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since when ? (cesar)

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Mer 20 Sep - 8:18
le climat et l'ambiance ont changé depuis que l'annonce d'une éventuelle attaque terrorisme a fait son chemin dans les foyers de brooklyn. l'écho du onze septembre qui effraie tout le monde, ramenant la population tout entière à de vieilles angoisses. t'en fais partie, gus. à ta manière, tu vis dans l'appréhension. les rues ressemblent à des cimetières quand le couvre-feu est dépassé et tu n'aurais jamais accepté de sortir si licia ne t'avait pas demandé d'aller lui chercher ses médicaments de toute urgence. t'es pas à l'aise, faut bien l'admettre. les commerces ferment tous les uns après les autres et il n'y a pratiquement plus personne dans les rues, le silence est étouffant, presque oppressant et ton coeur bat trop vite contre tes tempes. une fois la pharmacie trouvée et l'ordonnance montrée, t'as pris le chemin du retour. léger brouillard pour ajouter à l'atmosphère un certain relief. qu'une silhouette en sorte ne t'étonnerait qu'à moitié, prête à pointer une arme sur toi.. crever ici ? à quelques pas de ton immeuble ? quelle ironie. tu serres le sac entre tes mains et t'avances. quand brusquement, une silhouette se démarque. et merde, t'as parlé trop vite. tu t'arrêtes net, la silhouette sort de l'ombre et tu es sous le choc, gus. tu manques un temps, ton coeur s'arrête et ta respiration se coupe. cesar ? tu t'entends prononcer dans un souvenir, comme si ça remontait à des lustres, des siècles. ce cousin que tu croyais avoir perdu à jamais, gus. celui qui avait disparu dans l'ombre et qui en surgissait à nouveau. tes yeux qui le fixent et ton corps qui reprend sa course. t'oublies pas le couvre feu et la menace qui plane sur la ville mais à l'instant, t'es bien dehors.. trop bien !

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Dim 1 Oct - 16:22
Gus ⊹ La nuit s’étendait, embuscade nocturne et régulière qui revenait à chaque couché du soleil pour offrir une autre facette du monde. Celle qui semblait la plus sombre, la plus terrifiante. Le monde changeait alors. Les lumières s’allumaient aux quatre coins des routes et pourtant, les piétons accéléraient le pas entre chaque poutrelle de lumière comme si, l’espace sombre entre les deux, était devenu menaçant. Si les nuits étaient pourtant souvent illuminées par les veillées nocturnes des habitants de la ville et que les cafés et les bars ouvraient alors pour changer le visage de la rue, cette nuit là était peu habituelle. Il n’y avait pas une personne, pas un passant se baladant au gré des rues, pas une illumination. Un fléau grave pesait sur la ville et le couvre feu avait instauré l’inconcevable. Tout le monde resterait chez soit et la liberté individuelle serait réprimée pour le bien commun. Cesar lui, observait le calme plat et soporifique tout en tirant sur une cigarette qu’il venait d’allumer, à l’entrée du cirque sans vie. Deux jours déjà que les ventes s’amenuisaient et que l’armée, n’autorisait pas le cirque à partir afin d’obtenir de nouveaux clients dans une ville manifestement moins habitée par des démons. Il ne pouvait pas changer le constat maladroit que Brooklyn était de nouveau plongé dans la terreur qu’avait connu tout New York le 11 Septembre, ère où la face du monde avait changé, que la haine s’était amassée et avait pris une ampleur considérable. Maintenant, Trump était au pouvoir, les extrémistes blancs sortaient de leur terreux bordels texans et l’Allemagne s’éveillait sous un tout nouveau partit menaçant. Un monde en parfaite décomposition et qui retraçait avec amertume, les erreurs commises du passé, chaque ligne directrice similaire, chaque décision semblable pour amener toujours et inévitablement vers la guerre, le malheur et le sang. Le terrorisme n’était qu’un outil de plus de l’erreur que commettait l’humain à vouloir que son monde, au lieu d’avancer vers l’avenir, se tourne inlassablement sur lui-même, comme une boucle sans fin dont personne ne trouvait le rouage manquant pour arrêter la cadence. Les idées sombres s’entrechoquaient dans l’esprit de Cesar et il décidait finalement de braver les règles pour sortir dans les rues et s’extirper de la routine lugubre qui bouillonnait dans tous les esprits. Il se foutait de tout ça, il voulait se sentir libre, c’était pour cette raison qu’il avait décidé de changer de vie. Jusqu’à ce qu’une silhouette ne se découpe dans le bain froid de la nuit. Gus ? D’un élan, il comblait les quelques mètres qui les séparaient et venaient le prendre dans ses bras, oubliant un instant ce qui l’avait conduit à partir et toute la culpabilité qui avait été mise en suspens.

©️ Grey WIND.

