu souris, voyant qu'elle n'a pas bien compris ce que tu voulais dire, par s'habiller autrement. pauvre tête de mule qui ne sait pas ce qui l'attend. tu la reluques, de la tête au pied. les bras croisés sur ta poitrine, en attendant qu'elle arrive jusqu'à toi. tu poses ton pied sur la carrosserie, tu fais de l'effet pour lui faire peur et pour la faire rager. tu l'as compris tout de suite, votre relation sera comme ça, intense. et même, presque joueuse. arrivée à toi, fière. tout autant que toi. c'est comme ça que tu viens quand on te dit de venir 'casual' ? j'aimerai bien voir l'état de ton pyjama, tiens. soie bordée d'or ? grand sourire, à nouveau. ta blague qui te fait rire. tu te tournes pour tirer la porte. après vous, princesse. tu dis, rieur. tu sens que ça va être long, cette journée. long, et à mourir de rire.

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Mar 10 Jan - 15:17
louve&isaï⊹ Louvea cajolait d’un air rêveur, l’arrière des oreilles de son dalmatien, insatiable de caresse, le seul à réussir à attendrir la femme des beaux quartiers, le cv bondé d’ambition inaltérable. Dans une fumée de vapeur d’eau dégagée par sa cigarette électronique, elle refermait dossiers et liasses de paperasses qui s’amoncelaient sur son bureau et barrait de sa signature un dernier reçu de son stylo Mont d’or avant de siffler pour que l’animal de compagnie la suive, sa veste d’un blanc virginale, coincée sur l’épaule. Elégante et d’une froideur extrême, elle sortait de son bureau et s’attardait devant celui de la stagiaire, secrétaire à ses heures perdues, imbécile la majorité du temps. Je veux que Shane soit rentré à la maison avant 17h. Si ce n’est pas le cas, elle pourrait se montrer agressive et croquer ce qu’elle a devant elle. A bon entendeur. Sur ce, elle coinçait sans ménagement la laisse de l’animal dans les mains fébriles de la jeune étudiante écervelée pour venir corrompre une dernière fois l’assemblée de ses pas impériaux. Juchée sur des talons stratosphériques, le soleil irradiait sa chevelure d’or pendant qu’elle coulissait son regard sur l’imposant dôme du ministère de la défense, explosé plein sud. Elle se remémorait l’appel mémorable de la veille. Un prétentieux qu’on lui avait imposé comme l’aide ultime dont elle aurait besoin pour parfaire une mission de haute sécurité nationale. En Allemagne on aurait dit que mettre des battons dans les roues et ne pas lui laisser le choix était une preuve intégrale d’un manque de confiance et elle aurait hurlé au scandale mais elle avait accepté après une verve vindicative qui exprimait parfaitement son mécontentement. Son accent allemand s’était prononcé bien plus encore au travers de ses propos lorsqu’elle avait finit par avoir l’imposteur au téléphone, le passé aussi lourd que sa boîte mail un dimanche soir. Louvea avait besoin de son aide pour sa mission et il s’avérait que l’homme avait également quelques revendications et exigences. Erreur. Louve avait sentit le poisson de loin, truffé d’orgueil et d’égo mal placé, la fierté exacerbée par une gueule balafré de mauvaises intentions. Il maniait les gens à la baguette et lui parlait comme une pauvre associée qui ne comprenait rien à rien. Louvea était une tueuse, une allemande pure souche qui avait toujours mené le monde à la baguette pour que jamais, quelqu’un ne vienne l’écrouler d’un simple coup bien ciblé. L’imbécile qu’il était,  qu’elle ne cessait de rechigner entre ses dents serrées après la colère qu’elle avait ressentit en claquant le combiné du téléphone contre son socle. La discussion avait été houleuse, une grande bataille ouverte pour les conditions de chacun. Tout partait déjà du mauvais pied. Rien n’envisageait alors que leur rencontre en soit que plus pacifique c’est pourquoi, lorsqu’elle l’apercevait, hautaine et menaçante, elle ne pouvait s’empêcher de l’accueillir avec un rictus mauvais. Je dors entièrement nue. D’une ébauche de sarcasme, elle entrait dans l’habitacle du véhicule sans même lui adresser un regard cordial. Pour bien débuter les choses on va oublier les familiarités, les princesses et les intrusions dans ma vie privée. On s’est compris ? Directive et autoritaire, Louve venait d’aborder les limites de l’acceptable et pourtant, elle était persuadée que la partie n’était pas gagnée d’avance…

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    Alors elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d’absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuse.


Dernière édition par Louvea Wagner le Dim 15 Jan - 18:44, édité 7 fois
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Ven 13 Jan - 18:00
tu n'hésites pas à démarrer les hostilités. t'as tout de suite compris que c'était la bonne femme pour. sarcasme, vous en avez tous les deux. et pour tenir, il va falloir s'en servir. tellement différent, l'un et l'autre. d'un côté une lionne des papiers, une lionne des bureaux. autoritaire, droite. tu l'as vu tout de suite, que malgré son age et sa situation, elle se fait respecter. et de l'autre côté, toi. éternelle leader, mais pas de la même façon qu'elle. des leader qui ont besoin de repères, pas besoin d'un chef. toi, t'étais un grand frère qui se faisait respecter par des mecs dont la prison avait marqué les traits et les esprits. elle, elle ne connait pas ces gens là. elle ne les voit pas. cependant, c'est bien ce que vous allez faire, aujourd'hui. elle quitte les bureaux pour filer, pour te suivre dans ton monde. ton milieu, celui que tu contrôles. et la couverture commence par l'attitude, par les fringues. tu sais que t'as du boulot, mais tu tentes quand même de lui expliquer, de lui montrer qu'elle peut se fondre dans la masse, si elle y met du sien. je dors entièrement nue. elle répond, ce qui forcément te fait rire. tu pinces les lèvres, tu lâches ta main plusieurs fois. tu recules le buste pour la regarder, pour jouer avec elle. ça te fait rire, encore plus. à l'aise, avec ce genre de petites attaques. pour bien débuter les choses on va oublier les familiarités, les princesses et les intrusions dans ma vie privée. on s’est compris ? bien sûr, elle casse ton délire. t'aurais du le prévoir, qu'elle allait le faire. retour à la réalité. tu grognes, et tu n'hésite pas à rouler des yeux, entrant dans la voiture. t'as conscience qu'on va bosser ensemble pendant plusieurs mois ? si c'est pour être en dictature, on va trouver comment bosser séparemment hein .. tu dis, démarrant avec force le moteur de ta voiture pourrie. ça va quoi, c'est bon. détends-toi. quand on est sur le terrain, c'est mon domaine alors tu fais ce que je te dis. au bureau, promis, tu pourras jouer les petites chefs. et tu la regardes, haussant les sourcils. tu vérifies qu'elle est d'accord, qu'elle veut bien se lancer là dedans, avec toi. parce que si elle n'est pas d'accord, les journées vont être longues. très longues.

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Dim 15 Jan - 19:06
louve&isaï⊹ Louve elle pouvait virevolter sur elle-même et faire languir les hommes qui l’entouraient de ses longues jambes, magnifier de collants semi-transparent qui laissaient entrevoir la beauté féline de sa peau. Elle engageait toujours les jeux, prenait les devants, détestant ne pas avoir le contrôle, préférant jouer avec le feu tout en ordonnant quand on arrêterait de verser le bidon d’essence sur les flammes, elle choisissait ses proies et décidait de jouer avec elles jusqu’à saturation et qu’elle passe à autre chose. C’était la majorité de ses rapports avec la gente masculine. Louvea ne pouvait s’en empêcher, prédatrice bien rôdée sur l’art de la manipulation, elle savait séduire et abusait des bonnes choses sans aucune modération. Pour la première fois pourtant, elle devait passer du temps dans la plus grande intimité avec un personnage qu’elle ne connaissait pas et plus encore, qu’elle n’avait absolument pas choisit. Une plaie, un trou béant se formait dans sa cage thoracique ou peut-être était-ce son égo qui en avait pris un violent coup à l’annonce de la sentence sans qu’elle ne puisse émettre le moindre argumentaire. Son avis n’avait aucune importance dans l’affaire, ce serait lui et personne d’autre. Fin des négociations. Louve l’avait détesté au premier coup d’œil de son casier judiciaire. Plus encore lorsqu’elle avait épié la moindre de ses relations sur les outils confidentiels du gouvernement afin d’être plus qu’intrusif dans la vie des citoyens lambda. Le monde n’était plus ce qu’il était si l’on laissait un mercenaire des quartiers noyés de haine, entrer au service de son pays qui n’avait pas besoin de ça pour se prendre souvent des balles dans le pied. Le talon d’Achille c’était lui, Louve en était persuadée et si durant  la bataille, elle devait laisser le soldat Ryan derrière elle, la jeune femme le ferait et n’était même pas sûr de tirer la balle qui stopperait sa douleur. Mauvaise humeur, mauvais temps, mauvais moment, il tombait sur une Wagner remontée et méprisée dans son amour propre. Voilà pourquoi, elle ruminait dès leur première entrevue et ne cessait pas, une fois dans l’habitacle de son véhicule. Parce que tu crois vraiment qu’ils laisseront un petit délinquant dans ton genre s’occuper des affaires du gouvernement ? T’es tombé sur la tête lorsque t’étais petit ou ta gueule d’ange t’as toujours protégé de la réalité de notre société ? Qu’elle disait en levant les yeux au ciel, ne pouvant s’empêcher les sarcasmes et les soupirs poussés à l’extrême. Il faudrait qu’Isaï s’y fasse, Louvea n’était pas facile à vivre et devait être apprivoisée comme tout animal sauvage… Je ne marcherais pas sur tes platebandes mais à l’heure actuelle, je valide les décisions qui pourraient avoir un impact sur le ministère. Si Isaï pensait dans cette dernière réplique qu’elle déclarait de nouveau la guerre c’était bien le contraire. En réalité, elle lui offrait la possibilité de rester en arrière et de l’observer sur le terrain tant qu’il n’enfreignait pas ce qu’elle réprimandait fermement. Eurk, ça pue ici… C’est quoi ce vieux tacot ? Insupportable et inarrêtable, elle grimaçait en se pinçant le nez avec une mine de dégoût. Louve avait l’habitude du confort et des belles berlines rutilantes qui surfaient avec le bitume et qui offraient le luxe d’un nid douillet sur quatre roues. On pouvait dire qu’elle ressemblait aujourd’hui à un diamant dans un sac papier qu’on pouvait vendre chez Macdo…

