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back. (ginny)

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Sam 7 Oct - 21:43
c'est un midi comme un autre depuis que t'es sorti de ce trou à rats. bella a fini par cracher le morceau et te dire où ginny travaille. depuis, à onze heures piles tu te pointes devant l'enseigne du diner, tu t'allumes une clope, tu te poses contre un lampadaire et tu l'observes. la première fois, t'as failli cracher tes poumons quand tu l'as aperçue. t'avais une image bien précise de son visage encrée dans ton crâne et la réalité t'a complètement retourné. t'as pensé à te barrer, à courir à toutes jambes jusqu'à ne plus avoir de souffle mais t'es resté là, comme hypnotisé par cette silhouette fine rose bonbon déambulant entre les tables avec la grâce dont elle a toujours fait preuve. et depuis, t'es venu là tous les jours, sans exception. bella t'a traité de malade, de psychopathe, tu l'as simplement ignorée. c'est juste que, jusqu'ici, t'as pas réussis à t'approcher plus que ça de l'enseigne, ni même de la porte d'entrée, encore moins d'elle. comme si, désormais, elle t'étais interdite. comme si t'avais plus aucun droit. t'as voulu joué au con en voulant la préserver, t'as coupé net le lien qui vous liait, t'as pas le droit de revenir comme une fleur et espérer qu'elle te prenne dans ses bras, que tu puisse fourrer ton nez dans son cou et jouer avec ses cheveux. mais aujourd'hui, tu sais pas bien ce qui te prend, tu te sens prêt. surement le joint que tu viens de te fumer qui te donne la force. tu te sens capable de soulever des montagnes, de sauter en parachute alors que t'as peur du vide. discrètement, tu rentres dans le diner. cet endroit te file la gerbe, la déco est dégueulasse, ça empeste le graillon et l'accoutrement des serveuses est aussi ridicule que outrageusement court. tu t'assieds à une table dans son secteur, t'as eu le temps de l'étudier, depuis que tu viens là. sans te faire voir, t'attrapes le menu que tu glisses devant ton visage. t'as le coeur qui bat à cent mille, tu te demandes s'il est possible qu'il explose dans ta poitrine. heureusement que t'es assis, tu te dis. et quand t'entends sa voix te saluer et te demander si tu désires boire quelque chose, le temps s'arrête. putain, tu pensais pas que ce serait si difficile, si douloureux. t'as qu'une envie, c'est disparaître sous la table mais tu baisses la carte et tu plantes tes yeux injectés de sang dans les siens. t'as l'air d'un clodo, elle ressemble à une meringue dans laquelle tu voudrais croquer. salut. c'est naze comme approche mais y a rien d'autre qui sort, c'est coincé au fond de ta gorge.

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Dim 8 Oct - 19:08
i got issues, and one of them is how bad i need you
« Ginger, la table 12. » Ginny sursaute légèrement. La voix de Bill s'est élevée derrière-elle sans qu'elle ne s'y attende, la forçant à reporter son attention sur les tables quasiment vides du diner. Un couple en train de partager une coupe de glace démesurée au chocolat en table 3. Deux adolescentes qu'on peut entendre glousser de temps en temps, des barquettes de frites bientôt terminées, en table 8. Et désormais, un homme assit de dos en table 12. Elle ne l'a pas vu arriver Ginny pour la simple et bonne raison qu'elle tente d'apprendre à schématiser le cœur humain sans réellement y arriver. Bill a accepté de la laisser étudier pendant les périodes creuses de la journée, à condition qu'elle vienne travailler les dimanches soirs. Ce que la demoiselle a bien sûr accepté. Que ne ferait-elle pas pour trente dollars de plus ? Ginny lisse sa jupe rose bonbon, réajuste l'affreuse perruque blanche qui va avec le reste de la tenue d'usage pour les serveuses. Avec le temps, elle a fini par s'habituer à cet accoutrement ridicule, et Bill a même laissé entendre que cette fois-ci, elle serait très certainement élue employée du mois. Les talons de ses escarpins claquent que le carrelage à carreaux noirs et blancs. Ginny se stoppe face à la table 12, sans regarder l'homme à ses côtés. Calepin et stylo en main, elle esquisse son plus beau sourire de serveuse. « Bonjour ! Bienvenue chez Mary's Diner, souhaitez vous boire quelque chose ? Aujourdhui nous vous proposons le milk-shake à la violette avec son supplément de glace à la vanille pour seulement deux dollars soixante dix. » Silence, aucune réponse ne suit sa réplique apprise par cœur. Ce n'est seulement qu'à ce moment là que ses yeux se posent sur le client. Son visage caché par la carte tout aussi rose que sa tenue. Mais, ce qu'il se passe finalement ressemble à une mauvaise scène tirée tout droit d'un film dramatique. La carte