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some days later /louvaï.

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Lun 18 Sep - 14:38
c’est un nouveau matin au réveil triste et au rythme habitué que tu abordes avec une moue incertaine. t’étais du genre à sourire le matin, mais ce n’est plus le cas depuis que tu t’enfonces dans les missions et dans les secrets. ton ancienne vie bien rangée te manque, tes anciennes habitudes qui n’étaient pas si mauvaises te manquent aussi et t’aimerais avoir le courage de te l’avouer. tu te lèves malgré cela, t’avales un café en une minute top chrono, tu doubles ce temps pour frotter ton corps abimé sous la douche et tu sors les cheveux encore mouillés. ta vieille voiture tient le coup, elle ronronne lorsque tu t’approches et elle arrive à te faire sourire. c’est bien la seule femme que tu vois ces derniers temps. t’es sorti du pays, t’as laissé cola à l’hôpital sans en demander plus. hier soir t’as craqué et t’as écrit quelques messages, mais votre relation n’a pas dépassé son statut actuel : le néant et l’attente éternelle à celui qui osera faire le premier pas. tu ne veux pas le faire, elle non plus. et c’est ce à quoi ressemblera votre relation pendant un certain temps encore. quant à louvea, tu ne l’as pas vu depuis quelques semaines, mais surtout depuis que vos corps se sont appréciés pendant une nuit. le lendemain avait été long, t’espérais que ça se termine dans la hâte d’un renouveau. t’as longtemps pensé que c’était la même chose pour elle. la belle blonde ne parlait plus, alors qu’elle en avait pris l’habitude. elle n’osait pas te regarder, elle baissait la tête lorsque tu faisais de même et étrangement votre relation ne s’était pas améliorée. tu pensais pouvoir en plaisanter, au départ. t’aurais aimé pouvoir le faire et casser la glace épaisse qui vous séparait ce jour-là. tu n’en as rien fait et lorsque ta vieille voiture t’emmène au bureau et que tu te rends compte que tu dois passer la journée avec elle, t’as bien du mal à appuyer sur la pédale de droite. c’est donc quasiment à reculons que t’arrives dans les grands bureaux à moitié cachés des services de sécurité intérieure. t’aimes pas passer ton badge, t’aimes pas jouer les robots pour arriver jusqu’à ce minuscule bureau qui sent la rose et la vanille. tu détestes la partie gouvernementale de ce job, mais tu ne craches pas sur tout l’argent que tu mets de côté depuis que t’as commencé. et tu ne craches pas non plus que ce que t’accomplis lorsque t’es dehors. il n’y a que lors de ces longues journées ennuyantes que tu regrettes la rue et ses dealers. tu grognes contre tous ces blancs contrôlés par les caméras et tu te frayes un passage jusqu’au bureau de louvea. tu frappes, personne ne répond. t’entres grace à ton badge – tu te souviens d’ailleurs qu’elle avait promis de te retirer les accès, à croire que la belle blonde a changé d’avis – et tu t’installes aisément sur la chaise, les pieds sur le bureau propre et trop bien rangé. tu sors ton portable, tu contemples de nouveau tes erreurs de la veille avec cola et t’attends patiemment qu’elle arrive, cette fameuse blonde de cette fameuse nuit et de cette fameuse vie.