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Jeu 19 Jan - 10:30
tu sais bien que ce n'est pas facile, de nos jours, d'être aussi blonde et de se faire une place dans la société. c'est même bien compliqué, pour les femmes. alors au gouvernement, tu ne veux même pas y penser. clinton qui se fait descendre, face à trump et sa façon dégueulasse de traiter les femmes. ça veut bien dire ce que ça veut dire, pour les américains. alors pour elle, tu sais qu'il ne faut pas qu'elle s'écrase. mais bien qu'elle se fasse entendre. c'est avec plaisir que tu acceptes cette attitude, du coup. même si ça frôle le fait d'être une vraie tête de mule.  parce que tu crois vraiment qu’ils laisseront un petit délinquant dans ton genre s’occuper des affaires du gouvernement ? t’es tombé sur la tête lorsque t’étais petit ou ta gueule d’ange t’as toujours protégé de la réalité de notre société ? et tu ris, encore. parce que oui, t'es protégé. tu peux tout faire, comme tu le veux. même si c'est elle, même si c'est trump. les ambassades contrôlent les affaires étrangères et tu sais que personne ne veut couper les ponts avec rio. donc oui, tu sais que ça ira. tu sais que tu t'en sortiras parfaitement. mais ce que tu sais surtout, c'est qu'une blonde pareille ne tiendra jamais dans les rues. ce qu'elle va voir, ce sera bien plus que des bureaux tout beaux, avec des chaises en bois. ce qu'elle va voir, ça ira plus loin qu'un sourire et une chevelure d'or. tu ne l'accepteras jamais hein ? que sans moi, t'es rien dans cette affaire ? tu dis, sûr de toi. toujours. je ne marcherais pas sur tes platebandes mais à l’heure actuelle, je valide les décisions qui pourraient avoir un impact sur le ministère. elle reprend. et tu lèves les yeux au ciel, toujours amusé de ce qu'elle propose. oui, elle contrôle. oui, elle gère. mais ce que tu fais toi, c'est voir plus loin. voir le bout de la mission. super. et l'arme que t'auras sur la tête si jamais tu fais un pet de travers, tu la contrôles aussi ? lèvres pincées, yeux vers elle malgré la route qui défile rapidement, autour de vous. tu sais bien qu'elle se pissera dessus, si ça arrive. eurk, ça pue ici… c’est quoi ce vieux tacot ? ta voiture, que tu carresses pour qu'elle ne prenne pas mal ses accusations mauvaises. ma caisse. et arrête, c'est une voiture de collection. tu cries un peu, contre elle et contre ses avancements. arriver en pick up girophares dans ces quartiers, ça n'aura juste qu'un impact négatif. ça ne te fait pas de l'effet, d'être dans une grosse voiture avec un gros gabarit ? un clin d'oeil que tu lui envoie, avec un rire. la voiture qui file, à travers la ville. direction les quartiers qui craignent, direction tes quartiers.

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Sam 21 Jan - 18:49
louve&isaï⊹ La voiture laissait échapper des salves de carbones qui faisaient gonfler une envie nauséeuse au cœur de sa gorge. Elle ouvrait bien plus encore la fenêtre en tentant d’utiliser une manivelle qui avait pourtant, bien du mal à s’activer. Sérieusement… Pitoyable. La route avait repris une fois au Brésil. Une chaleur étouffante avait fait chauffer de nouveau le moteur et encore une fois, elle devait mettre sa main devant son nez pour ne pas inhaler les vapeurs polluantes qui montaient dans l’air en des vagues régulières. T’es qu’un cas social, je ne vais clairement pas revenir sur mes atouts et ce qui fait de moi l’une des meilleures expertes du gouvernement. Tu n’y comprendrais rien. T’as fait quoi comme étude toi ? Commerce des rues. Ha clairement t’as eu de l’ambition c’est bien. Maintenant tu cesses de parler de mon utilité tu me fais doucement rigoler. Il commençait à lui faire perdre son sang froid. L’arrogant qu’il était pouvait tout dire même utiliser la plus grande des absurdités pour tenter de la faire sortir de son écrin d’argent qui la maintenait docilement enfoncée dans une voiture bon marché lorsque, de l’aéroport à l’hôtel elle aurait pu aisément prendre un taxi du coin, bien plus confortable que ce débris brinqueballant. Ce type d’armes tu veux dire ? Qu’elle disait en sortant une crosse de métal flanquée de ses initiales. Tous les services du gouvernement savaient tirer et bien plus encore lorsqu’ils gravissaient les échelons et se rapprochaient de personnes qu’ils devaient protéger au péril de leur vie. Autant dire qu’en bonne allemande qu’elle était, les salles de tirs avaient été un deuxième foyer où elle laissait le son tonitruant de ses coups de feu, briser les dernières pointes de son innocence. Ne pense pas que, parce que je suis une femme, je ne peux pas éclater à un kilomètre de distance, une cible. Avec évidemment, un meilleur calibre. Mais celui là fera l’affaire. Question réglée, elle n’en pouvait plus de cette discussion immature pour montrer à qui aurait le plus de couilles et les poserait le premier sur le tableau de bord. Image peu ragoûtante mais qui exprimait parfaitement la situation présente, elle finissait par enlever sa veste, laissant apparaître un débardeur de soie qui courrait sur ses formes somptueuses. Il fait une de ces chaleurs ici. Qu’elle disait passant pour celle qui se plaignait toujours et qui adorait ça… Bientôt, dans les quartiers qui sentaient l’opulence de trafics de bas étages, il s’arrêtait devant un établissement aux couleurs chatoyantes du pays mais dont la façade avait été méprisée par le temps. C’est ça ton hôtel ?! Tu te fiches de moi ?! Il doit y avoir dix fois plus de violeurs là-dedans que dans toute l’Europe ! Elle imaginait déjà l’insalubrité des sanitaires et du reste du domaine. Mais, et pour faire bonne figure, elle rongeait sa haine, prenait un sac puisqu’à l’évidence, personne ne viendrait la délester de ses affaires personnelles, et entrait enfin dans l’hôtel. Une fois à la réception, elle poussait Isaï pour parler un portugais parfait. Bonjour, pourrions-nous avoir deux chambres. Votre plus belle et… Une basique fera l’affaire. Bien évidemment, il était hors de question qu’elle loge au même titre qu’une personne qui avait passé sa vie à jouer avec la justice. Désolée Madame, il ne nous reste plus qu’une chambre. Louvea se sentait virer rouge. Elle aurait pu hurler de fureur si elle ne se disait pas qu’il fallait garder son calme. Dans ce cas là, vous me chercherez dès demain un autre établissement. Il est hors de question que nous dormions à deux dans des chambres qui ne sont visiblement pas des suites ! Suprématie absolue sur son visage, elle prenait la clé de la chambre et avançait sans oser regarder Isaï. Elle capitulait. Le destin ne l’aidait pas. La nuit tombe. Je prends une douche avant que tu ne me montres ce qu’il y a à voir. Tu te mettras sur le balcon ou peut importe l’endroit le plus loin de moi disponible dans cette chambre. C’est une véritable blague cette histoire ! Dans l’ascenseur, Isaï se moquait, Louvea s’efforçait de garder un semblant d’estime pour ne pas hurler et se détacher de l’humeur allemande immuable. C’était bien difficile avec l’énergumène dans un endroit aussi clos en plus de cela…

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Lun 23 Jan - 10:46
elle entre dans la voiture, enfin. et elle se plaint, encore. toi, tu essaies de sourire, de rester calme. tu es calme, tu le sens. parce que son attitude de princesse te fait plus rire, qu'autre chose. et pour le moment, ça ne t'énerve pas encore. peut-être que ça viendra, remarque. t’es qu’un cas social, je ne vais clairement pas revenir sur mes atouts et ce qui fait de moi l’une des meilleures expertes du gouvernement. tu n’y comprendrais rien. t’as fait quoi comme étude toi ? commerce des rues. ha clairement t’as eu de l’ambition c’est bien. maintenant tu cesses de parler de mon utilité tu me fais doucement rigoler. tu hausses les sourcils, avant d'exploser de rire. une fois de plus, tu le sais. si t'es là, c'est pas pour rien. si t'es là pour l'aider, c'est que la mission, elle ne pouvait pas la faire seule. alors t'as confiance. c'est ça, t'as raison. tu dis, riant encore. tu lui fais comprendre qu'elle ne sait rien, et qu'elle n'est pas prête. mais bien sûr, elle trouve encore de quoi redire. ce type d’armes tu veux dire ? elle sort un gros calibre, qu'elle porte dans sa main. la nuance, bien sûr. sa main, contre l'arme sur sa tempe portée par un mec des rues. ne pense pas que, parce que je suis une femme, je ne peux pas éclater à un kilomètre de distance, une cible. avec évidemment, un meilleur calibre. mais celui là fera l’affaire. tu souris, de nouveau. elle ne te fait pas peur, parce que les armes, t'en as l'habitude maintenant. tu t'es déjà pris une balle, princesse ? à bout portant ? parce que tirer, n'a rien à voir avec le fait de se prendre une balle dans la jambe, ou dans l'épaule. tu expliques. ton vécu, à toi. parce que les armes, tu les as plus vu face à toi, que dans tes mains. il fait une de ces chaleurs ici. veste qu'elle retire, fenêtre que tu baisses. tu ne pensais pas lui faire déjà de l'effet. tu retrouves ton sourire, lorsque vous arrivez à bon port. tu sors, pour montrer l'hôtel que t'as réservé. t'aurais pu dormir chez toi, mais tu ne voulais pas déjà lui montrer ta chambre. c’est ça ton hôtel ?! tu te fiches de moi ?! il doit y avoir dix fois plus de violeurs là-dedans que dans toute l’europe ! elle s'exclame, bien sûr. et tu souris, encore. toujours. vous entrez, et tu la laisses faire. tu regardes princesse prendre ses grands airs, et se faire une place dans ce milieu qu'elle ne comprend pas. sur le coin, bras croisé. tu regardes. tu souris, tu observes. bonjour, pourrions-nous avoir deux chambres. votre plus belle et… une basique fera l’affaire. mais bien sûr, ce n'est pas ce qui est servi, ici. et bien sûr, la réceptionniste se fait un plaisir de lui fermer sa gueule. et elle hurle, trop facilement. t'aurais eu un peu plus de chance, toi. mais cette situation te fait marrer, bien trop. dans ce cas là, vous me chercherez dès demain un autre établissement. il est hors de question que nous dormions à deux dans des chambres qui ne sont visiblement pas des suites ! tu lèves les yeux au ciel, la suivant. et tu fais un clin d'oeil à la réceptionniste, qui se marre. tu repasseras tout à l'heure, pour avoir une chambre. tu sais que tu peux le faire. la nuit tombe. je prends une douche avant que tu ne me montres ce qu’il y a à voir. tu te mettras sur le balcon ou peut importe l’endroit le plus loin de moi disponible dans cette chambre. c’est une véritable blague cette histoire ! vous entrez, et tu poses tes affaires. tu ne vas aller nul part, tu vas même te mettre à l'aise, pendant qu'elle prend sa douche. tu vas te calmer tout de suite, princesse. et tu vas me laisser faire, parce que si t'avais eu un autre ton avec cette charmante demoiselle en bas, t'aurais eu ta chambre tranquille; tu râles, mais t'es serein. donc descends d'un étage, s'il te plait. sinon je te laisse là pour ce soir. t'es sérieux, parce que tu ne veux pas de ce boulet trop maniéré, avec toi. il faut qu'elle se calme.