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Mer 11 Oct - 15:31
et si la terreur enlace la ville, resserrant l'étau sur ses habitants qui menaçaient de s'étouffer sous la menace des bombes et des guerres, l'espace d'un instant, toi, t'es à mille lieues de tous ces problèmes, de tous ces tracas. l'espace d'un moment, il n'y a que le passé qui s'écrit au présent et les souvenirs qui remontent à la surface. ce que tu croyais avoir perdu pour toujours et qui, finalement, te faisait face ici, au détour d'une ruelle comme les autres. l'angoisse qui s'étouffe sous le plaisir et l'excitation. son visage que tu reconnais très vite, trop vite. ce lien qui existe encore entre vous et qui n'est pas mort malgré la distance, malgré les reproches. parce qu'il t'avait sans doute abandonner, qu'il vous avait sans doute abandonner ta soeur et toi mais que tu n'avais jamais su lui en vouloir complètement. parce que t'avais espéré qu'il soit heureux à son tour et qu'il ait réussi à trouver sa voix malgré tout et que, finalement, le retrouver ici, des années plus tard, c'est un peu comme atteindre le sommet d'une montagne que l'on s'était juré d'escalader un jour. gus ? sa question en écho à la tienne, vos coeurs qui s'emballent en même temps et la distance qui se réduit au fur et à mesure que vos pas vous conduisent l'un vers l'autre. les sentiments qui restent, ceux qui vous ont toujours liés l'un à l'autre et qui s'étaient figés dans le temps lors de cette rupture. t'as quinze ans quand il t'enlace, t'es à nouveau ce gosse qu'il avait toujours connu et des larmes sèches roulent sur tes joues quand tes bras enlacent sa taille. t'es à ta place, à nouveau. les bombes peuvent exploser ça et là, tu ne crains plus rien. l'émoi, l'émotion et l'écume de vos souvenirs qui s'écrasent à vos pieds. quand il se détache enfin, tu le détailles de haut en bas t'as pas changé d'un pouce, cesar. tu ris en remarquant la barbe, tu l'effleures des doigts enfin.. t'as vieilli, tout au plus. tu ris sans le quitter des yeux. l'instant est d'une sincérité sans doute débordante mais agréable, dans les tumultes des jours à venir, toi, tu trouves du réconfort ici, au hasard de la vie, dans une ruelle mal éclairée à des heures risquées.

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Dim 29 Oct - 14:29
Gus ⊹ Putain le salopard, cette apparition sortie de nul part au moment où il s’était fait refoulé par un Sage bien trop peiné par son absence et qu’il s’était fait prendre une gifle monumentale par une Muse, désagréablement surprise chaque matin, d’avoir cette foutue bague au doigt. Mais il oubliait tout, c’était trop bon de le revoir, son air mutin dans un regard azurin, ces pommettes de gamin qu’il avait cogné plus d’une fois pour des guéguerres sans queue ni tête. Séparés par les parents de l’autre homme Rives, ils donnaient toujours des coups en l’air pendant que, par le col, ils se faisaient traîner pour être punis. Gesticulant dans les airs, voltigeurs de l’extrême, ils essayaient tant bien que mal de se provoquer et de voir, qui arriveraient à atteindre l’autre avant de se retrouver au coin. Puis, dans la maisonnée qui accueillait plus souvent Cesar, que sa propre maison, ils se lançaient des regards, ces sourires amusés au coin des rétines et ils se défiaient de nouveau. Cap ou pas cap. Ces conneries de petits merdeux qu’ils avaient appris à utiliser pour vivre normalement, comme des gosses de leur âge. C’était aussi une manière pour Gus, de montrer à Cesar que, si lui n’avait pas des parents des plus présents, il pouvait avoir un frère à défaut de ces cousins éloignés que personne ne voyait jamais et qu’on retrouvait dix ans plus tard, à leur mariage, pour la convenance. Il s’en était passé des évènements depuis, Gus qui lui faisait découvrir sa passion d’outre-mer, chercheurs de trésors, comme dans leur enfance finalement, deux pirates rêvant de capes et d’épée. Pour Cesar, ça avait été différent. Il avait changé à revers de son cousin, le mal et le bien, dans un pure contraste et Cesar avait pris ses aises, abusé de la gentillesse de son oncle et de sa tante, s’était pris pour le roi du monde et avait finalement fait une chute de mille étages, direct dans la gueule de l’enfer, avalé tout cru et maintenant, il était en pleine pénitence. S’il oubliait un instant ces déboires passés, il ne pouvait s’empêcher de frissonner au passé qui lui ressurgissait en pleine gueule pendant qu’il serrait son cousin dans ses bras, deux petits garçons au milieu d’une rue vidée de ses habitants, centre d’un post-apocalypse où les deux protagonistes semblaient les derniers survivants. Ouais, t’as peut-être bien raison. Que Cesar disait en lissant sa barbe hirsute du bout des doigts. Un sourire prolongeait ses traits. Toi t’as l’air d’un gendre avec ta belle gueule. Personne l’a cassée depuis que je suis partit ? Gus détenait le même bagou qu’avant, la force de l’âge en plus. Je croyais être le seul mec dans le coin. Brooklyn s’est bien vidé, j’aurais jamais pensé que je tomberais sur toi. C’était con ce genre de paroles mais il avait besoin de le dire car les coïncidences étaient denrées rares depuis quelques temps. Surtout les bonnes. Attends, t’es pas l’un de ces foutus terroristes quand même ? Il fronçait les sourcils puis éclatait de rire, un rire qui n’avait plus traversé ses lèvres depuis bien longtemps.