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Mar 26 Sep - 20:22
Isaï ⊹ Bien. Juste bien. Louvea tapotait du pied sans que cela ne s’entendre. Pourtant elle portait une paire d’escarpins rouges surélevés d’immenses talons aiguilles. Le marbre lui ne répondait par aucun écho, juste un son mat et impatient pendant qu’elle se rongeait la peau d’un ongle parfaitement manucurée. Quelques compliments, rien de plus, rien de moins. Son boss était positionné comme à son accoutumé dans sa plus haute posture. Un amoncellement de dossiers s’étendait sur son bureau et il avait lu pendant plusieurs minutes insoutenables, le dossier que Louvea avait rendu après sa mission au Brésil. Mais les compliments étaient peu nombreux et le regard imperturbable. Pourtant, venant de la part du ministre, ce genre de « bien » était l’équivalent de « très beau travail », Louvea le savait et aurait dû s’en satisfaire. Pourtant à cet instant précis, elle avait besoin de plus pour contrer tout simplement la culpabilité et le secret honteux qu’elle cachait à bout de bras derrière cette mine redoutable qui avait coloré sa réputation de mille nuances de sombres. Elle espérait presque qu’il dépose cartes sur table, la toise de sa haute estime qu’il portait d’elle et ne la brise en mille morceaux d’une phrase bien placée pour lui faire remarquer qu’il savait tout et qu’elle avait fauté. Mais rien ne venait alors, d’un merci sans esquisse de bonheur, elle sortait du bureau et avançait vers le sien, avec l’angoisse palpable qui acculait ses pas et rendait chaque nouvelle traversée des bureaux, un peu plus morbides. Louvea avait honte, cette fameuse décadence qui s’amoncelait dans chacun de ses gestes et de ses paroles. Parce qu’elle prenait une pente des plus dangereuses et pas seulement avec Isaï au Brésil. Tout le temps, à n’importe quel moment. Elle avait réussi depuis toute jeune à garder la tête froide et éviter les ennuis que les hommes pouvaient lui offrir sur un plateau d’or, avec de grands sourires démoniaques. Mais il semblait que si des hommes comme Diego, impeccable de réputation, pouvait lui offrir également leur attachement, elle allait vers ceux qui pouvaient la faire couler, elle et sa carrière, elle et cet égo incroyablement bien ficelé qui lui collait au faciès telle un animal in délestable. Elle passait alors tel un fantôme devant sa stagiaire qui l’informait qu’Isaï venait de faire son apparition dans son bureau sans y avoir été invité. Ha oui, c’est vrai. Elle aurait presque oublié qu’elle devait changer les codes d’entrée et c’était comme si elle se rendait au bucher qu’elle faisait cliqueter son badge sur la plaque électrique et entrait finalement dans la fosse aux lions, celle qui lui avait semblé pourtant si captivante à l’époque. Il était là, assis sur la chaise de velours, triturant de ses mains son téléphone, ses chaussures nonchalamment posées sur le marbre du mobilier. Elle les dégageait d’un geste de main et venait se positionner face à lui, pause lassée, main se frottant le front, le regard déjà fermé, impossible de le regarder plus longtemps. Tu m’excuseras mais je suis fatiguée et j’avais oublié cette longue journée avec toi. Quand ce n’était absolument pas son habitude. Si son agenda recueillait le palmarès du comblé, elle connaissait chaque rendez-vous par cœur des jours auparavant. J’ai transmis le rapport. On a carte blanche pour continuer. Louvea n’était pas glaciale ni hautaine comme à son habitude avec lui. Juste désespérée… 

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Ven 29 Sep - 9:42
les pieds sur le bureau, tu fais glisser les nouvelles sur ton portable. tu oscilles entre les informations et quelques commentaires inutiles sur facebook. ce n’est pas vraiment intéressant, mais ça permet de te faire passer le temps en attendant la jolie blonde de tes nuits passées qui ne devrait plus tarder. t’entends d’ailleurs ses talons qui claquent dans le couloir, jusqu’à ce qu’elle ouvre la porte en vitesse. tu ne bouges pas, si ce n’est tes yeux qui dérogent à ton portable pour retrouver son visage. ça fait un moment que tu ne l’as pas vu. t’étais en déplacement, elle était occupée pour la mission. et là, c’est tous les souvenirs de votre nuit agitée qui te reviennent en tête. ça brûle tes yeux et ça t’oblige à la voir nue sans que pourtant elle le soit. t’avales ta salive, tu te concentres. tu ne veux pas qu’elle s’imagine que t’y repenses, même si votre premier échange de regard mélange passé, gêne et envie. tu le sais bien. tu m’excuseras mais je suis fatiguée et j’avais oublié cette longue journée avec toi. tu hausses les sourcils, finalement peu certain de ce que tu pensais. louvea regrette peut-être. elle a une vie, à côté. et tu sais bien que tu n’as jamais été compris dedans jusqu’à l’autre soir. vous n’étiez que collègues, vous avez quand même compliqué un peu les choses aujourd’hui. tu retires tes pieds lorsqu’elle porte ses dossiers, et tu t’avances pour être presque trop sage. j’ai transmis le rapport. on a carte blanche pour continuer. tu ne peux pas t’empêcher de rire, pensant qu’elle a rapporté ce qu’il s’est passé entre vous cette nuit-là et qu’on lui accorde le loisir de pouvoir continuer. tu ne le caches pas, ce rire. tu le joues même avec plaisir. tes yeux se redressent sur son visage, tu t’approches de tes coudes sur le bureau. je ne pensais pas que tu voulais ‘continuer’ .. ? et tu ris de nouveau, t’adossant dans le siège comme s’il t’appartenait. ton attitude va sûrement la faire râler et ta façon de s’approprier son bureau aussi. mais c’était bien trop tentant d’attraper la perche qu’elle te tendait avec envie.