s'abaisse, son visage apparaît, les yeux de Ginny se plantent dans ceux qu'elle ne pensait jamais plus revoir. Il y a ces instants où le temps semble se mettre soudainement en pause; ces instants où la Terre s'arrête de tourner; ces instants où plus rien ne semble exister qu'à part ce qu'il se passe à ces instants précis. Son cœur s'arrête tandis que ses jambes semblent se dérober sous son poids. Lip... Il est là, face à elle. Il est là, le teint beaucoup plus blanc qu'avant, les cheveux plus longs, les yeux défoncés, mais surtout, il est là. Combien de fois a-t-elle imaginé ce moment ? Elle a arrêté de compter depuis longtemps, Ginny. Elle a arrêté d'imaginer cet instant depuis qu'elle a compris qu'il ne reviendrait jamais. Qu'elle ne le reverrait jamais. C'est un inconnu qui lui fait face et il lui semble que la douleur de son départ n'a jamais été aussi douloureuse. « Salut. » Son calepin lui échappe des mains. Cette voix qu'elle a tant de fois entendu dans ses rêves; cette voix qui lui murmurait autrefois des je t'aime; cette voix qu'il lui semblait entendre dans la rue alors qu'il n'était pas là. Elle a cru devenir folle, Ginny. Et, c'est avec un salut à la con que Lip décide de faire son grand retour dans sa vie alors qu'elle commence tout juste à aller de l'avant. Sans s'en rendre compte, elle a arrêté de respirer, et elle s'autorise enfin à reprendre son souffle. Ses lèvres s’entrouvrent, mais rien n'en sort. Qu'est-ce qu'il fout là ? Son cœur endormit depuis si longtemps semble sur le point d'exploser. Ses yeux se remplissent de larmes, mais elle les retient de force. Elle ne lui fera pas le plaisir de pleurer face à lui. Elle a trop pleuré pour Lip. L'abandon, l'absence, l'incompréhension, la grossesse.. Sa main libre se pose instinctivement sur son ventre, comme pour rappeler à Ginny le drame qui a suivi le départ de Lip. « C'est tout ce que tu trouves à dire ? » Sa voix n'est qu'un murmure étranglé par la douleur qui se déverse dans son corps entier. Les yeux toujours plantés dans ceux de Lip, le temps se remet en route, la laissant comme une conne face à cet homme qui l'a abandonné, des sentiments passés menaçant de venir de nouveau foutre le bordel dans sa vie.
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Dim 8 Oct - 21:34
t'as le coeur qui chavire quand t'entends sa voix. tu l'as au bord des lèvres quand tu baisses la carte pour la détailler. tu penses que tu vas te liquéfier quand, enfin, tu prends le temps de la regarder. tu te rends compte qu'elle n'a pas tellement changé. hormis cet accoutrement ridicule et cette perruque qui lui donne un air de stripteaseuse, tu reconnais les traits fins de son visage. tu reconnais ses pommettes saillantes que t'aimais couvrir de baiser. ses jolies joues que tu t'employais à mordiller. et ses lèvres que t'as rêvé tant de fois d'embrasser. putain, tu pensais pas que ça te prendrais au tripes, que ça te retournerais à ce point de la revoir. t'es là, comme un con, la bouche ouverte, le cerveau qui tourne au ralentis. tu regrettes d'avoir fumé autant que tu te remercies parce que tu te dis que ça pourrait peut-être être pire. tu captes plus rien, c'est comme si tout était noir autour de vous. y a qu'elle, sa voix fluette et monocorde et toi. tu trouves rien d'autre à dire que salut. tu t'étais pourtant imaginé un million de façons possibles de la retrouver. de t'excuser. de tout lui expliquer. t'avais seulement pas pris en compte dans l'équation qu'un plomb te tomberait dans l'estomac, que ta gorge se nouerait et que ton coeur imploserait littéralement dans ta poitrine. c'est tout ce que tu trouves à dire ? sur l'instant, ouais. dans ta cellule, t'as dessiné mille fois son visage et tu l'as accroché à côté de ton lit. maladroitement, t'essaies d'attraper sa main. avec raison, elle te repousse. t'as qu'une envie, c'est te barrer de cet endroit qui te files la gerbe et recommencer ton train train quotidien d'espionnage. c'était bien plus simple comme ça. j'aime pas la violette. c'est ton joint qui parle, tu l'as laissé prendre le contrôle. de toute façon, tu contrôles plus rien depuis que le son de sa voix est parvenu jusqu'à tes oreilles. comme si il avait détraqué un truc impossible à réparer. t'aimerais lui dire qu'elle t'as manqué, que tu regrettes de ne lui avoir rien dis. que t'aurais aimé qu'elle vienne te voir, qu'elle te donne la force de supporter tout ça. tu voudrais lui dire qu'elle est belle à croquer, que t'as déconné, c'est vrai, mais que t'as jamais cessé de l'aimer, que t'es là, maintenant, que tu t'en iras plus et qu'elle peut faire de toi ce qu'elle veut mais tu restes muet, tu voudrais juste disparaître dans la noirceur de son regard.