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Mar 7 Nov - 13:32
la même sensation qu'un matin de noël, le ventre qui se torde et l'excitation qui gagne en ampleur. le souvenirs de toutes ces fêtes partagées, de tous ces instants consumés et de toutes ces conneries faites ensemble. des silences, des absences mais également du soutien, des potins que vous vous racontiez et des missions que vous vous donniez. des deux gosses un peu gauche qui jouaient déjà aux pirates écumant les mers et de vos chemins respectifs, de vos vies parallèles et de vos sentiments réciproques. le temps qui n'étiole en rien le lien qui vous unissait déjà à l'époque et qui, dans une simple accolade, retrouve toute sa splendeur. le voir te fait oublier brooklyn, les attaques terroristes et le monde qui s'écroule autour de toi. le voir te fait prendre conscience de ta chance, de ces opportunités parfois manquées mais également de tous ces souvenirs que vous partagez aujourd'hui encore. son parfum particulier qui se rappelle à ta mémoire comme un refrain que l'on aurait jamais su oublier. votre histoire qui se joue de mille façons mais jamais de manière plus vibrante que dans le sourire que vous vous échangez quand enfin vous prenez de la distance. un compliment qui fuse, gauche et maladroit. le temps qui fait son effet, les mots qui manquent pour exprimer ce que tu ressens et son sourire qui te réconforte. ses gestes qui ne changent pas et sa voix qui a pris de la maturité. ouais, t’as peut-être bien raison. toi t’as l’air d’un gendre avec ta belle gueule. personne l’a cassée depuis que je suis parti ? un rire franc qui s'échappe de tes lèvres alors que ta main se glisse déjà dans ta tignasse parfaitement coiffée. tu souris, reprenant ton souffle coupé par l'émotion pour lui répondre d'une voix posée il n'y a jamais que toi pour être assez fort à ce jeu-là. tu t'exprimes en souriant, sans oublier les gosses que vous étiez et que tu vois renaître dans cette ruelle, un peu par hasard. parce que les coïncidences sont parfois troublantes et que la vie voulait sans doute reformer le puzzle de ton existence, ici, ce soir. je croyais être le seul mec dans le coin. brooklyn s’est bien vidée, j’aurais jamais pensé que je tomberais sur toi. c'est provisoire, tu as envie de répondre. les attaques terroristes couvrent la ville comme tout autant de nuages sombres. il ajoute rapidement attends, t’es pas l’un de ces foutus terroristes quand même ? tu ris avec lui sans prendre le temps d'une respiration pour lui répondre c'est toi qui a la barbe et les cheveux en bataille. c'est moi qui devrais te poser cette question. tu bouscules son épaule de ta main, avec gentillesse. restons pas là, je t'invite boire un verre à la maison. tu veux ? lui présenter licia, lui montrer avec fierté l'homme que tu es devenu et l'enfant que tu n'es plus.