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Jeu 26 Jan - 21:09
louve&isaï⊹ La chaleur augmentait progressivement au rythme de la voiture qui traçait une ligne de feu sur l’asphalte ondulant. C’était pourtant, à l’intérieur de l’habitacle que l’électricité s’étiolait et faisait peser lourdement, l’atmosphère sur les deux passagers cloîtrés l’un avec l’autre, sans choix ni raison. Ils s’étaient haït au premier regard et ne pouvait plus s’empêcher de débiter palabres sur palabres pour se faire taire mutuellement. Il avait toujours ce sourire en coin, ce sourire énigmatique et désopilant qui la laissait de marbre mais lui donnait presque l’envie de lui mettre une balle dans le pied. Pour éviter le risque que la voiture ne soit propulsée dans les airs lourds d’humidité et qu’elle ne finisse la nuque brisée, elle retenait la colère qui animait ses gestes. Me faire tirer dessus ? Avec mon physique je pense que n’importe qui s’y reprendrait à deux fois avant d’abimer ce joli minois. Tu ne crois pas ? Maintenant, elle le condamnait à la regarder et désirer ce qu’il n’atteindrait jamais. Un sourire en coin pour répondre à son jeu et elle se demandait presque si, avec un tel comportement, il avait des amis autres que cette veille voiture dont l’année lui échappait totalement. Sûrement fabriquée bien avant sa naissance… Une moue désapprobatrice et ils se trouvaient enfin devant l’hôtel qui leur servirait d’abris pendant les quelques jours qu’ils devraient passer sur le terrain. Autant dire que pour Louvea, ce temps infime signifiait une éternité qui ne s’élaguait qu’à petit grain de sable bloqué dans un sablier de mauvaise confection. Valise en main, elle avait soudoyé la responsable de l’accueil. Potelée, un sourcil proéminent barrant son front, elle lui souriait avec la plus grande nonchalance possible. A croire que tout le monde jalousait sa beauté et sa distinction. Déjà bornée à ne lui offrir aucune chance et à œuvrer pour son bien être, Louve devait se rendre à l’évidence que l’espoir n’était plus à imaginer. Ha oui ? Je pense plutôt que si quelqu’un avait fait son job correctement on ne se retrouverait pas dans un tel endroit ! Leur meilleure chambre… Tu parles, je suis sûre que ça veut dire pour eux qu’il n’y aura juste pas de cafard ! Quelle perfection ! Elle grognait, minaudait, continuait sa sérénade en faisant les cent pas dans l’espace clos où la chaleur s’accumulait. Tentant d’allumer la ventilation, elle comprenait que rien ne marchait et elle jetait la télécommande sur le lit. Il lui jetait une nouvelle menace au nez. Celle de trop. Elle exultait, le détestait pour sa manière de la traiter car jamais personne n’avait agit de cette manière en sa compagnie. Elle était habituée aux domestiques, aux parents à ses petits soins, à ses collègues, qui courbaient l’échine devant une ambition qui débordait sur la leur. Alors elle s’enfonçait sous la douche usant abondamment d’une eau glaciale pour éveiller ses sens et calmer ses tempes qui menaçaient d’éclater. Ok. On a démarré du mauvais pied. Dis moi tout. Que doit-on faire maintenant ? Nouvelle stratégie, la calculatrice qu’elle était, tentait d’inverser la pression trop usante qui planait au-dessus d’eux comme une bombe à retardement.

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Mer 1 Fév - 17:01
elle joue avec tes nerfs, et t’en ris. elle ne se rend pas compte, et t’as même hâte d’être le soir, où elle aura directement le retour. les mains dans le cambouis, pour se rendre compte que tu avais raison. me faire tirer dessus ? avec mon physique je pense que n’importe qui s’y reprendrait à deux fois avant d’abimer ce joli minois. tu ne crois pas ? tu roules les yeux au ciel. si seulement elle savait, ce qu’il se passe réellement dans les rues. les gamines qui se retrouvent marquées au fer, parce qu’elles tuent. et celles qui se font violer, dans les rues sombres. retrouvées même morte, le lendemain. tout ça, elle ne le sait pas. tu peux être mignonne, que ce ne sera que pire. tu pinces les lèvres, n’ajoutant mots. tu sais que ça ne sert à rien, qu’elle veut avoir raison. et pour le coup, tu vas la laisser faire. pour le coup, tu vas accepter de ne rien ajouter, de lui laisser la main. la fin du trajet, le ton qui monte rapidement. l’arrivée dans la chambre et ses plaintes qui te donnent mal à la tête. tu vas trouver une meilleure chambre, mais pour qu’elle s’en aille sûrement. pour que tu puisses dormir sans écouter ses commentaires de princesse. ça te faisait rire, maintenant que t’es là, tu ne ris plus. ha oui ? je pense plutôt que si quelqu’un avait fait son job correctement on ne se retrouverait pas dans un tel endroit ! leur meilleure chambre… tu parles, je suis sûre que ça veut dire pour eux qu’il n’y aura juste pas de cafard ! quelle perfection ! allongé dans le lit, tu ne fais plus attention à rien. elle parle, elle ne mesure pas bien ce qui arrive. et tant pis, tu auras le mérite de l’avoir prévenu. des derniers mots, pour lui dire de se calmer. pour lui dire de changer de ton, et pour qu’elle réalise que t’es certainement pas là pour rien. ok. on a démarré du mauvais pied. dis-moi tout. que doit-on faire maintenant ? elle semble plus douce, d’un coup. un ton toujours autoritaire, mais elle accepte ce que tu proposes. tu t’en ravie, et tu souris. commence par t'habiller, on va aller manger après. t’explique, allumant la télé. avachis, tu veux un peu de repos. on va aller voir quelques potes à moi, vers vingt-trois heures. t’ajoutes, pour ne pas donner trop d’ordres, d’un coup.

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Dernière édition par Isaï Álvaro le Dim 12 Fév - 17:12, édité 1 fois
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Dim 5 Fév - 14:51
louve&isaï⊹ Louvea faisait glisser un par un les vêtements de soie et autres matières luxueuses sur son corps et venait s’engouffrer dans la cabine de douche. Elle ne s’inquiétait plus de l’insalubrité de la pièce et préférait se concentrer sur l’eau glaciale qui parcourait ses courbes et désinhibait la tension qui n’avait cessé de s’emparer d’elle depuis le début de leur voyage. La route avait été longue et, remarquant de nombreuses courbatures, elle se disait qu’elle n’avait pas pour habitude de vivre dans des endroits qui ne lui offrait pas le confort d’un palace. Longtemps sur les routes et dans des jets privés spacieux, la jeune femme avait brûlé des kilomètres la majorité de sa vie alors que ses parents, tentaient de défendre les pires crapules de l’histoire jusqu’aux plus grands politiciens européens. Jusque là, Louve s’était toujours dit que les deux revenaient au même jusqu’à ce qu’elle atteigne à ce jour, le pouvoir suprême. Il était également évident que, grâce au travail de ses parents, elle avait vite appris les rudiments de la communication de crise au cas où, une tare viendrait à rendre public son image pour une affaire aussi scandaleuse. Elle avait vécu dans les grands hôtels de luxe et aujourd’hui, le nom Wagner intitulait la fortune croissante qui avait offert à sa famille le respect et la profitabilité. Elle faisait pourtant fît de sa mauvaise humeur et tentait de restreindre ses crises de colère en se disant que bientôt, tout serait oublié et qu’elle pourrait rentrer à New York. L’eau fermée, elle s’emmitouflait dans une longue serviette écrue et enfilait des vêtements qui passeraient légèrement moins inaperçus que ceux qu’elle portait jusqu’alors. Je suis prête. Tes amis ? Ceux avec qui tu as passé ton enfance ? Loin pourtant d’aimer poser des questions sur sa vie, il fallait dire qu’hormis son dossier plutôt bien détaillé sur lui, elle n’avait pas trouvé de bons moments pour lui poser des questions plus intimes et savoir s’il était une personne de confiance. A vrai dire, tout pouvait arriver et même si, le gouvernement ne l’aurait jamais laissé avec quelqu’un qu’il ne surveillait pas, Louvea se disait qu’il pouvait à tout moment, retourner sa veste, la kidnapper et demander une sacré rançon pour qu’on ne l’abime pas. Rien n’était moins sûr. Pourquoi es-tu venue aux Etats-Unis ? Il était clair qu’en partant, il avait du coup, accepté le fait qu’il pouvait à tout moment se faire arrêter et donc, utiliser comme aujourd’hui pour des missions périlleuses. Rien qui n’offrait l’envie de sortir de chez soi. Je suis prête. Il était avachi sur le lit, lorgnant sur la télé et ne redressant pas la tête. Elle se demandait à quel moment il allait finir par l’étriper. C’était sûrement une question de temps et c’était pourquoi, pour le bien de la mission, elle avait préféré changer de tactique relationnelle…