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Dernière édition par Lip Nichols le Lun 9 Oct - 14:10, édité 1 fois
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Lun 9 Oct - 12:20
Maladroitement, Lip tend sa main vers elle. Et, d'un geste tout aussi instinctif que brutal, Ginny cache sa propre main derrière son dos. Il ne la touchera pas, surtout pas. Il en est hors de question et Ginny ne sait que trop bien ce qu'il pourrait se passer dès que sa peau frôlera la sienne. Le cœur battant la chamade, elle ne fait plus attention à ce qu'il se passe autour d'elle. Le regard mauvais de Bill qui les toise depuis le comptoir, les gloussements qui s'élèvent de plus en plus forts des deux adolescentes, la porte du diner qui s'ouvre sur un nouveau client. Il n'y a que cet homme qu'elle dévisage qui réussit à la capter entièrement. C'est un mélange de sentiments tous plus contradictoires les uns que les autres qui viennent s'entrechoquer dans son corps entier. Sa main prise s'accroche fermement à son stylo tandis que cette voix si aimée s'élève à nouveau. « J'aime pas la violette. » Il lui déchire le cœur, Lip. Il lui écorche ce qu'elle a eu tant de mal à reconstruire en une seule réplique encore plus déplacée que la première. Entre le "salut" ou ça, elle ne sait pas ce qui est le pire et ses ongles s'enfoncent dans sa peau. Elle a mal, Ginny. Les larmes la menacent encore de venir dévaster dans quelques instants ses joues qui rougissent de plus en plus. Il ne lui était jamais apparu aussi distinctement qu'il faisait si chaud sous cet accoutrement ridicule. Ses talons ne la portent plus, mais Ginny reste pourtant immobile. Ce qu'il lui dit n'a aucun sens, qu'il soit là n'a encore moins de sens. Il s'est barré, Lip. Il est parti du jour au lendemain, l'abandonnant sans lui donner plus aucune nouvelle. Elle a désespérément attendu un signe de sa part, un appel, un texto. Elle est allée demander à Bella, s'est même pointée chez les parents de Lip, mais personne n'a daigné lui répondre. Alors, Ginny a attendu. Elle a attendu un an, cette pauvre idiote. Un an à ne plus rien à manger, un an à ne plus sortir, un an à pleurer, un an à perdre du poids et les rares amis qu'elle possédait, un an à regarder par la fenêtre de sa chambre sans jamais en bouger. Et cette année d'attente semble balayer d'un simple revers de main dédaigneux par les mots de Lip. Ce n'est qu'une blessure de plus qu'il vient inscrire au milieu de celles qu'il lui a déjà infligées. Se rend t'il compte, Lip, à quel point il lui fait du mal ? « Dégage. » Son timbre n'est qu'un murmure, elle s'entend à peine prononcer la sentence et elle se demande même si Lip a réellement pu lui-même l'entendre. Elle s'en veut d'être aussi faible face à lui, Ginny. Elle voudrait lui montrer de l'assurance, lui afficher fièrement et résolument qu'elle est forte et que sa présence ne lui fait aucun effet. Mais tout ça n'est qu'un mensonge. Evidemment que le revoir lui fait de l'effet, évidemment qu'elle est dévastée par sa présence, évidemment qu'elle manque de mourir étouffer sous les battements de son cœur qui menace bientôt d'exploser. Et parce qu'elle n'a pas la force de faire semblant, Ginny laisse s'échapper une seule et unique larme. Si ce n'en est qu'une, ce n'est pas si grave, que la petite voix réconfortante au plus profond d'elle lui murmure. « Je veux que tu t'en ailles et que tu ne m'approches plus jamais. » Elle tente de hausser le ton, tant bien que mal, d'assumer ces mots et d'en être fière. Mais sa voix n'est toujours qu'un tremblement maladroit. Jamais elle ne se serait imaginée prononcer cette phrase un an en arrière, jamais elle ne se serait vue lui demander de retourner là d'où il vient pour ne plus en revenir. Jamais. Pourtant sa détresse prend le contrôle de son corps et l'incite à l'éloigner le plus loin possible. Il y a cette douleur lancinante et meurtrière, ce sentiment insupportable qui vient lui tordre le ventre sans ménagement aucun. Ce n'est pas que toi qu'il a abandonné, souviens toi, qu'elle lui dit, qu'elle lui répète.

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Lun 9 Oct - 20:51
tu ne sais pas ce que tu fous là. tu le regrettes à la seconde même où ton regard croise le sien. t'y lis toute la misère que tu lui as fait vivre. les premières heures d'angoisse, quand tu t'es envolé alors qu'elle dormait profondément. les jours d'après, alors que tu répondais de tes crimes devant la justice, que t'avais fais promettre à tes proches de ne pas l'impliquer là-dedans, de la laisser en dehors de ça, dans le flou. tu te mets deux secondes à sa place et la douleur est lancinante. tu comprends que ce que t'imaginais être du courage, de la laisser en dehors de ça, était en fait de la lâcheté. tu lui as pas laissé le choix de faire partie de cette nouvelle aventure, aussi sombre soit-elle. t'as pensé qu'à toi, qu'à bella et t'as pas voulu qu'elle souffre de te voir derrière les barreaux. t'as pas voulu qu'elle en veuille à ta soeur pour ce qu'elle avait fait. tu voulais pas de séances au parloir, les yeux humides, à ressasser le passé. tu voulais pas de son visage marqué par la fatigue, de ses yeux toujours remplis de larmes, tu voulais pas de tout ça. t'as préféré la laisser dans le doute le plus complet et tu te rends compte que c'était peut-être pas la meilleure solution. qu'il n'y avait tout simplement pas de solutions. tu perds pieds, tu sais pas quoi faire, t'as l'air d'un enfant qu'on prend sur le fait en train de voler des bonbons. t'es en tord et tu la tortures d'avantage parce que t'es incapable de vivre loin d'elle. elle a su, en t'apprivoisant, te faire ressentir un manque increvable quand elle s'absente, ne serait-ce que pour aller sous la douche. tous ces mois loin d'elle en prison, t'as eu l'impression de mourir à petit feu. comme s'il te manquait un organe. tu vivais pas, tu survivais, dans le simple espoir de la retrouver. et, naïvement t'espérais qu'elle t'attendrait et t'accueillerait comme si t'étais parti y a une heure. dégage. sa voix n'est qu'un murmure, tu captes aisément qu'elle fait un