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Dim 19 Nov - 13:50
Gus ⊹ Cesar avait bien du mal à comprendre ce qui le retenait encore à Brooklyn et au cirque. Mais étrangement, il s’y sentait comme chez lui. Lorsqu’il bourlinguait au gré des routes dans sa roulotte de fortune, il s’était attaché à l’univers simpliste des hommes et des femmes qui faisaient vivre ce spectacle ambulant. Il s’était également lié à ces animaux en cage qu’il avait cru à l’époque, malheureux et loin de se sentir libres. Et pourtant, depuis que Cesar avait pris les rênes, il le voyait, ce bonheur dans ses regards sauvages et l’affection qu’il lui accordait derrière la menace des crocs et des griffes acérés roulant sous les peaux. S’il avait libéré les fauves, il savait dès lors qu’ils seraient perdus. Ils avaient vécu toute leur vie captifs et ne connaissaient plus, cette vie loin des sentiers battus, loin de la nourriture qu’on leur apportait régulièrement et des caresses qu’on leur faisait tous les jours pour les délivrer des contusions et du poids des années. Cesar avait été à l’époque un vétérinaire qui aurait pu faire des prouesses, l’un de ceux qui aurait pu ouvrir un cabinet tout simplement pour gagner plus d’argent et peut-être s’élever au rang de ses parents. Mais il avait changé d’itinéraire, pris la tangente et avait découvert un autre monde, bien plus glorieux, sous les projecteurs. Il ne pouvait plus se détacher de cette troupe et de ses caractères invraisemblables qui partageaient sa vie. Pour ça cependant, il avait fait une croix sur une vie normale, sur les aléas des sentiments et le quotidien routinier des gens qui avaient construit sa vie. Heureusement, cette décision était souvent le résultat d’un chainon familial et Cesar savait parfaitement que Gus, avait participé à ce changement de territoire. Lui, aventurier, troubadour à sa manière, il lui avait appris à sortir des sentiers battus et à explorer de nouvelles frontières. Grâce à lui, il avait décidé de tout abandonner pour vivre d’une manière originale et sans contrainte. Ouais, j’avais du temps à tirer alors je me suis dit que ça pouvait être une activité comme une autre. Il rigolait malgré la morale peu éthique de sa réplique. Tant pis, il était trop abasourdis par cette rencontre pour jouer avec les bonnes manières et les convenances que ses parents avaient tant de fois essayé de lui inculquer. Avec grand plaisir. Surtout que je ne sais absolument pas quand nous reprendrons la route. Ce n’était pas encore dévoilé vraiment, Gus ne devait même pas savoir de quoi il parlait. A vrai dire, Cesar avait juste oublié de lui envoyer une carte postale pour lui dire qu’il avait suivit ce cirque itinérant depuis sa disparition. Etrangement, son cousin ne lui en tenait absolument pas rigueur et lui offrait même l’opportunité de retracer leur passé. Comme au bon vieux temps. Tu plonges toujours ?

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Ven 15 Déc - 14:39
chacun avait pris sa route, tracé son chemin. tu ne sais toujours pas ce qu'il fait, ni ce qu'il est devenu depuis tout ce temps. il existe un espèce de mystère grossissant et épais autour de sa disparition. par pudeur, il ne t'en a sans doute jamais parlé et toi, tu n'as jamais osé poser la question. dans votre famille, parfois, il vaux mieux ne pas trop en dire pour éviter d'avoir à trop en apprendre. les raisons qu'il évoquerait pourraient te convenir comme elles pourraient ne pas te convaincre, qui sait. tu ne veux pas avoir à choisir, tu ne veux pas avoir à comprendre. tu avais fait le choix, à l'époque, de ne surtout pas te sentir trahi par ton propre cousin. aujourd'hui, encore, tu faisais le choix de lui offrir le droit de prendre son temps pour te parler de ce qu'il faisait, de ce qu'il devenait. ouais, j’avais du temps à tirer alors je me suis dit que ça pouvait être une activité comme une autre. tu ris, avec lui. la chaleur de vos retrouvailles marque un tournant positif à cette journée plutôt tendue. tu perds de l'argent, en restant coincé à quai. tu étais bien décidé à convaincre certains de tes hommes de partir en mer dès aujourd'hui mais les autorités t'en avaient tout simplement empêché. alors croiser ton cousin relève du miracle, et de la providence. juste ce qu'il te fallait pour te sentir mieux. avec grand plaisir. surtout que je ne sais absolument pas quand nous reprendrons la route. qu'il te répond quand tu l'invites chez toi. tu ne relèves pas forcément le fait qu'il évoque plusieurs personnes, la seule chose que tu retiens c'est tu vas repartir ? comme si ça pouvait encore t'étonner. dans la famille, vous n'êtes pas les meilleurs en ce qui concerne la fidélité, non ? vous êtes des artistes, un peu. de ceux qui sillonnent les villes et les villages. pas de ceux qui s'installent, même si ton mariage pourrait affirmer tout l'inverse. tu plonges toujours ? tu souris en continuant d'avancer. c'est vrai que la dernière fois qu'il t'a vu, tu ne faisais que plonger. un peu. tu dis en tournant ton visage vers lui j'en ai fait un business aujourd'hui. tu rajoutes, fièrement. je dirige une entreprise qui compte quatre bateaux. on plonge à la recherche de trésors engloutis au quatre coins du globe. tu dis sans le quitter des yeux. vous arrivez au coin de ta rue, tu bifurques et lui indiques un bâtiment du regard. c'est par-là. tu ouvres la porte, le laisse entrer à l'intérieur du bâtiment et gravis les marches à ses côtés. en voulant ouvrir la porte, tu réalises que cette dernière est fermée. licia n'est sûrement pas à la maison. tu lui écriras un message plus tard, en attendant, tu déverrouilles ton appartement et le fais entrer en disant pas de chance, ma femme n'est pas là. toi qui te réjouissais de les faire se rencontrer.

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