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Dim 12 Fév - 17:34
tu ne la regardes pas, tu ne fais pas attention. les pieds sur la table, t’es presque gauche et sûrement pas élégant. tu t’en fous, tu t’es déjà coltiné louvea tout l’après-midi, et c’était bien long. trop long. elle parle, elle s’engage. elle en fait trop. elle ne se rend pas compte, et ne t’écoute pas. mais sur ses derniers mots, elle retrouve ton attention. elle accepte de t’écouter, elle accepte de faire un effort. enfin, tu vas pouvoir mener la mission terrain comme tu l’entends, enfin tu vas retrouver tes marques que tu avais perdues depuis quelques jours. des heures à attendre dans des bureaux, des millions de tests pour être l’homme parfait, l’homme qu’il faut. et pour que le gouvernement te fasse enfin confiance. tu ne pensais pas que ce serait aussi important, lorsque tu t’es lancé là dedans. t’avais envie de le faire, t’as fait le choix de ça pour ton père. mais tu t’attendais à plus de calme et plus de confiance, quand même. tu relèves les yeux sur louvea, qui semble enfin prête. tu restes malgré tout un peu allongé, pour te faire désirer. n’est-ce pas justement, ce qu’elle faisait jusque-là. tu te ravis de voir qu’elle a troqué ses affaires en soie pour quelques habits bien plus détente. elle comprend, la petite. tu le savais, qu’elle n’était pas si idiote. je suis prête. tes amis ? ceux avec qui tu as passé ton enfance ? elle demande, mais tu ne réponds pas. tu te redresses un peu. tu n’es pas forcément prêt à raconter ce qu’il se passe dans ta vie. elle reste là, elle tente pourtant. mais c’est le premier soir, et t’aimerais qu’elle voit d’elle-même d’où tu viens, avant de te poser les questions qu’elle souhaite. tu ne caches pas grand-chose, plus maintenant. t’aimerais juste qu’elle le voit par elle-même, un peu. pourquoi es-tu venue aux etats-unis ? tu redresses tes yeux, et tu la regardes un instant. un silence peut-être trop long. et tu vois bien qu’elle s’impatiente. je suis prête. elle répète, et cette fois tu te lèves. tu prends ton manteau, tu lui tends le sien. je t’en dirais plus lorsque tu auras vu, d’accord ? tu lances un sourire. vous avez du chemin à faire. ce soir, tu veux faire une apparition. juste une. parce que ça fait longtemps que t’as quitté la rue, et tu sais bien que chaque personne sait que c’est deran qui tient ton business maintenant. tu vas devoir trouver les bons mots, les bonnes attitudes. t’ouvres la porte, tu laisses passer louvea et tu fermes la porte derrière vous. ce soir, t’es ma nouvelle meuf, au fait. tu descends les marches, retrouvant son regard. tu souris, le jeu recommence entre vous.

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Lun 13 Fév - 18:59
louve&isaï⊹ Louvea avait été conditionnée toute sa vie à ne pas accepter la médiocrité. De par une éducation rigoureuse et stricte, elle acceptait l’idée qu’elle appartenait à une haute classe d’aristocrates et qu’en ce sens, elle échappait à certains milieux qui auraient pourtant aimé, la connaître. L’inatteignable assistante au gouvernement ne jouerait jamais dans la même cour que ceux qui angoissaient la nuit de ne pouvoir se nourrir le lendemain. Elle ne fréquenterait pas non plus les personnes qui comptaient l’argent qui leur restait en fin du mois ni les pochtrons des bars alentours. Même ces établissements elle ne les côtoyait pas. Louvea était plutôt du genre à se laisser aller, droite et poignante, au bar d’un grand palace plutôt que sur le bois abimé de celui de quartier. C’était pourquoi, elle ne pouvait décemment pas se sentir à sa place dans un hôtel qui se trouvait être perdue sur le bord d’une route déserte, prêt à s’effondrer au moindre cataclysme climatique. Il était encore moins dans ses habitudes de tenter de se battre pour une autorité qu’elle détiendrait toujours de par son grade, avec une personne qui n’avait et n’aurait jamais les mêmes atouts qu’elle. Le pouvoir, la classe, l’autorité, l’irrésistible attrait de la puissance faites de chair et d’os. C’était également la raison qui faisait que l’imbécile continuait sur sa lancée, prisonnier de sa misogynie et de sa fierté sans imaginer qu’une trêve serait mieux qu’une énième dispute où elle se fatiguerait inutilement. Un homme égocentrique restait un homme pauvre d’intelligence. Il l’observait longuement, ses pieds négligemment posés comme pour montrer avec irrévesrence qu’il était toujours le roi de sa petite cité d’or, trompeur de jour, briseuse d’âmes la nuit. Elle levait les yeux à sa nonchalance et se détournait vers les immenses baies vitrées qui offrait le spectacles des lumières de la ville au loin, étincelantes, qui tentaient comme de l’aspirer pour qu’elle plonge son esprit dans les pires vices du pays. Dans ce cas montres moi. Louvea n’avait aucune confiance en Isaï. Tout dans sa manière de lui répondre, presque perdue dans les rivages d’un désert dorénavant baigné d’étoiles, lui faisait comprendre qu’elle était poussée dans cette mission par des astres bien plus terrifiants encore que le jeune homme. Elle laissait le regard d’Isaï l’observer avant qu’il ne lui ouvre la porte attendant qu’elle ne daigne se présenter au seuil pour s’offrir à une nuit inconsciente. Wesh gros, tu veux voir mes boubs aussi ? Irritée par son simple vocabulaire de banlieue, Louvea n’avait pu s’empêcher de tiquer et de lui envoyer une décharge de paroles qui n’allait en rien avec son physique et sa prestance. Elle lui offrait un sourire emplit de sarcasmes une fois dans le couloir. Je veux bien jouer n’importe quel rôle si cela peut nous aider pour la mission. Mais attention où tu mets tes mains. Pourtant, ce qu’Isaï ne savait pas, c’est que Louvea était une cannibale, une joueuse dangereuse qui laissait ses adversaires rompues. Elle nageait à présent dans l’inconnu, offrant son destin aux mains de l’escrocs du gouvernement sans même avoir une quelconque assurance. Tu piques ma curiosité. J’espère que la nuit sera plus alléchante que les dernières heures passées ensemble. Elle en était capable. Séductrice hors paire, elle le testait sous toutes les coutures et savait dès lors que le chemin qu’ils empruntaient risquait vite de prendre une dérive obscène…

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Jeu 23 Fév - 11:02
tu ne veux pas parler de toi, elle n’a pas à savoir. mais tu sais que pour l’enquête, tu vas devoir ouvrir un peu ta bouche. elle va se demander où tu l’emmène et comment tu connais ses endroits. et tu préfères encore lui raconter que de subir un réel interrogatoire. dans ce cas montre-moi. elle dit, impatiente. tu hoches la tête, lui annonçant ce que t’as prévu. wesh gros, tu veux voir mes boobs aussi ? elle lance. tu te tournes, haussant les sourcils. a quoi elle joue la bobo-blonde ? tu ne parles pas comme ça, personne ne parle comme ça ici. elle te fait rire, même si tu ne le montres pas. tu restes sérieux, tu lui fais peur un peu. umh, y’a pas grand-chose à voir. si ? tu réponds, avec un sourire franc. je veux bien jouer n’importe quel rôle si cela peut nous aider pour la mission. mais attention où tu mets tes mains. tu hoches la tête, tu t’en fous. t’as pas envie, y’a rien à voir. t’arrêtes les femmes, c’est sérieux pour le moment. t’inquiète princesse, j’sais m’tenir. et tu t’approches de la destination finale, dans un coin assez sombre des rues. la nuit est tombée vite, il fait noir. même l’entrée ne donne pas confiance. tu piques ma curiosité. j’espère que la nuit sera plus alléchante que les dernières heures passées ensemble. tu te tournes, attrapant son bras avant d’être vus. j’pense que tu voudras rentrer bien plus vite que prévu. tu lèves le doigt, pour la prévenir ensuite. il lui faut quelques informations, même si t’as pas envie d’en donner. entre, et suis-moi. pas de scandale, pas d’état-d’âme. t’es ma copine, t’es discrète. t’es gentille et tu fais ce que je te dis ok ? tu hausses les sourcils le temps de l’entendre accepter. si jamais elle en fait trop, tu vas te faire griller. t’as toujours eu des copines calmes, et déjà que louvea est blonde, il ne faudrait pas non plus qu’elle soit explosive. tu ne serais pas crédible, et les mecs du coin sont assez cons pour paniquer rapidement et donc pour s’emballer si jamais ils ont peur. tu pousses la porte, tu prends la main de louvea. l’aventure commence, dans cet endroit glauque dont l’odeur de tabac froid donne envie de vomir. tu t’approches du bar, tu souris et demande deux bières. tu connais quelques gars ici, mais pour le moment, tu fais profil bas. ils sauront venir à toi.