effort surhumain pour ne pas fondre en larmes, pour ne pas fondre tout court. son rejet te brise le coeur une énième fois. tu crois que t'as l'habitude mais c'est plus douloureux encore que les fois précédentes. t'ouvres la bouche pour répliquer mais elle ne t'en laisse pas le temps. je veux que tu t'en ailles et que tu ne m'approches plus jamais. une seconde, ta putain de fierté mexicaine te crie de te barrer et de la laisser dans ce trou à rats. que des nanas y en a des dizaines sur terre. plus belles, mieux foutues, certainement moins chiantes. mais elle ne sont pas ginny. elle n'ont pas ce contrôle qu'elle a sur toi. elle n'ont pas tous ces détails, insignifiants aux yeux des autres, primordiaux pour toi, qui t'ont fait tomber amoureux. d'un bond, tu te lèves, cette fois-ci, t'attrape son poignet, qu'elle fasse volte face, que tu puisses à nouveau plonger dans ses yeux, t'y perdre, t'y noyer s'il le faut. de loin, tu vois arriver le gérant, qui doit pas apprécier que quelqu'un pose une main sur l'une de ses poulettes. tu l'entends grogner, t'ordonner de la lâcher. écoute mon gros, si tu veux pas que mon poing finisse dans ta gueule, va plutôt surveiller tes beignets de pomme de terre. tu quittes à regret ses yeux envoûtants pour le détailler lui, répugnant personnage et t'appuies tes mots d'un regard menaçant. t'en as pas fini avec cette conversation. ginny... s'il te plaît. deux minutes. deux minutes et je t'explique tout. absolument tout. tu sais pertinemment que t'auras pas assez d'une vie pour tout lui raconter et lui dire combien t'es désolé mais tu tentes quand même. tu lâcheras rien, c'est la femme de ta vie, t'en es persuadé et tu la perdras pas une deuxième fois. ton regard glisse sur ta main qui entoure encore délicatement son poignet, ta peau s'électrise à son contact. ça non plus, tu l'avais pas prévu. tu sais l'effet qu'elle t'as toujours fait. tu te souvenais simplement pas que ça pouvait être si fort, d'effleurer sa peau. s'il te plaît. tu l'implores, tu ne peux faire que ça, elle est maîtresse de la situation, maîtresse de ta vie.

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Lun 9 Oct - 22:31
Elle a cette sensation désagréable de ne pas réussir à accepter ses propres mots. Il est facile de lui dire de dégager, encore plus facile de lui ordonner de ne jamais plus l'approcher. En revanche, l'appliquer lui semble à des années lumières de cet endroit miteux. Qu'est-ce qu'elle va faire, Ginny, une fois qu'il sera définitivement parti ? Qu'est-ce qu'elle va faire une fois qu'il se sera levé, l'aura contourné et claquera la porte sur les sentiments qu'elle possède encore pour lui ? Elle en crève littéralement, Ginny. Y'a cette peur de l'abandon qui surgit de nouveau, qui revient la narguer méchamment comme si elle n'avait jamais réellement disparu. Et, réellement, elle n'a jamais disparu. Son cœur loupe un nouveau battement tandis que Lip se redresse soudainement. Elle le suit du regard, ses pupilles l'implorant presque de ne pas partir. Il lui attrape subitement le poignet, l'encercle sans qu'elle ne s'y attende, l'empêchant ainsi de se dérober. Elle tente bien de se défaire de son emprise, mais ses maigres forces l'empêchent de protester très longtemps. Elle voudrait pourtant dégager à son tour, prendre ses jambes à son cou et s'en aller aussi loin qu'elle le peut. Remarque-t-il qu'elle a perdu du poids ? Son uniforme ne cache plus les séquelles que son absence a laissées sur son corps. Elle attrape à son tour le poignet de son ancien amour, tente de le repousser. « Lâche-m... » Elle n'a pas le temps de finir sa phrase que la voix de Bill s'élève pour la terminer à sa place. S'il ne la lâche pas très vite, les choses vont dégénérer. Ce n'est qu'une question de mauvais timing avant que la gérant les foutent tous les deux à la porte. Elle fixe résolument  Lip, l'implore cette fois de la lâcher, mais il n'est pas du genre très coopératif le mexicain. « Ecoute mon gros, si tu veux pas que mon poing finisse dans ta gueule, va plutôt surveiller tes beignets de pomme de terre.. » Il prononce les mots qu'elle craignait le plus. Du coin de l’œil, elle remarque Bill qui s'est comme, à son tour, figé sur place. « Ginny... s'il te plaît. Deux minutes. Deux minutes et je t'explique tout. Absolument tout.. » C'est étrange d'entendre de nouveau son prénom prononcé par sa voix. Elle voudrait y croire à ce qu'il lui dit, elle voudrait les entendre ses explications. Mais cela changerait-il quelque chose ? Ses belles explications ne changeront ni les pleurs, ni le vide qu'il a laissé. « Il n'y a rien à expliquer. » Elle se veut persuasive, et cette fois-ci sa voix est un peu plus assurée que ses ridicules répliques passées. Elle ne veut rien entendre, Ginny, rien savoir, et surtout, elle désire plus que tout qu'il la lâche. Ses doigts autour de son poignet la brûlent, cette étreinte lui rappelle combien elle aimait qu'il passe sa main dans ses cheveux, comment, toujours cette main, caressait son corps comme personne avant lui ne l'avait fait. Elle suit le regard de Lip qui vient se poser sur ce lien interdit. « S'il te plaît. » Elle manque de flancher au son de sa voix. C'est douloureux de l'entendre la supplier ainsi. Ça fait mal, son cœur se tord douloureusement et elle ne sait plus ce qu'il est sage ou non de faire. Elle entrouvre les lèvres en arrêtant de surveiller Bill du coin de l’œil. « T'as pas le droit de me demander ça après ce que tu as fait. Vas t'en.. » Sa voix, sur le point de se briser, se teinte cette fois d'une détermination nouvelle. Elle tente de reculer d'un pas, d'attirer son poignet à elle, et, bizarrement, elle y parvient. Mais ce n'est pas elle qui a réussi à s'échapper, ni Lip qui a finalement décidé de la libérer, c'est Bill qui, contre toute attente, s'est emparé de son bras pour l'attirer à lui. Sans ménagement aucun il la tire, brisant l'étreinte entre Lip et elle. Toujours sans délicatesse, il la pousse entre les tables, clamant haut et fort qu'il a la situation en main et qu'elle ferait mieux de retourner travailler si elle ne veut pas être virée..