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Dim 8 Oct - 19:18
Isaï ⊹ Les grands yeux mutins d’Isaï colonisaient l’assurance qu’elle montrait dans sa démarche et la cadence de ses paroles. Fatiguée déjà, par la suite des évènements, elle s’imaginait, bâillonnée sur un bucher en train de brûler pour trahison instantanée à sa foi et à tous les idéaux qu’avaient requis ses parents dans cette vie sans entrave. Pure protestante, condamnée à retravailler le catholicisme par tous ces moyens, elle avait toujours eu l’habitude d’aller à l’église et de se prosterner devant une autorité dont elle ne s’était jamais interrogé sur l’existence. Aujourd’hui, elle avait l’envie de retourner dans une église. De frôler de ses pas de lynx, les carrés froids du sol et de sentir quelque chose de plus grands qui viendrait apaiser finalement, ses peurs et ses doutes. C’était facile après tout. Il suffisait d’aller se cacher dans le parloir et d’exhiber ses pêchés pour qu’elle soit totalement pardonnée. Lavée qu’on disait, complètement de cette glue maudite qui rongeait les peaux de tous les manants qui avaient un jour fauté. Mais c’était beaucoup trop simple pour elle. La simple idée de parler de ce genre de problèmes n’était pas la solution. Elle n’arrivait pas à croire que quelque chose d’aussi magnanime pourrait la délivrer de ces redoutables moments qu’elle avait emmagasinés dans sa mémoire. Alors elle observait patiemment Isaï qui se pavanait devant elle, se dandinait sur le cuir galbé du fauteuil pour la désarçonner un peu plus. Mais elle ne voulait pas faillir et continuait à le fixer, de manière périlleuse malgré tout… Dis donc, je vois que ton humour n’a pas pris une ride. Il s’esclaffait devant elle, fier de ses jeux de mots et de cet humour déplacé dans l’antre de son propre travail et mode de vie. Elle jetait de nouveau un œil aux caméras de surveillance. Elle aurait sûrement dû les éteindre mais récemment, et pour une amie, elle avait déjà dû effectuer cette opération. Une fois de plus devenait très suspect malgré les pôts de vins qu’elle pouvait faire passer. Dis moi Isaï, il y a une fille dans ta vie non ? Et tu aimerais finir cette mission sans qu’on se fasse achever ? Elle éructait un sourire condescendant. Evidement qu’elle avait un dossier gros comme le livre de toute une vie sur le moindre détail de son existence et de ses contacts les plus proches. Elle essayait par tous les moyens de le mettre mal à l’aise. Ainsi, elle était presque sûre qu’il la laisserait tranquille jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau les idées claires. A vrai dire à l’instant, c’était les lèvres de l’homme qui l’attiraient. Cette manière bien à lui de lui rentrer dedans, de lui montrer que son monde n’avait pas de sens. Un désir violent qu’elle répudiait …

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Lun 23 Oct - 17:39
assis dans son fauteuil de princesse et parfaitement bien installé, tu n’as aucune envie de travailler. non pas parce que ça ne t’intéresse pas, mais plutôt parce que tu n’es pas de cette humeur. depuis que t’as commencé à gagner ta vie, t’es partisan de bosser quand on le désire tant que le travail est fourni. de nuit, de jour, le week-end ou la semaine – peu importe. mais travailler lorsqu’on n’en a pas envie ou qu’on ne le veut pas, ça n’a jamais été bénéfique pour personne. tu profites donc de ces croyances pour l’afficher ouvertement devant louvea, gardant un regard doux et un large sourire sur tes plaisanteries et tes commentaires parfaitement déplacés. tu sais que louvea n’est pas la première fan de ton humour, mais tu sais aussi que t’es monté dans son estime par les cris qu’elle a laissé sortir des draps. cette pensée te fait rire, mais elle ne partage pas cette émotion. elle se retient, tu pourrais en mettre ta main à couper. dis donc, je vois que ton humour n’a pas pris une ride. tu hoches la tête, ravi et fier. en même temps, ça ne fait que quelques jours .. tu lances, pour lui rappeler les frissons qu’elle portait sur sa peau porcelaine. ce n’est pas loin, le souvenir. et tu feras tout pour qu’elle ne l’oublie pas. face à toi, elle change de ton. elle change d’affirmation. la belle blonde s’impose et cherche tes failles. toi, tu restes droit. tu ne vacilles pas. dis moi isaï, il y a une fille dans ta vie non ? et tu aimerais finir cette mission sans qu’on se fasse achever ? elle demande donc, sans que tu ne comprennes bien où elle veut en venir. t’avales ta salive, tu hausses les épaules. t’as perdu ton sourire, d’un coup. t’as le don de gâcher mon plaisir. tu lances, faisant à présent la moue. elle n’a rien gâché du tout pourtant, l’autre fois. c’est quoi le rapport ? tu ajoutes, voulant comprendre ce qu’elle veut dire. il te manque un pion, il te manque une information et tu comptes bien l’avoir. louvea se cache derrière quelque chose, elle en fait sa force. tu veux une force, toi aussi. une autre que ses cris passés par tes gestes.