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Dim 26 Fév - 18:21
louve&isaï⊹ Louvea n’était pas une femme docile, elle était épuisante de sarcasmes, grossièrement outrageuse, délibérément instable. C’était peut-être qu’une façade. Souvent, sa nourrice lui parlait lorsqu’elle rentrait tard le soir et lui racontait ses aventures d’une nuit ou les moments où elle tentait d’asservir le monde à ses pieds. Dans ces moments là, alors que la fierté se peignait sur son visage parfait, elle lisait la culpabilité et les répréhensions sur le visage de celle qui s’était toujours occupée d’elle lorsque ses parents partaient aux quatre coins du monde et qu’elle ne pouvait pas les suivre à cause de ses études. Souvent, elle lui demandait de s’asseoir après ses récits rocambolesques et pendant qu’elle peignait ses longs cheveux d’or, elle lui parlait, en gardant l’espoir qu’un jour, Louvea ouvre son cœur. Ma belle, tu fais tout ça pour te protéger. Tu fais du mal autour de toi pour sentir le pouvoir affluer mais tu sais ma Louve, le jour où quelqu’un réussira à percer ton cœur, c’est là que tu seras la plus forte. Parce que tu te seras laissé aller, tu ne pourras plus rien contrôler. C’est ça la vraie vie. Celle que tu entrevois, seule, c’est triste comme vie, personne n’en voudrait mais toi tu te protèges trop et ça pourrait te perdre… Louvea entendait les paroles et se sentait encore plus effrayée par ce genre de remarques alors elle l’expédiait de sa chambre en indiquant qu’elle n’avait besoin de personne pour lui dire ce qu’elle devrait ou non faire. Mais Louve n’avait jamais oublié ces paroles ni l’impacte qu’elles avaient eu au cœur de sa poitrine, endroit solitaire et dénué de chaleur. Elle avait peut-être raison, Louvea se protégeait envers tout et tout le monde et un jour, elle finirait comme ces veilles filles car elle avait un caractère si compliqué à vivre que tout le monde la fuirait un jour ou l’autre… Ce sera à toi de le découvrir ça… Elle arquait un sourcil, un timbre plus séducteur s’emparait de sa voix. Louvea se faisait magnanime et quittait le rôle du grand méchant loup pour tenter une nouvelle facette de sa personnalité, la plus joueuse, la plus désordonnée. C’est vrai je l’avoue. N’importe qui, qui serait resté avec moi dans une chambre d’hôtel aurait essayé d’en profiter. Tu marques un point bel étalon. Honnête et d’une sincérité désarmante, elle le laissait la guider en dehors de l’hôtel, là où la nuit était lourde et chaude. Elle avait toujours tout contrôlé et pourtant, c’était lui qui maniait la danse dorénavant, l’amenant dans un envers du décor qu’elle n’avait jamais connu et, avant même qu’elle n’entre dans le lieu peu commun qu’il voulait lui faire découvrir, il l’arrêtait d’une poignée de main autoritaire. Je ne suis pas du genre à abandonner. Quelques recommandations où elle acquiesçait afin de poursuivre la mission et ils entraient dans un bar plein à craquer. La lumière frôlait ses rétines, tabac et alcool polluaient l’atmosphère. Tout dans le parfum de la pièce, suggérait qu’elle n’avait jamais mis les pieds dans un univers aussi pittoresque. Deux bières coulissaient sur le bois du bar alors qu’il commandait comme à son habitude. Elle attrapait la boisson glacée et la faisait trinquer avec un sourire contre celle de son nouvel acolyte. Est-ce que tu crois qu’ils mordront à l’hameçon ? Elle arquait un sourcil en se demandant si l’air naïve et simplette lui collerait à la peau aussi facilement que les autres filles qui s’étendaient dans le bar. Dis moi Isaï… Tu as une copine à New York ? Elle n’était pas allée jusqu’à regarder ce genre d’informations évidemment bien écrites sur son dossier mais la question valait la peine d’obtenir une réponse. Après tout, une mission n’autorisait aucune limite…

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Mar 14 Mar - 10:53
quelques plaisanteries, pour adoucir le ton entre vous. t’as peut-être mal commencé, finalement. tu t’es peut-être braqué trop vite. t’es toujours joyeux, et tu joues de tes mots pour faire sourire les femmes. avec louvea, t’avais trop d’aprioris et tu décides maintenant de les faire tomber. ce sera à toi de le découvrir ça… qu’elle répond, par rapport à ses petits seins. tu souris, faisant bien exprès de t’arrêter dessus. tes yeux voyageurs, qui n’ont jamais été bien fan des grosses poitrines. cependant, ça ne changera pas tes mots, tu préfères qu’elle pense le contraire. tu rappelles ce que tu es, tu rappelles que tu n’es pas un sauvage et que ton cœur hurle de douleur à l’idée d’avoir perdu cola, et ce n’est donc pas comme ça que tu vas te jeter sur la première venue. tu l’as fait une fois, avec sia. et ça s’est mal terminé. tu l’as fait une fois, et ça n’a rien changé. c’est vrai je l’avoue. n’importe qui, qui serait resté avec moi dans une chambre d’hôtel aurait essayé d’en profiter. tu marques un point bel étalon. haussement de sourcils, elle joue des mots elle aussi et elle semble prête à tout pour te séduire. ça te fait rire, surtout lorsque t’annonces qu’elle sera ta copine pour la soirée et qu’il faudra qu’elle se tienne si elle ne veut pas faire tomber la doublure dont vous faîtes preuve. je ne suis pas du genre à abandonner. tu hoches la tête, et tu entres avec elle dans la gueule du loup. repère pour les brigands, tu sais que tu as ta place ici – ou alors tu l’avais et tu tentes de la récupérer. personne ne sait ce que tu fais, t’espères que les doutes sont éloignés. t’espères que personne ne te mettra dehors, mais que louve sera se tenir aussi. est-ce que tu crois qu’ils mordront à l’hameçon ? elle demande, lorsque vos verres sont posés sur le bar. tu grognes, à voix basse. si tu dis ça, ils ne tarderont pas à le faire. ton ventre se serre, et tu tentes de rester naturel. ta main sur la cuisse de louvea, doucement. tu l’approche de toi, par la hanche. les mecs ici ne sont pas tendres, tu ne le seras pas non plus. ton regard dans le sien, tu prends une gorgée. dis-moi isaï… tu as une copine à new york ? question sortie de nul part, et aucune envie d’y répondre. tu ne comptes pas avoir cette discussion avec elle maintenant. et sûrement jamais d’ailleurs. tu poses ton verre, tu serres tes lèvres l’une contre l’autre et tu glisses ta main dans sa nuque. tes lèvres s’approchent des siennes et sans peine, tu lui voles un baiser fougueux, plein d’envie. tu marques ton territoire, jusqu’à glisser ta main sur ses fesses. ta langue attrape la sienne, pour que l’échange soit réel. tu te veux dégueulasse, pour répondre aux regards autour de vous. et tu te recules ensuite, la repoussant presque trop fort. non. tu réponds ensuite, reprenant une gorgée de ton verre. cul sec, finalement. et des regards sur vous. ça a marché, t’as retrouvé ta place ici.

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Sam 25 Mar - 17:28
louve&isaï⊹ Isaï lui rappelait quelque peu son ex. cet abrutit, excité de tout mais de rien, qui broyait du noir lorsque le bonheur souriait à sa porte et agréablement surprenant d‘allégresse lorsque rien ne préparait à un tel débordement d’énergie. Louvea ne le connaissait pas mais elle l’imaginait déjà énergétique et pourtant très lugubre une fois le soleil tombé. Il semblait également garder tout à l’intérieur de lui, ne jamais dire un mot de travers ou tout du moins, ne jamais parler pour rien. Louvea n’était pas loin d’un tel comportement. Elle n’adressait jamais la parole pour le simple plaisir de saluer les gens. La majorité du temps, elle avait besoin des gens qu’elle côtoyait et c’était pour quoi, elles entretenaient des relations de circonstances. Identique à une goule, elle inspirait silence et écrasement. Parce qu’elle ne parlait que lorsqu’elle le désirait et ne faisait pas souvent suivre les questions par de véritables réponses. Pourtant, à ce moment précis, elle se sentait d’humeur à décrocher un sourire sur le visage d’Isaï. Elle le trouvait encore trop sombre et arrogant et détestant ce genre d’attitude, elle espérait tout de même qu’il finisse par se dévergonder un tant soit peu pour qu’ils ne finissent pas par s’étriper mutuellement. Deux caractères explosifs se faisaient face et pourtant, ils étaient censés être une équipe. Pour l’heure, ils étaient à l’opposé de cette idée malgré la retenue de la jeune femme et sa bonne volonté qui était, agréablement reconnaissable par sa rareté. Elle levait les yeux à sa remarque, étrangement lancinante de sarcasmes quand elle se voulait agréable. Louvea ne se pliait en quatre pour personnes et elle finissait par émettre un sourire crispé, détestable sensation de faire du faux dans un vaste imaginaire. Accoudée au bar, aguicheuse comme jamais et pourtant sans même se contraindre à en montrer trop, elle suivait son verre du regard avant d’en boire une immense gorgée afin de faire passer une soirée qui s’annonçait longue. Isaï était le genre d’homme à l’égo surdimensionné qui ne supportait pas qu’une femme vienne lui tenir tête. Elle en avait connu toute sa vie des hommes comme ça et le machisme pour elle était le poison de ce monde. Il s’avançait pourtant vers elle et venait l’embrasser avec fougue, goûtant ses lèvres pour la première fois, la projetant dans une surprise agonisante mais qui s’éternisait à leurs deux contacts. Une rivière de sentiments contradictoires s’étendait entre eux, un jeu sublime d’acteurs qui se devait d’être félicité. Même le corps de Louvea se tendait vers lui dans l’espoir que tout soit plus vraisemblable. Il s’écartait d’elle au bout d’un instant qui semblait une éternité pour lancer des regards autour de lui. Tout le monde y croyait et beaucoup avait assuré le spectacle de regards pervers et presque jaloux de l’homme. Tu vois, il n’y avait pas à s’en faire. Elle buvait de nouveau une gorgée de son verre, contente que la mission se déroule comme il l’avait prédit et pourtant, bien malheureuse à l’idée qu’on se servait d’elle impunément sans qu’elle n’aie son mot à dire. Une cure était de mise une fois son retour à New York prononcé…