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Mar 10 Oct - 22:48
à cet instant précis, tu te dis que tu serais prêt à tout pour elle. pour que, de nouveau, s'affiche un sourire sur son visage. que tu ferais tout pour entendre les notes mélodieuses de son rire. ta main s'enroule autour de son poignet et tout s'éteint autour de vous. y a qu'elle, ce lien qui vous lie et toi. comme si rien autour de vous n'existait, tu prends le temps de te délecter de ce contact parce que ce sera peut-être le dernier. t'essaies de te persuader du contraire mais tu la sais tenace, ginny. il a du caractère, ce petit bout de femme, il ne se laisse pas faire, c'est d'ailleurs une chose parmi des milliard d'autres qui t'a fait tomber amoureux. elle est constituée de milliers de pièces un peu bancales qui forment un tout parfait, ginny. en la détaillant quelques secondes, tu repenses aux dessins que tu as fait d'elle en prison, qui sont soigneusement rangés dans un tiroir, chez toi. et tu te dis que jamais tu ne réussiras à la dessiner à la perfection. elle est indéchiffrable, ginny, elle est unique, elle était à toi. tu réalises pas encore qu'une partie de toi commence à se désintégrer. tu sens la douleur au fond de ta cage thoracique mais pour le moment, t'y prêtes pas vraiment attention. parce qu'elle est là. parce qu'il y a ce contact. parce que, pour l'instant, tu es le centre de son attention. il n'y a rien à expliquer. d'un oeil mauvais, tu surveilles le gérant qui marmonne dans son coin. elle est dure en affaire, ta jolie meringue, sans t'en rendre compte, tes lèvres s'étirent en un sourire parce que c'est ce qui t'as toujours plu dans votre relation. cette confrontation. vous n'étiez jamais d'accord, tous les deux. vous vous disputiez pour un rien. pour le film à aller voir au cinéma. pour le fast food où manger le soir. pour la disposition des meubles dans votre appartement. pour la couleur des rideaux. pour la température de l'eau lorsque vous décidiez de prendre un bain ensemble. c'est cette confrontation permanente qui vous permettait d'être si heureux, de briller ensembles plutôt que d'être ordinaires séparément. elle brille toujours, ginny. elle brille mais ça réchauffe pas ton coeur qui cogne toujours contre ta poitrine. d'un instant à l'autre, il peut exploser de ce trop pleins de sentiments qui se mélangent en toi. t'as pas le droit de me demander ça après ce que tu as fait. Vas t'en.. elle recule, brise le seul lien qui vous liait encore et c'est comme si tout s'écroulait autour de toi. pire encore, tu vois le gérant l'attraper par l'endroit même où tes doigts l'enlaçaient plus tôt et tu vois rouge. t'as pas le temps de réfléchir, y a un voile noir de rage devant tes yeux. déterminé, tu fonces droit sur eux. tu bouscules quelques tables au passage et, finalement, tu l'attrapes par l'épaule, le force à faire volte face. j't'avais dis de t'occuper de tes beignets. tu dis, en le poussant sans ménagement. il s'écrase contre plusieurs tables, perds l'équilibre et se retrouve par-terre. essaie... ne serait-ce qu'effleurer l'un de ses cheveux et je me contenterai pas de ça. t'as pas su te contrôler. pris de remords, tu jettes un oeil en direction de ta meringue, attendant ta sentence. tu pouvais simplement pas le laisser la traiter de cette façon. ginny, c'est un diamant brut. à manier avec précaution. à garder précieusement. t'as même pas su t'en occuper correctement.