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Sam 4 Nov - 15:03
Isaï ⊹ On aurait dit une guerre bien ficelée. Louvea, sur le champ de bataille, arme aux poings, faisait face à un Isaï redoutable, faisant preuve d’adresse et d’habilité dans chaque cas de figure, tentant désespérément de lui faire ressentir ce qu’elle avait consciemment omis au fond de son esprit. Elle aurait pu lever un glaive, une épée ou une hache que la différence n’en aurait pas été pour le moindre convainquant. Depuis leur toute première rencontre, dans le huit clos confiné d’une voiture qui filait sur les routes brésiliennes, ils avaient su faire preuve d’une rivalité tranchante dont seule la souplesse de la parole arrivait à ricocher sur la surface lisse et impénétrable de l’adversaire. Aujourd’hui encore, alors que Louvea aurait se remettre au travail pour oublier un tant soit peu l’aversion qu’elle avait envers ses souvenirs, lui, prenait note de son malaise et entamait de nouveau les festivités, les ramenant dans la violence sanguinaire d’une quête qui s’avérait déjà perdue d’avance. Des mois ou des jours ça ne change rien. Je ne suis pas là pour faire état d’âme sur des erreurs commises dans l’humidité suave d’un bordel brésilien. Je te remercie. Qu’elle priait en levant les yeux au ciel, essayant d’éviter le sien, rougeoyant, la ramenant à des étreintes éphémères mais fiévreuses qui la laissaient divaguer certaines fois, avec un sourire impure et loin d’égaler ce qu’elle avait pu ressentir ce soir là. Grave erreur, elle s’était faite avoir comme une débutante et malheureusement, elle ne pouvait pas revenir en arrière. Au final Louve, ce n’était pas le simple fait d’avoir couché avec lui qui la désarçonnait mais bien plus, l’idée que le bruit ne s’infiltre dans les couleurs pervers de la Défense et qu’elle perde toute crédibilité voire même, le dossier de l’affaire. Ou de l’accroître. Un rictus mauvais se dessinait sur ses lèvres essayant de jouer avec les mêmes vices qu’il lui avait collés sous le nez mais ce qui était sûr, c’était qu’Isaï détenait de plus grande arme qu’elle en ayant pas sa carrière, à protéger de toutes urgences. Un seul pas de travers et c’était le drame assuré et elle lui ferait payer cher. Et bien… Si tu oublies ce qu’il s’est passé, elle ne sera pas au courant, c’est tout. Louvea essayait de trouver une issue de secours et si elle ne semblait pas d’une grande loyauté, elle pouvait toujours se profiler dans les interstices sinueux du chantage qu’elle maîtrisait parfaitement. Ici pourtant, on avait presque l’impression qu’elle soudoyait plutôt qu’elle ne contrôlait, l’esprit un temps, perdu dans les ramages de ses caresses époustouflantes de beauté. J’aimerais que tu ne dises rien s’il te plaît. A personne. Voilà enfin une vérité qu’elle proférait sur un ton de murmure qui lui était que peu familier.