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Mer 29 Mar - 14:44
tu n’aimes pas les blondes, tu n’en as embrassé qu’une qui te le fait payer encore aujourd’hui. mais louvea, elle a quelque chose en plus qui te retourne rapidement le bas du ventre. juste une petite sensation, que tu étudies anodine. tu la lâches, elle se recule trop vite. gênée ? peut-être. tu vois, il n’y avait pas à s’en faire. tu souris, tu hoches la tête. tu reprends ton verre, tout comme elle le fait. en effet, il n’y a pas de quoi s’emballer non plus. tu réponds, avec un clin d’œil. tu ne parles de pas de la situation, mais bel et bien de ce baiser que vous venez d’échanger. tu n’as rien ressenti, si ce n’est un léger désir parce que tu manques de sensations. ça te fait sourire, d’être attirée par une fille pour satisfaire tes envies. parce qu’elle n’est pas ton genre, louvea – si ce n’est par son caractère de cochon. et tu sais que dans ce job, il ne faut pas jouer à ça. c’est une couverture, rien de plus. tu sens une main sur ton épaule, tu te tournes pour retrouver un vieil ami et l’homme de la situation. tu te lèves pour serrer sa main et cogner son épaule. un soupçon de paroles pour savoir comment il va, ce qu’il devient. un langage approximatif que louvea ne doit certainement pas comprendre. tu t’en fiche, elle n’est plus importante maintenant que tu travailles. alors, on peut parler ou quoi ? tu demandes, sachant qu’il comprendra de quoi tu parles. tu hausses les sourcils, il s’approche pour regarder louvea. et elle ? il demande, curieux. il a pourtant bien compris ton jeu, et tu vois clair dans le sien. laisse-tomber, va falloir trouver autre chose à te mettre sous la dent si tu veux pas que je t’en foute une dont tu te souviendras. tu défends ton bien, comme tu l’aurais fait pour de vrai. tu sais qu’il a déjà approché cola, alors tu ne doutes pas une seconde de tes intentions et des siennes. il sourit, et se recule. autour de lui, la garde rapprochée s’avance. tu croises les mains, t’es confiant. c’est bien mon gars, va. et ils rient tous, tu te retrouves de nouveau contre son épaule à rire aussi. habitudes que tu ne comprends pas, mais que tu appliques. il recule et te fait signe de venir, tu prends louvea par la main et tu t’installes dans un canapé, elle sur tes genoux. macho au possible, comme tu n’aimes même pas l’être, mais crédible. parfaitement crédible.

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Jeu 6 Avr - 19:28
louve&isaï⊹ Louvea elle avait déjà voyagé au Brésil. Elle avait couru les longues plages de sables blancs pour accrocher les derniers rayons d’un soleil bouillonnant, qui faisait frétiller la ligne d’horizon en vaguelettes chatoyantes. Elle passait son temps à boire de longs cocktails parce qu’elle se plaisait pompette, à faire la fête sans se souvenir de la réalité même alors que ses parents étaient dans un hôtel classieux pour affaire et non pour les vacances. Louvea c’était sur ces berges paradisiaques qu’elle avait connu les hommes basanés, à la beauté scandaleuse et animale, des créatures aux cheveux noirs qui avaient embrassé la belle plus d’une fois. Isaï lui, il n’avait pas embrassé Louvea parce qu’il la trouvait somptueuse avec ses boucles blondes qui s’échappaient d’un chignon noué à la va vite. Il ne l’avait pas non-plus embrassé pour la couleur de sa peau qui se couvrait d’un caramel délicieux au contact du soleil. Ce n’était pas non plus pour son air allemand sensuel ni ses lèvres pulpeuses de femmes des îles, qu’il avait amadoué son charme, afin de la faire sienne une seconde. C’était encore et toujours pour le travail, cet épique scénario que leur gouvernement avait mis en place pour qu’elle ne devienne qu’un morceau de bétail qui apprendrait à se taire et à laisser les rênes à quelqu’un d’autre. Louve se demandait même si tout n’avait pas été prémédité depuis le début. Nombre des hommes qui régissaient les bureaux de la Défense voyaient d’un très mauvais œil son ascension mais également, son mépris et son audace. Une mission périlleuse avec un homme auprès duquel, elle devait obéir à la moindre envie, devait les faire jubiler au plus loin de leur amabilité, derrière leurs bureaux sécurisés. Isaï la narguait toujours et avec pourtant, un sourire moqueur, un air coquin, un semblant d’enfantillage qui berçait ses traits et les rendait soudain plus doux un instant, un prémisse. Juste avant qu’il ne rattache sur l’ébène de son visage, la froideur calculée qu’il maîtrisait à la perfection. Et moi qui pensais que ce serait le début d’une grande histoire d’amour... Elle lui offrait un clin d’œil insistant, laissant le fruit de sa bière se répandre sur ses lèvres. Un homme s’interpose entre leurs deux corps à quelques centimètres. Grand, brun, air bourru et un peu débile, muscle moisissant dans leur jus, il est la parfaite panoplie de l’idiot de service qui a travaillé sur son potentiel d’intimidation pour avoir un peu d’appétit dans une vie sans ambition. S’ensuit des regards lancinants, hébétés, qui la font suffoquer tant ils manquent cruellement de discipline et de respect mais elle reste de marbre, continuant d’arborer ce fin sourire stupide qu’elle sait se coller sur le visage quand il vaut mieux qu’elle n’enferme ses idées réfractaires. En quelques secondes, elle se lève de nouveau, main dans celle d’Isaï, poupée de chiffons qui avance sans avoir le droit d’ouvrir la bouche ni d’émettre un son, poupée qu’on aurait pu laisser dans un coin mais qui est présente juste pour faire jolie. Louvea bouillonne, Isaï le sait également parce que, s’il ne l’apprécie peut-être pas, il connaît ses réactions et son caractère. Louvea elle se tait et elle tente juste d’ignorer les regards in vertueux placardés sur son décolleté et ses hanches et pourtant, c’est dans une tentative pour ne pas fuir qu’elle pose une main sur le bras d’Isaï, qui la tient fort, une muraille contre les autres, pour le serrer et se donner du courage afin qu’elle ne foute une claque à l’un des hommes pour une leçon de morale élémentaire… Il est son pilier et son renfort à ce moment là …

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Lun 10 Avr - 16:39
tu joues les gros durs pour impressionner la galerie. pas même louve, qui sait ce que tu vaux, mais plutôt les vautours qui tournent autour de ses hanches et de son sourire. tu sais qu’ils n’en feraient qu’une bouchée, mais t’as mis les choses au clair tout de suite. et t’espères bien qu’ils ont compris ton manège. t’embrasses louvea devant tout le monde, tu fermes les yeux pour espérer oublier ce moment. elle embrasse bien, elle a quelque chose. mais ce n’est en rien pour toi. trop compliquée comme femme, bien trop investie aussi. son caractère et sa force, tu ne pourrais pas les supporter tous les deux en même temps que les tiens. et moi qui pensais que ce serait le début d’une grande histoire d’amour .. tu souris presque trop, et tu lèves les yeux au ciel. une nouvelle gorgée et le temps qui passe jusqu’à te retrouver face au malfrat, louvea sur tes genoux. sa main serre ton bras, elle se demande sûrement ce qu’elle fait là. et surtout, elle doit bouillonner sur ce que ces hommes font, sur leur façon de la regarder. tu prends sa main pour la rassurer, pour qu’elle se contrôle aussi. tu seras là quoi qu’il arrive, tu ne la lâcheras pas. un sourire, un soupire. tu mords si on l’approche. on parle business alors ? tu demandes, pour relancer le débat sur la raison de ta venue. tu veux savoir ce qu’il se passe, tu veux des informations. tu vas mentir, et tu veux qu’ils te croient. j’ai mis deran de mon côté, vous savez qu’il se fera mener à la baguette. alors j’veux des infos, maintenant. c’était le deal. une fois de plus, un acte contrôlé. laissé ton territoire à deran pour que tu n’aies plus rien à perdre, et pour que ce soit facile pour les autres de récupérer tes parts. t’as rien dit au repreneur, bien sûr. mais tu sais comment t’y prendre pour séduire les bonnes personnes. tu serres un peu plus louvea, glissant sur sa cuisse. on a récupéré un quartier déjà. tu hoches la tête. tu le savais, et t’es fier de voir que tout se passe dans le bon sens. alors, donc ? tu demandes, puisque tu veux un résultat à présent. tu leur donnes du fric, tu veux des informations en échange. j’ai entendu parlé d’une affaire au port, à l’arrivée depuis l’amérique latine. mais pas notre trafic, mec. quelque chose de plus gros. il sort son arme, et tu comprends de quoi il parle. je sais pas qui réceptionne, pas encore. attends que ton gamin laisse d’autres clans, et j’aurai d’autres infos. tu hoches la tête, tu comprends que deran doit se faire encore docile pour qu’ils récupèrent de l’argent et des hommes. de cette façon, ils auront des oreilles partout. je serai là la semaine prochaine, même jour, même heure. organisé, comme toujours. et surtout avec ces types. tu prends la main de louvea, et tu quittes l’endroit pour retrouver l’air frais. dans la rue, des voitures s’enchaînent. tu la prends par le bras, et quelques maisons plus loin, t’embrasses ses lèvres avec passion. ils te regardent, ils attendent que tu craques. tu brouilles les pistes encore. mets-y du tien, tu veux ? tu murmures, attrapant son visage de tes mains. tant que les mecs seront dehors, tu feras comme si t’étais un gros porc qui ne peut pas attendre pour embrasser sa meuf.