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Mer 11 Oct - 19:50
Il y a d'abord le son de ses talons qui claquent sur le carrelage en manquant de peu de trébucher. Il y a la voix de Bill qui résonne, qui lui ordonne de retourner jouer à la gentille et douce serveuse. Il y a le son des tables qui s'entrechoquent et des bruits de pas un peu pressés. Il y a la voix de Lip qui s'élève de nouveau, d'un ton, cette fois-ci, beaucoup plus agressif, beaucoup plus dur. Le savait-elle, en quittant sa maison le matin même, le savait-elle, que cette journée serait différente des précédentes ? L'avait-elle pressenti, que le destin, les astres, ou quelques autres conneries du genre, allaient encore une fois se jouer d'elle en venant bousculer de nouveau son quotidien ? Peut-être que si, s'ils avaient existé, si elle y avait fait attention, peut-être qu'elle aurait remarqué les signes. Peut-être qu'elle aurait fait attention à cette silhouette qui s'installait tous les jours à la même heure pour l'observer. Et peut-être, peut-être bien, qu'elle aurait pu anticiper tout ça. Ginny entrouvre les lèvres face au spectacle qui se déroule. Lip qui empoigne Bill, Bill qui se retrouve très vite à terre, au milieu des tables désordonnées sur lesquelles il est tombé. La surprise mêlée au choc l'empêche tout bonnement de dire ou faire quoi que ce soit, Ginny. Son bras la lance là où Bill a enfoncé méchamment ses doigts. Elle a le souffle court, les yeux grands ouverts sans assimiler vraiment ce qu'il se passe. « Essaie... ne serait-ce qu'effleurer l'un de ses cheveux et je me contenterai pas de ça. » Elle entend à peine la menace. Et si, au plus profond d'elle, là où elle est allée cacher ses sentiments pour lui, une pointe de plaisir face à ses mots apparaît, sa raison, elle, lui ordonne de ne surtout pas les retenir. Il n'a pas fait qu'effleurer tes cheveux lui, qu'elle lui dit, lui, il t'a abandonné, lui, il n'était pas là quand tu as perdu le bébé. « T'es totalement fou ! » Elle hausse le ton, les yeux toujours exorbités qui restent résolument fixés sur Bill. Elle tente un pas vers Bill, peut-être pour l'aider à se relever, certainement pour s'excuser, dans tous les cas, il ne lui laisse pas le temps de comprendre ses intentions que de sa voix grasse, il leur crie à tous les deux de foutre le camp de son resto avant qu'il n'appelle les flics. Nouveau pas en arrière. Il va le faire, elle le sait, elle l'a déjà vu appeler les flics pour moins que ça. Elle lève les yeux sur Lip qui la regarde également. Sa décision ne met que quelques instants à prendre forme. Elle n'en peut plus, Ginny. Il y a Lip qui réapparaît, les souvenirs qui surgissent, la douleur qui renaît, Lip qui lui adresse des mots à la con, Lip encore qui la supplie de l'écouter, Lip qui fait un pas vers elle, Lip qui s'accroche à elle, et toujours Lip qui décide de malmener son (désormais) ex-patron. Ginny fait soudainement volte-face, sans protester la décision de gérant. Rassembler ses affaires ne lui prend que quelques secondes. Elle arrache sa perruque, libérant ses longs cheveux blonds dépeignés, elle la jette sur le sol, et, c'est presque en courant qu'elle sort du diner sans regarder derrière elle. Son cœur déraille, se tortille, tambourine aussi fort qu'il le peut, vient résonner jusque dans son crâne pour l'empêcher de réfléchir. Elle entend vaguement les pas de Lip qui la suivent. Soudainement, alors qu'elle bifurque dans le cul de sac derrière le diner, Ginny fait de nouveau volte-face et se retrouve face à son mexicain. Le geste s'enclenche de lui-même, son bras se tend, sa main approche violemment le visage de Lip, mais celui-ci l'intercepte instinctivement. Elle tremble comme une feuille, Ginny. Elle a l'impression que son cœur la malmène toujours un peu plus plus et que cette fois-ci, sa raison s'est elle aussi barrée elle ne sait trop où, la laissant démunie et incapable de réfléchir correctement. « Putain, mais pourquoi t'as fait ça !? » Elle crie, la fragile poupée blonde. Elle s'égosille avec sa voix teintée de tremblements. Elle arrache littéralement sa main de l'emprise de Lip et vient lui donner, de ses deux petits poings rageurs, des coups sur le torse. Avant même qu'il ait pu répondre, son timbre s'élève de nouveau dans l'impasse déserte. « Pourquoi t'as fait ça, Lip !? Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi est-ce que tu gâches toujours tout ? » Sa voix se brise sous ses cris, laisse place aux sanglots. Définitivement, elle n'en peut plus, Ginny. Elle a mal, c'est tangible, presque palpable. C'est toute cette année d'attente qui lui revient de plein fouets, tous ces mois à penser à lui, toutes ces pensées à imaginer là où il pouvait être, tous ces instants à l'aimer malgré l'abandon, toutes ces minutes à avoir mal à en crever, à vouloir s'arracher le cœur pour ne plus rien ressentir, pour ne plus souffrir. Tout ce temps à attendre cet instant sans jamais réellement penser qu'un jour, il serait vrai. Elle laisse les larmes couler, Ginny. Elle s'agrippe au t-shirt de Lip de toutes ses maigres forces, pour ne pas flancher, tête contre terre, sans oser, ni pouvoir, le regarder. « Pourquoi tu m'as laissée ? » Cette question qui lui brûle les lèvres depuis un an et demi. Cette question qui la hante, qui la tourmente, qui l'empêche d'aller de l'avant et qui ne fait que la torturer. Cette question qui se meurt sous ses sanglots.  