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Mer 8 Nov - 17:34
tu tentes de la faire tomber, tu l’attrapes dans un filet. tu l’énerves pour qu’elle craque, tu la pousses à bout pour que tes bras soient son unique solution. tu ne sais pas où tu vas, elle ne fait qu’enticher tes volontés et tes émotions. elle t’attire, elle aussi. a sa façon. des mois ou des jours ça ne change rien. je ne suis pas là pour faire état d’âme sur des erreurs commises dans l’humidité suave d’un bordel brésilien. je te remercie. tu pouffes, elle joue sur les mots et sur ce qu’il s’est passé. mais elle criait bien plus fort lorsqu’elle était contre ta peau et les draps chauds. ou de l’accroître. qu’elle lance, avec un sourire. tu le partages, préférant cette louve amusée que celle qui cherche à tout prix à devenir celle qu’elle n’est pas. la blonde se cache derrière bien trop de barrière, et t’aimes les abattre les unes après les autres. t’aimes lui prouver que tomber dans les bras d’un homme de la rue dans un appartement miteux peut très bien lui convenir, même si elle joue les princesses dès qu’elle en a l’occasion. ton sourire s’efface rapidement, comme le sien se confond avec l’image de cola. elle s’intéresse, elle réfléchit et elle te menace. et bien… si tu oublies ce qu’il s’est passé, elle ne sera pas au courant, c’est tout. tu ne peux t’empêcher de grogner, tout comme tu ne manques pas d’envie de rire. louvea tente le tout pour le tout, espérant que personne ne sache ce qu’il s’est passé entre vous. tu te lèves, tu t’approches d’elle et tu la gênes par ta présence. tu le fais exprès, convaincu que tu peux la faire craquer de nouveau. convaincu à lui prouver que t’as toujours cette même emprise sur elle. j’aimerais que tu ne dises rien s’il te plaît. a personne. s’il te plait, donc ? elle arrête les menaces, elle tente juste la gentillesse. trop tard, louvea. tu viens de tomber seule dans la gueule du loup. tu souris, content de voir que t’as l’avantage. tu prends sa main, tu joues avec. tu passes sur ses lignes de vie, tu remarques qu’elle se coupe tôt. presque trop. pourquoi tu ne te contentes pas d’amettre que t’as eu un bon moment, que tu meurs d’envie de recommencer .. ? parce que si ce n’est que ça, promis .. je ne le répèterai pas. et tu souris d’avantage, une main sur ses hanches et la serrant d’un coup contre toi. tes lèvres s’approchent des siennes dangereusement. tu retrouves un rapide goût de liberté.

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Mer 15 Nov - 18:35
Isaï ⊹ Il n’allait pas dresser le drapeau blanc au milieu de cette guerre de mots, bataille de jubilation entre deux égoïstes de première classe. Et la sauvagerie qu’ils aimaient chacun à leur manière était la première esquisse d’un nouveau consentement mutuel, d’un nouveau désir ravivé, celui des souvenirs, sensualité bestiale dérivée dans une case de la mémoire et qui ressurgissait de nouveau. Encore un peu plus et elle s’en serait mordu la lèvre inférieure à sang pour retenir cette accablante vérité qui menaçait de la priver de tout bon sens. Une nouvelle fois. Louvea était une femme adulée et plus que ça, si elle payait pour une aventure d’un soir sans conséquent, elle se méfiait bien plus de ceux qu’elle ne contrôlait pas avec son argent. Eux étaient dangereux, les pires sangsues qui à tout moment, pouvaient aspirer tout bonheur alentour pour venir lui foutre un beau chantage sous le nez. D’ailleurs, elle se disait déjà qu’avec leurs regards essoufflés et ces manières égarées de se dévorer à bout portant, elle allait devoir payer le bureau de sécurité ou dérober les enregistrements avant que les images ne finissent entre les mains d’une personne mal avisée. Et on le savait tous. Dans cet antre du mal, politiques et milices, tous étaient déjà bien désaxés et pourris jusqu’à la moelle. Au final, ils conquéraient les sommets pour instaurer le paradis lorsque derrière, les seules portes qu’on leur offrirait seraient celle de l’enfer, flammes et supplices pour seuls accueils de vie après la mort. Il s’avançait alors vers elle et imperceptiblement, elle reculait d’un pas, son talon se prenant dans le tapis provenant d’un pays arabe pour se retrouver piégée dans ses bras, son étreinte sulfureuse pour seule retenue, ses lèvres proches des siennes, ce regard opalin qui ne la quittait plus, lui offrant le supplice et le damne en un instant. Putain ce qu’il était beau. Tu ne sais pas dans quoi tu t’aventures Isaï… Parce qu’elle le savait elle ? Peut-être plus qu’elle n’aurait dû. C’était pourquoi, elle contenait ce trop plein d’envies qu’elle avait de se laisser submerger. Pourtant, elle en mourrait d’envie, de se faire prendre ici et maintenant, sur ce bureau trop bien rangé, faire envoler la paperasse, l’ordinateur portable et toutes les dérives de son organisation contrastée. Tu as raison. J’en ai envie. Elle prônait l’honnêteté mais savait que ça pouvait la perdre. Etrangement, elle pensait à Diego, à ce baiser volé sur le ponton d’un bateau et finalement, elle voyait le mal face à elle, le contraire parfait de ce que le prince charmant d’un temps avait pu lui offrir. Voilà pourquoi elle ne pourrait jamais se fondre dans une vraie relation avec quelqu’un de bien. Louvea était depuis toujours, attirée par le malsain et l’indécence. Preuve en était, elle passait ses mains sur la chemise de l’homme et déboutonnait quelques boutons sans même s’apercevoir de son geste incontrôlé. Sa lèvre inférieure mordue presque à sang, ses ongles crissaient contre la peau ébène.

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