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Lun 17 Avr - 19:52
louve&isaï⊹ Isaï était passé d’un gouffre emplit de vipères prêtes à mordre sa peau hâlé, à un îlot paradisiaque, demeurant au centre d’une vaste étendue d’eau dans laquelle, Louvea se noyait petit à petit, ingurgitait la peine et le mal, les regards sulfureux et les œillades mielleuses, le tout confectionné par un silence auto-destructeur qui la faisait faiblir et l’enterrait sous la surface liquide. Alors elle s’était pressée contre lui, plus maîtresse de la situation, décidément piégée dans un mode en ébullition et en parfaite connexion avec les anciennes mœurs brutales et dégradantes qui sévissaient pourtant actuellement, au milieu d’un tas de testostérones. Les raclements de gorge captivaient l’assemblée pendant qu’un second venait à feuler, ce bruit si caractéristiquement interprété par un animal à quatre pates mais qui à présent, relevait plus de l’humain, mi-bête mi-homo sapiens. Louvea se languissait, se méprisait, sentait les belles dorures de sa vie se faner en un instant. Elle devrait interpréter le moindre geste, observer les réactions et les propos d’Isaï, tout reporter avec soin le soir même du haut de sa chambre miteuse, les yeux plantés sur une page gouvernementale. Mais si la mission semblait pour le moins facile de son côté, il s’avérait que rien ne l’était plus. Alors elle s’accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage, sans plus de repère, sans même qu’elle ne comprenne encore ce qu’elle foutait là, les lumières l’aveuglant et la privant d’appuis rassurants, un viol du regard qui se propageait sur elle alors qu’Isaï était la seule roche fiable sur laquelle se raccrocher. Ne pas couler, ne pas sombrer. La conversation se tenait là, comme une réunion de haute instance alors qu’ils se trouvaient dans un bar inimaginable de moiteurs et de parfums nauséabonds. Rien qui n’aurait été digne de figurer dans un film de Coppola mais elle haussait enfin l’oreille, déployant son ouïe, faisant mine d’inspecter les longues traînées de clients qui s’entassaient dans l’échoppe alors qu’elle accordait une importance cruciale et minutieusement étudiée, aux derniers propos de l’homme. Mémoire ambulante, elle retenait chaque mot, chaque fibre, la main d’Isaï glissant sur sa cuisse, frisson d’orgueil qui la saisissait avant qu’ils ne finissent enfin par se lever lentement, elle étreignant sa main, se laissant faire docilement. Louvea avait compris le travail et si elle aurait été plus friande à l’idée de sortir son arme et la pointer sur une grosse tête pauvrement pleine, elle se pliait aux exigences. Ils avanceraient sûrement mieux ainsi… A savoir quelle méthode était la plus dangereuse… Ils traversaient le long bandeau signalétique qui indiquait aux voitures leur ordre de passage et après une légère course effrénée, il s’emparait de nouveau de ses lèvres, instant partagé sous l’œil des acolytes qu’ils venaient à peine de quitter quelques secondes plus tôt. Il ne manquait plus que des planches et un rideau pour offrir au monde une pièce de théâtre remarquablement efficace. Elle passait alors sa main sous son tee-shirt, agrippant sa peau de ses ongles manucurés, offrant vie et foi en écorchant ses lèvres de fougue et de passion, offrant disgrâce et volupté, plaisir et sensualité. Il réveillait la louve en elle, le symbole d’animalité, son côté le plus sauvage, le plus imprévisible, la Louvea déstabilisante, laissant aller à une autre personnalité, beaucoup moins dans la retenue, plus déséquilibrée,  absence de règle et de vertu. Si j’avais su que j’allais devoir me prostituer, j’aurais demandé un salaire plus élevé… Elle arquait un sourcil, sourire mystique, souffle contre ses lèvres, regard opalescent planté dans le sien, d’une noirceur déstabilisante, fauve et instinctive. Son souffle se murait dans le silence, leurs lèvres encore à peine séparées, encore étreintes par une bouffée d’amalgame entre plaisir et jeu accomplit alors que les hommes de l’autre côté de la rue commençait à foutre le camp un à un… Louvea sentait une vague de chaleur l’envahir…

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Lun 24 Avr - 11:17
tu sauves les apparences rapidement, ta main dans les cheveux blonds et dorés de louvea. t’attrapes ses lèvres avec plaisir et tu joues contre elle pour faire rêver les vautours qui vous tournent autour depuis que vous êtes arrivés. des gars trop sûrs d’eux, qui veulent des preuves pour ne pas se jeter sur leur proie. toi et tes mensonges, elle et son petit cul. tu sais bien que ce n’était qu’une question de temps, et même de moyens. alors tu fais tomber ta main droite sur la hanche de louvea pour la rapprocher encore de toi et tu donnes d’autant plus d’impact sur ce baiser. elle le regrettera sûrement, elle trouvera le moyen de faire une remarque. mais tant pis, tu préfères ça plutôt que deux gros lourds qui vous accueillent sans plaisir, et sans sourire. tu te recules un peu, tombant dans son regard qu’elle fait exprès de garder doux alors qu’elle bouillonne d’orgueil à l’intérieur. si j’avais su que j’allais devoir me prostituer, j’aurais demandé un salaire plus élevé .. tu souris même si tu ne trouves pas ça drôle. tu tentes de te détendre pour qu’elle ne continue pas à t’atteindre comme elle le fait souvent. tu prends sa main et tu marches pour t’éloigner définitivement de cette situation. fais pas comme si tu n’en mourrais pas d’envie, tu veux ? c’est pas crédible. t’ajoutes sur un ton joueur et appréciable. tu veux qu’elle se laisse aller aussi, qu’elle oublie d’être sur la défensive. elle peut l’être avec ces mecs, elle peut l’être lors de la couverture mais tous les deux, vous avez pris une bien autre tournure pour votre relation et votre situation. une fois à l’abris, tu lâches enfin sa main et tu souffles. la pression tombe et ton cœur reprend un rythme agréable. tu peux enfin voir la suite de cette histoire et réfléchir à ce que tu viens d’apprendre. bon, c’est pas bon signe. j’ai pas les mêmes informations des deux côtés, donc y’a un truc qui cloche. demain, faudra aller voir mes potes. t’annonces, sans même penser à ce qu’elle peut vivre, et comment elle peut se sentir. tu marches rapidement, tu rejoins l’hôtel pour prendre une douche. tu te sens légèrement sale et surtout fatigué. il est tard, bien trop tard. tu pousses la porte de la chambre juste après avoir monté les escaliers. tu restes silencieux, ou du moins tu essaies. tu poses ta veste lourde sur le lit, tu te laisses tomber sur un siège absolument pas confortable. on est loin du confort dont louvea est habituée, et même toi tu rêverais de mieux pour ce soir. ça va ? tu demandes finalement, après une longue respiration. tu la regardes, tu cherches une réponse dans ses yeux. c’est la première fois qu’elle vit ça, tu veux connaître son ressenti.

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Mer 3 Mai - 20:00
louve&isaï⊹ En mourir d’envie, s’accrocher à ses lèvres, se laisser convaincre que c’était la bonne chose à faire. De tenter de l’approcher sauvagement, l’aimer juste un instant, du moins essayer de le prouver en s’accrochant de toutes ses forces à lui, dans une nuit chaude et moite qui recouvrait leur corps d’une pellicule d’orgueil et de décontenance. Louvea, elle s’offrait ainsi par miséricorde. Ce qu’elle aurait rêvé, c’était qu’un homme l’aime de cette manière, qu’il en soit capable ainsi, de l’approcher et de la dévorer avec cette même force et conviction qu’Isaï faisait planer dans cet échange passionnel. Mais il n’y avait rien de tout ça, il n’y avait que du dédain et du dégoût mélangé à une pointe de mélancolie désagréable qui lui tordait l’estomac. Il était attirant Isaï, assez pour faire perdre la tête à toutes les gamines écervelées qui rêvaient d’aventure et de mauvais garçon, mauvais genre, mauvaises histoires, cœurs brisés. Louvea, elle n’avait jamais donné à ce jeu, elle ne connaissait pas les règles qui régissaient les cœurs comme le temps qui délie les pendules et les font tourner dans le bon sens, sans hésitation, avec une facilité désarmante. Son cœur lui, il virevoltait à contre sens et il ne s’embrasait pas depuis  des années ce qui la rendait froide et presque détestable. Ce qui n’est pas crédible c’est de te dire que tu serais à la hauteur… Sourire qui illuminait son regard de poupée des îles, elle le reluquait de la tête aux pieds, tentant de comprendre qu’est-ce qui pouvait lui donner cette confiance en lui quand son casier judiciaire montrait que sa vie n’avait pas été facile, qu’il côtoyait un milieu bien plus difficile que ceux qu’elle connu, que peut-être, si ce travail ne se passait pas bien, le gouvernement lui tomberait dessus. Alors elle admirait l’homme secrètement, un peu plus à chaque heure qui défilait, dans les froides et lugubres rues de la ville où jeunes femmes en fleurs courraient sur leurs hauts talons aux bras de copines éméchées, rires interminables accrochés au visage… L’insouciance d’un été chaud et dansant. Elle jouait avec Isaï parce que Louvea avait besoin de se détendre, de se sentir plus vivante, de quitter cette sombre attitude qui lui valait le droit d’être traitée comme un objet qui se tairait et ne ferait qu’écouter. Enfin, elle pouvait redevenir elle-même. Je ne comprends pas Isaï. Tu peux m’expliquer ? Elle montrait enfin ses faiblesses, la preuve vivante qu’elle n’était pas de ce milieu et qu’elle se sentait plus ou moins perdue. Plus que moins. Louve aurait aimé se sentir rassurée, se sentir complètement ancrée dans ce dossier malsain qu’on lui avait mis dans les mains avant même de l’autoriser à valider son nouveau job. Je suis un peu rassurée que tu sois là. Et hôtes moi ce sourire sur ton visage s’il te plaît, ça m’écorche déjà assez la bouche de dire ça ! Elle laissait échapper un rire et s’enfuyait à ses côtés sur les routes du Brésil afin de retourner dans leur hôtel. Elle laissait glisser tout comme lui sa fine veste de soie sur le lit trop étroit et venait contempler par la fenêtre, les vives lumières qui embrasaient le ciel et la cité des plus riches. Sa question s’échappait dans le silence envoûtant qui s’était installé depuis presque une heure. Louvea réfléchissait, ses mains contre ses bras, serrés contre sa poitrine, perdue dans un monde dont rien ne lui était familier, si loin de chez elle et de ses idéaux, si loin de tout ce qui la rassurait et lui donnait sa contenance, ce bel hédonisme mal placé qui la rendait pourtant, si désirable. Oui. Mais je me demande pourquoi ils m’ont envoyé ici. Pour me tester j’imagine… Pour me déstabiliser… Il aurait mieux valu que tu aies une partenaire qui te ressembles un peu plus. Elle avait horreur de ça, de cette faiblesse qui se lisait dans son attitude et ses mots. Sûrement la fatigue qui l’emportait où ce détestable sentiment qu’elle s’ouvrait petit à petit à lui…