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Mer 11 Oct - 21:52
tu prends conscience de ton erreur une fois que les chaises et les tables se bousculent dans un boucan du tonnerre, que le gérant se retrouve à terre. tu passes nerveusement ta main dans tes cheveux, comme si ça allait pouvoir changer quelque chose. t'es à peine sorti de prison que déjà, tu songes à y retourner, pour un crime que t'as bel et bien commis cette fois-ci. tu ferais tout pour elle et ses beaux yeux. tu tabasserais pour sa peau laiteuse. tu tuerais pour reconquérir son coeur. tu croises son regard et t'as l'impression de défaillir, lip, tu comprends pas vraiment ce qui t'arrive. si tout cela est réel ou si c'est encore le fruit de ton imagination. si t'es tout simplement pas en train de rêver, allongé sur ta couchette, dans ta cellule. ton retour au bercail, tu l'as rêvé un milliers de fois. jamais il n'a ressemblé à une seule seconde de ce que tu viens de vivre là. l'espace d'un instant, tu songes à rire nerveusement. parce que la situation est ridicule. parce que ginny est belle a en crever. parce que t'as l'air d'un con, les bras ballants, avec la seule envie de régler son compte à cet enfoiré qui a osé poser sa main grasse sur sa peau si fragile, si précieuse. t'es totalement fou ! si elle savait à quel point, ouais. t'es fou au point d'avoir endossé un crime commit par ta petite soeur. t'es fou au point de t'être laissé accuser à sa place. t'es fou au point d'avoir fait un an et demi de taule pour elle. t'es fou au point d'avoir songé qu'elle t'attendrait, ta princesse. t'es fou au point d'avoir songé que, peut-être le temps s'était arrêté. que peut-être vous reprendriez là où vous vous étiez arrêtés. c'est à dire au fond de votre lit confortable. t'es fou au point de l'aimer à en crever. tu retrouves un semblant de conscience quand le gérant vous hurle de foutre le camp auquel cas tu risquerais de voir débarquer les flics. tu laisses ginny récupérer ses affaires, ton coeur loupe l'un de ses battements quand elle retire cette perruque ridicule et tu t'imagines déjà passer tes mains dans ses cheveux longs, descendre jusqu'à la chute de ses reins. tu secoues la tête, c'est pas le moment de divaguer et tu la suis, tu la lâcheras pas d'une semelle tant que t'auras pas craché le morceau. t'as la gorge si nouée que t'es pas bien sûr que les mots sortiront dans l'ordre. à vrai dire, tu sais même pas par quoi commencer. son visage aux traits si fins où se mélange fureur, déception et torpeur te fait te sentir ridiculement petit. sa main, tu l'avais pas vue venir. c'est un vieux réflex qui te permet de l'attraper au vol et, encore une fois, le contact avec sa peau est aussi douloureux qu'un coup dans les côtes. ça te coupe le souffle. putain, mais pourquoi t'as fait ça !? t'as pas le temps de répondre. sa voix brise le silence. elle te brise le coeur, au passage. mais ça c'est qu'un détail. pourquoi t'as fait ça, Lip !? Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi est-ce que tu gâches toujours tout ? tu pensais pas que ses mots seraient comme des lames acérées. t'en as connu des moments difficiles, lip, mais l'amour, tu le places en tête de liste, à ce moment-là. ses coups sont faibles, sur ta poitrine. tu le lui avais déjà dis plusieurs fois, qu'elle n'avait pas de force, tu t'en amusais beaucoup. mais aujourd'hui c'est différent. ton mal est pas physique. elle brise, à chaque coup, un peu plus, ta carapace. calme toi, ginny, calme toi. tu lui intimes, doucement. tu veux pas la brusquer mais c'est plus fort que toi, tu poses tes deux mains sur ses poings. pourquoi tu m'as laissée ? ça reste coincé au fond de ta gorge. t'as répété ton discours maintes et maintes fois devant le miroir de ta salle de bain depuis que tu es rentré et là, t'es incapable de tout lui dire. incapable face à cette douce poupée désarticulée qui se désintègre entre tes mains. je.. - j'voulais pas, j'te jure.. c'est comme si t'avais oublié comment mettre les mots en ordre. elle est trop proche de toi, ginny, tu sens son souffle court contre ta peau et ça te déséquilibre, t'as l'impression qu'à tout moment tu peux sombrer. délicatement, t'essaies de pas la brusquer, ton pouce vient récolter l'une de ses larmes. son contact brûle ta peau mais tu t'en fou. t'as jamais supporté la voir pleurer. tu sais le mal que tu lui as fait, le mal que tu lui fais en réapparaissant dans sa vie du jour au lendemain. t'es égoïste, lip, t'aurais dû la laisser revivre sa vie, se reconstruire, panser ses blessures et passer la tienne pleins de remords mais en la sachant heureuse. mais t'as pas pu t'y résoudre, tu l'as dans la peau cette nana. j'voulais te protéger, te laisser en dehors de tout ça je.. - faut que tu me croies.. elle te repoussera peut-être, elle aura raison, mais tu l'attires à toi et tu l'enlaces. tout en toi s'embrase, la sensation est douloureusement réconfortante. t'as mal à en crever de tendresse pour cette femme, putain.

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Jeu 12 Oct - 19:48
« Calme toi, Ginny, calme toi. » Faudrait qu'il lui explique, Lip, comment est-ce possible de se calmer. S'il a la solution miracle, le mexicain, il est temps pour lui de prendre la parole et de lui révéler son secret. Elle vient bien l'écouter, des heures, des jours, elle veut bien, elle a besoin même, de savoir comment faire pour que l'orage qui gronde au fond d'elle se calme enfin. Lip, c'est un peu un ouragan, c'est son ouragan. Il est entré dans sa vie en rasant tout sur son passage. Il lui a chamboulé son existence, faisant d'elle quelqu'un d'autre, lui laissant croire qu'elle était plus intéressante que cette fille un peu bizarre et renfermée qui la colle à la peau. Elle a cru en lui, Ginny. Elle a cru que, pour la première fois, quelqu'un pourrait avoir envie de l'aimer. Il lui a fait croire qu'elle lui était importante. Ce fut sa plus belle erreur. Elle a été bête de penser qu'il pourrait la croire intéressante, stupide de penser qu'il pourrait l'aimer. Son ouragan s'est déchaîné une nouvelle fois, dès le matin même où, alors qu'elle ouvrait les yeux, il n'était plus allongé à ses côtés. Elle a vu son monde s'écrouler, Ginny. Elle a pleuré, beaucoup. Elle a souffert, elle s'est laissée submerger par l'abandon et l'absence. Et, comme un vieux disque rayé, son ouragan est revenu mettre la pagaille dans son désordre si bancale. Lip, elle l'a aimé comme il n'est pas possible d'aimer. Elle l'a aimé de tout son cœur, elle l'aimé de toute son âme et de toute sa tête. Elle l'a aimé comme jamais personne n'aurait pu l'aimer, comme jamais personne ne pourra l'aimer. Alors, si son ancien amour a la solution pour faire disparaître la douleur et la peine, Ginny est prête à le supplier pour l'entendre. Accrochée à lui, ce sont des mois de souffrance qu'elle pleure. Elle a eu mal à en crever, la jolie poupée. Elle l'a détesté, n'importe où qu'il soit, avec n'importe qui. Ça fait mal au point que ses doigts serrent désespérément le t-shirt noir, ses phalanges blanchissent, et ses sanglots qui ne tarissent pas. Y'a les mains de Lip qui viennent doucement se poser sur les siennes. Dire que ce geste lui fait mal ne serait qu'une demi-vérité. Chaque contact avec sa peau fait naître en elle un véritable incendie. Et, si cela est encore possible, ses points se resserrent encore un peu plus fort. « Je.. - j'voulais pas, j'te jure.. » Menteur, qu'elle pense. S'il ne voulait pas, il serait resté avec elle. S'il ne voulait pas, il ne serait jamais parti. S'il ne voulait pas, elle se serait réveillée à ses côtés. Elle trésaille tandis qu'il effleure sa joue. Ils sont proches, ils sont trop proches même. Quelle idée a-t-elle eue à se rapprocher autant. Elle n'est pas du genre téméraire, Ginny. Et Ginny étouffe littéralement sous ses doigts. « J'voulais te protéger, te laisser en dehors de tout ça je.. - faut que tu me croies.. » Protéger, en dehors de tout ça, le croire... Elle ne comprend rien. A vrai dire, elle capte à peine ses mots. Sa voix semble lointaine, comme si une nouvelle distance les séparait de nouveau. Mais Lip est plus courageux qu'elle, elle se sent tirée en avant, elle sent son torse se coller à elle, elle sent ses bras l'entourer, elle sent son parfum qui vient chatouiller ses narines. Elle entend les battements de son cœur, sa respiration tout contre elle, son t-shirt se froisser tandis que ses bras se resserrent. Elle en a rêvé de se retrouver entre ses bras. Dieu qu'elle a pu l'imaginer, le désirer au point de s'en rendre malade. La surprise est telle que Ginny n'ose pas bouger, ni faire un pas en arrière, ni lui rendre son étreinte. Elle n'est plus rien cet instant. Elle n'est qu'un pantin désarticulé, qu'une poupée qu'on a malmené, qu'une chose malléable et soumise qui n'a plus conscience de la réalité. Le sait-il, Lip, qu'à cet instant, il pourrait faire n'importe quoi d'elle ? Le sait-il, qu'elle n'est rien sans lui, qu'elle n'est qu'une coquille vide, qu'un brouillon à moitié déchiré, que son univers est sans couleur et que son cœur bat sans être accordé. « Je ne comprends rien.. Dis moi juste pourquoi est-ce que tu as fait ça... » Qu'elle souffle à demi mot. Pourquoi est-ce qu'il est parti, pourquoi est-ce qu'il l'a laissé, pourquoi est-ce qu'il ne lui a rien dit, pourquoi est-ce qu'il l'a laissé toute seule avec leur enfant, pourquoi est-ce qu'il l'a laissé perdre leur enfant, pourquoi est-ce qu'il l'a laissé vivre tout ça sans lui.. Elle ferme un instant les paupières. Elle a tant eu besoin de lui dans sa vie que cet instant lui semble à peine réel. Ses mains toujours posées sur ton torse, Ginny recule légèrement, relève le menton, pour le regarder. Qu'il est beau, Lip. Elle a le cœur miette en détaillant ses traits. Elle a le cœur en morceaux quand ses yeux se posent sur ses lèvres. Elle n'a qu'à se hisser sur la pointe des pieds pour y déposer un baiser et tout oublier... Doucement, elle le repousse, elle recule d'un petit pas, puis deux. Elle n'est qu'à une trentaine de centimètre que déjà, le contact de son corps contre le sien lui manque. Espèce d'idiote, que sa conscience lui souffle. Tous ces mois d'efforts effacés en un instant. C'est lamentable. Elle va devoir tout reprendre à zéro, Ginny. Elle ramène ses mains à elle, baisse son regard quand il manque de croiser celui de Lip. « T'avais pas le droit de me laisser comme ça. » Elle fixe ses chaussures, incapable de le regarder davantage. Il faut qu'elle soit forte. Il faut qu'elle inspire un grand coup, qu'elle arrête de pleurer, et que sa détermination réapparaisse. Il le faut, elle le sait, elle en crève. Parce que Ginny, elle le ressent, elle en souffre, elle l'aime encore comme une folle, Lip. Elle l'aime comme une dingue. Elle l'aime comme au premier jour. Elle l'aime à en crever et elle l'aimera certainement encore demain. Mais l'amour, il ne change rien à tous ces mois écoulés..

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