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Mer 10 Mai - 12:17
qui aime bien, châtie bien comme on dit. et pourtant, t’aimerais que ce soit faux. tu n’étais pas à l’aise avec louvea, tu ne l’as pas été dès le départ. ses grands airs et ses longues jambes arrogantes te faisaient peur, t’avais pas confiance en elle. mais plus ça va, plus tu la confrontes à ce genre de situation, mieux tu te portes. elle continue de faire comme s’il ne se passait rien, elle continue de jouer de son sourire et de son sarcasme. tu souris, toi. tu la laisses faire, sachant que t’as fait ton effet malgré tout. ce qui n’est pas crédible c’est de te dire que tu serais à la hauteur .. tu hausses les épaules, tu sais ce que tu vaux et tu n’as pas besoin de ces commentaires pour te valoriser. tu marches donc en silence, jusqu’à ce que tes pensées dépassent la situation. tu sais que tu n’es pas compris par la blonde, t’aurais dû expliquer. je ne comprends pas isaï. tu peux m’expliquer ? tu hoches la tête, réalisant que tu n’as plus le choix. t’aurais dû te taire, si tu ne veux pas en dire plus. en fait, je cherche la personne qui en sait le plus. je vais donc voir plusieurs gars, et je tente de trouver celui qui ment. j’ai vu avec des potes pour qu’ils vendent le terrain justement, pour savoir si quelqu’un en a besoin pour faire passer des armes au lieu de faire passer de la drogue .. tu vois ? je prêche le faux pour avoir le vrai. tu termines en la regardant, elle semble un peu perdue. je suis un peu rassurée que tu sois là. et hôtes moi ce sourire sur ton visage s’il te plaît, ça m’écorche déjà assez la bouche de dire ça ! tu souris d’autant plus, et tu le lui montres sans hésiter. tu la fais rager encore un peu, le temps de rentrer à l’hôtel. tu demandes ensuite comment elle va, tu t’assures qu’elle ne soit pas trop gênée par la situation. elle pense une seconde, cherchant ses réponses dans sa tête. oui. mais je me demande pourquoi ils m’ont envoyé ici. pour me tester j’imagine… pour me déstabiliser… il aurait mieux valu que tu aies une partenaire qui te ressembles un peu plus. tu souris, et tu souffles doucement. elle ne sait pas de quoi elle parle, louvea. elle n’arrive pas à voir au-delà de ce qu’elle est, mais juste ce qu’elle vient d’accomplir. je trouve qu’on se ressemble bien plus que tu ne le dis. on est têtu, on veut aller au bout coûte que coûte et on cherche à se surpasser, même si c’est l’un par rapport à l’autre. tu sais que tu n’as pas commencé comme ça, entre vous. mais t’as confiance en l’avenir. faut juste qu’on se laisse une chance, louvea. ok ? t’as l’impression de lui demander une thérapie de couple, alors que c’est un simple travail. juste un travail.

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Mar 16 Mai - 19:48
louve&isaï⊹ Elle avait un visage sculptural, peinture sur toile illuminée par des jais de lumières qui traversaient ses pommettes saillantes, couleurs chatoyantes sur les angulaires de son visage. Louvea représentait la Mona Lisa des temps modernes, sourire énigmatique sur un visage patient et insoumis qui apportait une touche intenable de mystère et de divinité. Elle était appréciée la belle, pour ses courbes ravageuses et cette attitude royale et plus encore, personne n’arrivait à pénétrer l’insurmontable dignité qu’elle avait dessinée sur ses traits, cette virale image qui s’éparpillait dans les medias mais qui n’avait jamais laissé de place à qui que ce soit. Alors on l’observait pour déceler une onde d’hésitation, un semblant de doute, une expression contenue qui aurait trahit ce qu’elle pensait et ressentait. Mais il n’y avait rien qu’un contrôle permanent, atypique, déstabilisant, abject personnage incompréhensible pour la majorité des badauds et la part la plus rare des personnes qui lui étaient proches. Même ses parents avaient tenté de percer la carapace alors qu’ils avaient fortement contribués à cette image parfaitement réglée et exigeante. L’allemande par excellence, cette désinvolture en plus, ces moments d’évasion intenses sans précédent qui s’échappaient soudainement de son cortex impeccablement maîtrisée. C’est ce qu’il se passait à l’instant, aux côtés d’Isaï dans un moment purement incontrôlé qui relevait du mystère qui planait autour d’elle comme une bulle inviolable qu’on effleurait sans pouvoir la percer. Elle l’avait embrassé avec une fougue sans précédent, possédant entièrement son corps pour un bref instant, lui offrant l’idylle sensible d’une jeune femme retournée par la vie qui en avait plus encore à montrer que tout ce qu’elle cachait intérieurement. Sobriété qui s’installait en un instant, il lui expliquait enfin le plan qu’il avait mis en place quand elle n’était là que pour surveiller que tout se passerait bien. En réalité, Louvea avait été au tout début de leur mission, persuadée qu’elle pourrait influencer le court des choses et qu’il ne serait que la main droite d’un bras bien plus long et puissant. Elle avait eu tord en vue de l’entrevue qu’ils venaient de passer devant un comité bourré de stéréotypes affligeants. Et tu n’as pas peur que la rumeur d’un gars qui se renseigne à droite et à gauche n’éveille les fureurs de ceux contre qui on opère ? Je ne joue pas les moralisatrices mais ça ne m’étonnerait pas que les espions comme toi, sont encore plus nombreux qu’on ne l’imagine et que t’es sur surveillance… Ils remontaient progressivement dans la chambre, elle calfeutrée dans une moue silencieuse pendant qu’il l’observait, grand pacha sur son lit trop étroit, son regard percutant sur son dos qu’elle sentait, dans des lames de rasoirs alors qu’il parlait de nouveau et lui offrait la saveur de l’éternelle surprise, interrogations infimes qui s’infiltraient entre eux, l’occasion même d’aborder enfin une relation plus professionnelle, moins bordélique, plus amicale… Du moins, autant qu’ils le pouvaient. Après tout, les effusions avaient été assez intenses pour qu’elle n’évite de se le mettre à dos une nouvelle fois. T’es plus chieur. Clairement. Qu’elle disait en se retournant enfin, sourire sur ses lèvres pulpeuses alors qu’elle s’avançait vers le semblant de mini-bar et ouvrait alors la porte coulissante qui grinçait sous sa poigne. Elle en ressortait une bouteille de Rhum, poussiéreuse, sûrement plus veille qu’elle et débouchonnait le liquide avant de sentir l’odeur. Acre, forte, puissante. Rien qui ne pouvait décidément résoudre une allemande à oublier l’idée de boire. Après quelques gorgées, elle tournait son regard vers l’homme, ses yeux roulant de lui à la bouteille. Quoi, t’as jamais vu une fille boire ? Elle arquait un sourcil d’un sourire défiant alors qu’elle lui lançait la bouteille. Partager la bouteille avec quelqu’un, c’était un geste d’alliance et de pacte, une paix compliquée mais qui semblait se constituer peu à peu dans un luxe abandonné.

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Mar 30 Mai - 9:30
tu sais que cette couverture vous jouera des tours, tu sais que ça risque de jouer sur votre relation. mais tu te permets de le faire quand même, pour jouer ton rôle entièrement et pour que vous ne passiez pas à côté de la mission. vous êtes ici pour ça, vous êtes ensemble pour ça et tu sais que jamais tu ne pourras l’oublier. t’as un père à satisfaire, et elle a un pays à sauver. et tu n’as pas peur que la rumeur d’un gars qui se renseigne à droite et à gauche n’éveille les fureurs de ceux contre qui on opère ? je ne joue pas les moralisatrices mais ça ne m’étonnerait pas que les espions comme toi, sont encore plus nombreux qu’on ne l’imagine et que t’es sur surveillance .. tu hausses les épaules, pensif. elle relève un bon point, parce que tu marches sur une corde tendue qui pourrait être coupée en deux en trois mouvements. autour de toi, on peut se rendre compte de celui que tu es, du rôle que tu joues. je pense avoir assez de crédibilité dans le milieu pour qu’on ne me soupçonne pas .. et puis, au pire .. je dirai que c’est de ta faute ! tu lances, avec un clin d’œil et un sourire narquois. tu fais exprès de la faire tourner en bourrique, tu fais exprès de la faire virer de bord. tu assumes alors vos ressemblances, et votre façon de faire qui s’apparente. t’es plus chieur. clairement. elle lance, sortant une bouteille pour fêter ça. tu souris d’ailleurs, parce que t’es largement pas plus chiant, si ce n’est plus pointilleux. elle a la palme de la femme pleine d’assurance, trop assurée même. quoi, t’as jamais vu une fille boire ? tu la regardais pour autre chose, sans t’occuper de ce qu’elle boit. elle te tend la bouteille, que tu prends au goulot. bien sûr que si, et tu fais ça très bien. t’ajoutes, faisant de même du coup. t’avais un peu soif, et t’apprécies ce moment plus calme entre vous. comment t’es arrivée là ? j’veux dire .. au gouvernement ? est-ce qu’elle a fini ici par choix, ou parce qu’on l’a forcé ? est-ce qu’elle a un parent dans l’affaire, l’attirant dans les mailles de ses filets ? tu ne veux pas croire qu’elle soit là par hasard, ou alors elle s’est fait un chemin ici en travaillant ; mais tu t’étonnes de son âge et tu n’as pas envie de le cacher. elle se vexera peut-être, et tant pis. toi t’es pas arrivé ici par hasard, et tu ne t’en es jamais vanté.

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